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Économie : Ciment

Elle produira 1 million de tonnes de ciment par an. La société West african cement (WACEM-sa) va, dans quelques jours, procéder à la pose de la première pierre de la future cimenterie intégrée du Mali. Rappelons que le gouvernementa signé en décembre dernier, une


convention d’établissement avec WACEM, représentée par son Président directeur général Prasad Motaparti. Plus de vingt propositions d’exploitation avaient été faites au gouvernement et seule celle de WACEM-sa répondait aux exigences du code minier.

C’est en juin 2004 que la West african cement a décidé de s’installer dans notre pays. L’autorisation d’exploitation lui a été accordée par l’arrêté n° 05-2280/MMEE-SG du 29 septembre 2005 pour une période de 10 ans. Dans un premier temps, la société avait décidé d’installer une usine intégrée de production de ciment d’une capacité initiale de 600.000 tonnes par an pour une période de 30 ans. Suite à plusieurs consultations interministérielles, WACEM va désormais produire un million de tonnes de ciment par an dans notre pays à travers sa filiale DIAMOND Cement.

WACEM-sa capitalise une solide expérience en matière de fabrication de ciment en Inde et en Afrique notamment au Togo, au Ghana et au Burkina Faso. Dans notre pays, elle a effectué avec succès les recherches exploratoires sur le site d’Astro à Gangontérie (région de Kayes).

Ces opérations ont coûté 1,450 milliard de Fcfa. La matière première sur ce site est estimée à 67 millions de tonnes de calcaire auxquelles il faut ajouter 11 millions de tonnes de marbre. Notre pays dispose également d’un gisement de calcaire de 45 millions de tonnes à Hombori dans la région de Gao.

L’existence d’importants gisements de matières premières (calcaire, argile, marbre, sable, etc.), est certainement le premier des atouts dont dispose le Mali pour la création d’une industrie du ciment.

Le projet de convention prévoyait que l’État, le secteur privé et l’actionnariat populaire malien obtiennent chacun des parts dans le capital social. Autre atout : les connaissances disponibles sur les réserves sont fiables en ce sens qu’elles permettent d’avoir un ordre de grandeur de l’importance des ressources et réserves de matières premières


80 000 Fcfa/la tonne.

Le coût prévisionnel du projet est estimé à 66 milliards de Fcfa environ. La production prévisionnelle de ciment sera de 800 000 tonnes la première année, 900 000 tonnes la deuxième année et 1 millions tonnes de la troisième à la dixième année. Selon les projections financières, le prix de vente est de 80 000 Fcfa/la tonne. Le chronogramme de mise en oeuvre dont le respect sera suivi par un comité, prévoit l’installation de l’usine en 36 mois soit 3 ans.

Le projet permettra la création de 250 emplois directs et d’au moins 1000 emplois indirects. La présente usine bénéficiera de l’existence d’un marché national et sous-régional en expansion, d’une main-d’œuvre qualifiée et bon marché, de ressources humaines qualifiées et compétentes pour tous les travaux de recherche et d’exploitation minière, de l’existence de la voie ferrée Dakar–Niger et de la route bitumée Kayes–Bamako. Par ailleurs, la cimenterie favorisera la réalisation d’infrastructures routières, immobilières et autres.

La cimenterie consacrera le début de la diversification des activités du secteur minier, l’industrie minière ne reposant actuellement que sur l’exploitation de l’or. La première expérience du Mali en matière de production de ciment date de 1969 avec la création de la Société des ciments du Mali (SOCIMA), devenue par la suite IMACO-SA.

Depuis la fermeture de cette dernière en 1997, le Mali dépend entièrement des pays de la sous-région pour son approvisionnement en ciment. Ces importations proviennent du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Togo et du Burkina Faso. La capacité totale installée dans ces 4 pays est de l’ordre de 8,5 millions de tonnes par an.

Le problème récurrent de l’approvisionnement du pays en ciment à un coût accessible, depuis la fermeture de la cimenterie de Diamou en 1997, s’est exacerbé avec la hausse des prix des hydrocarbures et la crise politique ivoirienne.

Entre autres conséquences, de cette situation, on peut citer le prix très élevé du ciment (140 000 Fcfa la tonne), une longue chaîne d’approvisionnement et par conséquent un mauvais réseau de distribution auxquels s’ajoutent une sortie importante de devises estimée à environ 100 milliards de Fcfa par an pour l’importation de 1 million de tonnes de ciment par an et une absence de valeur ajoutée au niveau local.

L’absence d’unité de production de ciment au Mali est suppléée par les entreprises importatrices qui réalisent des profits substantiels.

Les autres investisseurs désireux de réaliser une cimenterie au Mali et n’ayant pas encore effectué de recherches minières approfondies, seront orientés sur les autres gisements dont les rapports d’études préliminaires exploratoires sont disponibles à la direction nationale de la géologie et des mines.

F. MAïGA

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WACEM-SA, une multinationale du ciment

La société West african cement (WACEM-sa), basée en Inde, a débuté ses activités en Afrique en 1996, à la suite du rachat des actifs de Ciment de l’Afrique de l’Ouest (CIMAO), située à Tabligho, à 80 km de Lomé au Togo.

Elle produit du clinker et du ciment. Prasad Motaparti, ingénieur métallurgiste, de nationalité indienne, est l’un des promoteurs et actionnaires majoritaires du groupe WACEM-sa. A ce titre, il en est Président directeur général.

