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  Zénith-Balé
Course pour l’Assemblée nationale : Le difficile choix des hommes

Notre pays vivra bientôt au rythme de la campagne pour l’élection des députés à l’Assemblée nationale. Ces élections continuent toujours de susciter beaucoup d’enthousiasme aussi bien chez les éventuels candidats que chez la grande majorité des électeurs. Les raisons sont selon.

Pour bien de gens, la politique n’est ni plus ni moins qu’un moyen de réussir vite dans la vie tout en brûlant les étapes les plus dures. C’est ce qui fait qu’aujourd’hui, les mairies, les conseils de cercle, les assemblées régionales et surtout l’Assemblée nationale font l’objet d’une réelle convoitise de la part de citoyens de tous genres. Or, loin de nous une quelconque intention de nuire aux futurs candidats, pour faire de la politique il faut des idées, un programme et même un idéal que l’on cherche à atteindre. Cela est d’autant plus important qu’il confère au candidat une certaine respectabilité aux yeux des populations.

La loi électorale malienne est assez clémente car elle ne prévoit pas beaucoup d’exigences et c’est pourquoi d’ailleurs, il n’est pas étonnant de rencontrer des honorables qui ne savent ni lire ni écrire. La démocratie évolue avec le monde, et les textes qui soutiennent cette démocratie ne doivent pas rester en marge de cette évolution pour ne pas tomber dans l’anachronisme politique. Il est inconcevable au 21eme siècle de constater des analphabètes législateurs. Cela ne se comprend guère du moment que les travaux de législation se font dans la langue officielle qu’est le français.

Pour le scrutin de juillet prochain, près de 1.400 candidatures convoitent les 147 postes de députés siégeant à Bagadadji. Ces 1.400 candidatures sont ainsi réparties : 278 listes propres ont été présentées par les partis politiques car leur objectif essentiel demeure la conquête du pouvoir et son exercice. Ensuite viennent les candidatures indépendantes avec 132 listes. Ce nombre est le fruit de défections enregistrées dans les formations politiques et surtout de citoyens décidés à participer personnellement à la gestion de la chose commune. Enfin viennent les regroupements de partis politiques avec 125 listes présentées.

Ceux qui bénéficieront de la confiance du peuple malien doivent désormais être capables de lire entre les lignes d’un texte. Et les honorables doivent penser dès la prochaine mandature à mettre des garde-fous à ce niveau.

Diakaridia YOSSI

1er juin 2007.

 

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