Le Mali
Institutions
Coopération
Education
Art & Culture
Tourisme
Presse
Urbanisme
Horoscope
Météo
Formation
Editorial
Liens



 
  Zénith-Balé
Alea jacta est !

Autrement dit, le sort en est jeté ! Huit candidats sont désormais dans l’arène politique parée de tous ses atouts pour donner à l’événement son véritable éclat. L’entrée des gladiateurs sur l’aire de combat n’a souffert d’aucune contestation car le grand arbitre - la Cour constitutionnelle - en a bien déterminé l’ordre et les règles.

Pour la première fois, une femme ose s’aventurer dans cette arène pour titans, défrayant et la chronique et les pronostics. D’aucuns pensent que c’est bien pour la démocratie de notre pays alors que d’autres s’en gaussent, considérant que c’est une grosse farce pour laver les yeux de la gent féminine, aujourd’hui très prompte à tout voir et à tout contester.

Mais avant le jour J et l’heure H, il faut faire le tour des quatre coins de cette arène, grande de 1 200 000 km2 avec ses huit régions en plus de la capitale. Non seulement il faut avoir du souffle -et des finances bien sûr !- mais évidemment, il faut aussi savoir capter l’attention des foules, voire accrocher les fans à travers des discours qui dépassent la langue de bois et les généralités. Ah, les discours de la campagne électorale, nous sommes pressés de les entendre pour savoir qui dit quoi, qui le dit comment et pourquoi ?

C’est vrai que ventre qui a faim n’a point d’oreille, mais les populations accueilleront tous les candidats, les écoutant parfois sans les entendre car la campagne électorale c’est aussi le folklore et l’animation avec son cortège de profiteurs qui y voient un véritable marché. Les mêmes publics accueillent les mêmes postulants, dansent pour eux, les applaudissent à tout rompre sans même comprendre leurs messages, l’essentiel étant de banquer sérieusement lorsque l’on veut un bon meeting.

Les « campagneurs » professionnels sont en train de se lécher les babines pour se faire les poches et la panse car il y aura à garder, à boire et à manger. Sans compter les incontournables tee-shirts distribués au rythme d’en-veux-tu-en-voilà pour finalement servir de sous-vêtement ou de pyjama. N’est-ce pas là un détournement d’objectif ?

En réalité, une campagne électorale coûte cher pour le candidat et l’on se demande bien pourquoi s’engager à se saigner autant si l’on ne vise qu’une chose et une seule : servir la nation ? Allez savoir que ça devient finalement un véritable investissement et tous les moyens restent applicables pour se récupérer. On renie l’opposition, on oublie le pilonnage du vainqueur, on oublie son programme et autre pour devenir le premier souteneur de celui hier honni. Oh, l’odeur des sous, mais ah, ces politiques !

05 avril 2007.

 

Dans la même rubrique :


© 1999-2017 - Afribone Mali SA - Tous droits réservés