Les autres sociétés du Groupe évoluant dans divers domaines sont : Tema steel company - Ltd du Ghana , spécialisée dans la fabrication de billettes à partir de la ferraille ; Amexfield-Togo Stell- Sarl, spécialisée dans la fabrication de produits d’acier pour les industries de construction et d’ingénierie ; Fortia cement-sa (Togo), unité de production d’une capacité de 600.000 tonnes par an ; Diamond cement Ghana, unité de broyage de ciment d’une capacité de 1.000.000 tonnes par an ; Diamond cement Burkina, unité de broyage de ciment à Ouagadougou, d’une capacité de 250.000 tonnes par an ; Togo rail-sa qui exploite une ligne ferroviaire de 500 km sur le territoire togolais ; Martopearl alloys Ltd et Duccan Alloys, deux fonderies implantées en Inde.

F. M.

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Marché agricole : Légèrement à la hausse

La période d’observation du 29 janvier au 04 février 2009 se caractèrise par une tendance légèrement à la hausse des prix au producteur du sorgho et du riz local gambiaka et par une relative stabilité de ceux du mil et du maïs.

S’agissant des prix de gros à la vente, ils sont globalement stables sur tous les marchés, exceptés Bamako où le mil et le sorgho affichent des hausses. Pour ce qui concerne les prix au consommateur, ils restent dans l’ensemble stables sur les marchés suivis par l’OMA.

Au cours de la période, sur les marchés ruraux, les prix ont oscillé dans les fourchettes de 100 Fcfa le kilo pour le mil à Sirakrola et Diéma et 150 le kilo à Djénné ; 100 Fcfa le kilo pour le sorgho à Diéma et 146 à Nara ; 115 F le kilo pour le maïs à Koury et Loulouni et 125 F le kilo à Koutiala, 265 F le kilo pour le riz local Gambiaka à Sokolo et 290 F le kilo à Niono.
Dans les capitales régionales, les prix pratiqués par les détaillants ont été à : Kayes centre de : 200 Fcfa le kilo pour le mil, sorgho maïs, 300 pour les mil, sorgho, maïs pilés et le niébé, 400 pour les riz BB et RM40 importés, 425 pour le riz local Gambiaka, 500 pour le fonio et 550 pour le riz étuvé blanc ;


Koulikoro ba de :
140 Fcfa le kilo pour le sorgho, 150 pour le mil, 175 pour le maïs, 225 pour le mil, sorgho et maïs pilés, 300 pour le niébé, 350 pour le riz local Gambiaka, 375 pour le riz RM40 importé, 450 pour le fonio et 550 pour le riz étuvé rouge ;


Sikasso centre de :
140 Fcfa le kilo pour le sorgho, 150 pour le mil, 175 pour le maïs, 225 pour le maïs pilé, 250 pour le mil pilé, 300 pour le niébé et le riz étuvé blanc, 350 pour le riz local Gambiaka, 375 pour le riz RM40 importé et 400 pour le fonio ;

Tombouctou de : 170 Fcfa le kilo pour le sorgho et le maïs, 185 pour le mil, 290 pour le riz RM40 importé, 320 pour les riz étuvés blanc, rouge et local BG, 325 pour le niébé et 615 le fonio.

Dans le District de Bamako, les prix à la consommation, couramment pratiqués, ont été, dans l’ensemble, stables. Ils ont été de 175 Fcfa le kilo pour les mil, sorgho, maïs, 225 pour les mil, sorgho, maïs pilés, 300 pour le niébé, 375 pour le RM40 importé et local Gambiaka, 450 pour le fonio et 550 le kilo pour les riz étuvé rouge et BB importé parfumé.

Sur le marché de Bamako Médine, les consommateurs ont acheté l’échlote fraîche (Djabadew kènè) pour 200 Fcfa le kilo, l’échalote séchée (Djaba fôlôfôlô) pour 1000, l’échalote séchée (Djaba Kuruni) pour 1 200 et l’échalote séchée (Djaba djalani) pour 1500.

Sur le marché de Diré, les consommateurs ont, à l’instar de la semaine dernière, acheté le blé à 219 Fcfa le kilo.

A kayes, les grossistes ont vendu le sac de 100 kg à 16 000 F pour le sorgho blanc, 16 500 pour le maïs jaune et le mil, 35 000 F pour les riz RM40 et 34 000 pour le riz BB importé.

Dans la capitale, le sac 100 kg a coûté 15 500 pour le maïs jaune, 13 750 à 14 000 pour le sorgho, 14 500 à 15 000 pour le mil, 34 000 pour les riz RM40 thaïlandais et vietnamiens, 32 500 le riz local gambiaka et enfin 52 500 le sac de 100 kg pour le riz BB importé parfumé thaïlandais.
Les niveaux de prix des céréales séches, des riz locaux et importés sont non seulement supérieurs à ceux pratiqués en 2008 à la même période, mais aussi aux prix moyens des cinq dernières années.

Au niveau de la sous-région, les prix au détail pratiqués, ont évolué de la manière suivante :

175 Fcfa le kilo pour le mil à à Bamako Niaréla, 188 à Ouagadougou Sankaryaré et 333 à Conakry Madina ;

160 Fcfa le kilo pour le sorgho à Ouagadougou, Sankaryara, 175 à Bamako Niaréla, 200 à Dakar Tilène et 410 à Conakry Madina ;
148 Fcfa le kilo le maïs à Ouagadougou Sankaryaré, 175 à Bamako Niaréla et 410 à Conakry Madina ;

359 Fcfa le kilo pour le riz RM40 importé à Conakry Madina, 375 à Bamako Niaréla, 450 à Dakar Tilène et 500 à Ouagadougou Sankaryaré.

Source OMA

Essor du 11 Février 2009

 

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