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Communales 2016 : Calme dans le Sud, tensions au Nord

Les élections communales se sont déroulées aujourd’hui comme souhaité par le gouvernement et les partenaires techniques et financiers. A Bamako comme dans la plupart des régions du Sud, elle ses sont bien déroulées tandis qu’au Nord, elles ont occasionné de vives tensions.


Comme on pouvait s’y attendre, les communales de 2016 se sont déroulées dans le désordre total. Excepté les régions de Ségou, Kayes, Sikasso, Koulikoro et une partie de Mopti ; elles se sont déroulées dans des difficultés et ont souvent même occasionné des tensions.

Comme promis par certains groupes signataires de l’accord membres de la CMA, l’élection n’a pas pu se dérouler dans une vingtaine de communes dans les régions de Tombouctou, Gao et Mopti. Des groupes ont cassé et brûlé les matériels électoraux. Dans certaines communes le scrutin a été annulé par peur mais aussi pour éviter des affrontements.

Pas d’élection à Kidal, le drapeau du Mali brûlé par la population
A Kidal, la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) a empêché le déroulement du scrutin. Elle a mobilisé ses troupes dans toutes la région pour empêcher les populations d’aller choisir les maires. D’autres personnes ont même manifesté dans la ville pour contester ces élections en brûlant le drapeau malien. « Le matin, lorsque j’ai décidé d’aller voter, mes parents m’ont conseillé de rester à la maison parce que les hommes armés menaçaient de tuer celui ou celle qui voulait voter », a expliqué un Kidalois.
Le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Mamadou Diamoutani confirme ces propos et précise : « Nous avons appris que l’administration n’est pas pressente à Kidal. C’est à cause de cela que les élections n’ont pas pu s’y tenir ». Selon lui, dans certaines parties du septentrion, il a eu des tensions autour de ces communales comme à Tombouctou précisément dans les cercles de Goundam, Ber ou Gourma-Rarous. Toutes choses qui, selon M. Diamoutani, n’entachent pas trop ces élections au regard de la situation générale du pays.

« Nous devons être fiers de la mobilisation à Bamako et dans les autres régions du Mali. Je pense que c’est ce qui importe pour le moment. Sinon même à Bamako il y a eu des petits problèmes comme l’absence de matériels dans certains centres ou de sécurité, mais qui ont été vite résolus », rassure le président de la Ceni.
Par ailleurs, il a rappelé que les premiers résultats de ces échéances seront connus dans cinq jours comme stipulé par le Code électorale. Mais, précise-t-il, avant ce vendredi, les résultats pourraient être disponibles si tout le processus se déroule bien.

Sory I. Konaté

20 Novembre 2016
©AFRIBONE

 

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