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ATT : Le président le plus glorieux


Att a eu l’honneur de parachever la révolution de mars 91. Ensuite il a réussi une transition citée en exemple avant de remettre le pouvoir aux civils. C’est alors qu’il s’est consacré à l’humanitaire à travers son pays et l’extérieur.

Le 26 mars est une gloire qui, pour la génération montante, a valeur d’indépendance et de libération. En tout cas, le 26 mars est logé dans les cœurs aujourd’hui autant que le 19 novembre l’était pour les libérateurs sous Moussa et le 22 septembre pour les indépendantistes sous Modibo.

Il n’en demeure pas moins que chaque courant politique ait plus de respect et de considération pour l’événement marquant sa suprématie. Cependant, il a fallu que les indépendantistes s’affaissent sous le poids de leurs erreurs pour consacrer la gloire des libérateurs avant que ces derniers ne s’inclinent, par leur faute, devant les démocrates.

De Modibo Kéïta, les Maliens retiendront un patriote auréolé de gloire et d’honneur. Sans fortune en raison de l’option socialiste et du nationalisme à l’époque. Avec Moussa Traoré naîtra la classe des Présidents avec tous les honneurs, la gloire et la fortune. Alpha ne fera pas exception. Quant à Att, patriote, il a tout : gloire, honneur et fortune. Qu’est-ce qui le retient donc sur la scène politique ?

D’abord la classe politique et la société civile. Att est un facteur de rassemblement, de paix et de progrès. Idole des foules, tout le monde se reconnaît en lui à travers le 26 mars d’une part et son sens élevé de la tolérance et du respect envers le Général Moussa Traoré et les anciens dignitaires.

Même les insurgés restent des Maliens pour Att. Et les opposants - ses détracteurs - conservent leur place dans le gouvernement. Peut-on en dire des autres Chefs d’Etat dont on sait le traitement qu’ils ont infligé aux adversaires politiques sinon à leurs compatriotes.

Fily Dabo Sissoko et Hamadoun Dicko sont morts sous la barbarie de Moussa Traoré et ses compagnons qui ont rendu l’âme sous le même Moussa Traoré. Alpha quant à lui gardera en prison ses opposants pour aller aux élections contre un candidat insignifiant et racheté. Ces prisonniers se nomment Almamy Sylla, Seydou Badian Kouyaté, Me Mountaga Tall, Colonel Youssouf Traoré ...

Rassembleur, ATT est l’homme du consensus en ce sens que c’est autour de lui que ce concept a pu réussir au Mali. Au moment où les partis se disloquaient à l’interne, certains connaissant plusieurs dissidences, ATT a pu les rassembler autour d’une seule VISION POUR LE MALI. Il vient d’amorcer le dernier virage avec une quarantaine de partis politiques et une multitude d’associations de soutien. Mieux, les populations viennent de l’honorer d’une gloire inédite.

En effet, chaque fois que la présidentielle a été organisée entre des candidats, il y a eu deux phases. En 1992, le second tour a opposé Alpha et Tiéoulé. En 1997, il y a eu une phase annulée et une autre de façade. En 2002, le second tour a opposé ATT et Soumaila Cissé. Cette année, ATT, jusqu’à preuve du contraire, fera de la présidentielle une seule bouchée. Ce qui est le fruit de ses qualités de rassembleur et d’homme de paix, mais aussi et surtout la résultante d’un bilan largement positif.

ATT reste ? Oui, car il symbolise le progrès dans un pays où les chantiers à construire sont multiples. Et le général patriote en a fortement conscience.

Mamadou DABO

21 mai 2007.

 

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