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  Zénith-Balé
Moto Jakarta à Bamako : Des grands parents tués par leurs petits enfants


Les accidents de la circulation deviennent de plus en plus un phénomène plus que préoccupant. Singulièrement celui des motos Jakarta. D’autant plus que certains motocyclistes roulent à tombeau ouvert tuant en longueur de journée des vieillards et enfants innocents. N’est-il pas temps que nous prenions conscience de ce fléau ?

Aujourd’hui, les motos sont devenues un moyen de déplacement indispensable dans la capitale malienne à l’image de la capitale du Burkina Faso, Ouagadougou. Mais, la grande différence réside dans l’éducation citoyenne.

C’est pourquoi, force est de reconnaître que ces engins à deux roues font plus de mal que de bien dans notre capitale. Surtout les Djakarta qui tuent plus que toutes les maladies dangereuses aujourd’hui qui sévissent chez nous.

Ne pouvons nous pas appeler ces engins « l’au-delà pressé » ? Car, la moto fabriquée avec des rétroviseurs, en simples consommateurs, nous maliens, avons jugé inutile parfois bizarre l’usage de ces rétroviseurs. Soyons raisonnables !

Le malien est très intelligent pour se comporter ainsi. Ne serait-il pas nécessaire de prendre des mesures pour l’utilisation des rétroviseurs, chose est très importante dans la circulation avant l’exigence du port de casque, car mieux vaut prévenir que guérir.

L’excès de vitesse, l’une des causes principales des accidents

Nous constatons chaque jour que Dieu fait qu’il y a des jeunes qui roulent à 80km/h sans pour autant être pressé mais pour le simple plaisir de rouler. Comme le disait un docteur de la cité : celui qui roule à 40km/h a 60% de chance d’être sauvé, celui qui va à 50km/h a 50% d’échapper à la mort et celui qui s’envole, disons-le comme ça à 90km/h n’a que 10% pour survivre.

Quant à celui de « la mort pressée », qui va à 100km/h n’attend qu’un petit choc pour voir l’ange Gabriel. Est-ce la condition exécrable, misérable de ces jeunes gens, qui les pousse à aller vers une mort prématurée ? On ne saura le dire.

En tout cas, les parents intelligents regardent à deux fois, le comportement de leurs enfants avant de leur acheter cette moto appelée par certains « laharata » c’est-à-dire « aller à la mort ».

Du nouveau à Bamako : Des cortèges pour annoncer une soirée dansante.

Il y a des années que les bamakois connaissent le phénomène cortège lors des cérémonies de mariage, mais pour l’annonce d’une soirée dansante, vraiment c’est du nouveau à Bamako.

Dès maintenant, les plus hautes autorités doivent prendre des mesures pour freiner ce comportement barbare, sinon, ce phénomène est en train de gagner du terrain.

De toutes les façons, celui qui veut vivre longtemps à Bamako doit se méfier de ces jeunes fous cyclistes de Jakarta en attendant un changement de comportement.

Oumar KONATE

24 août 2007.

 

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