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Fêtes de fin d’année 2016 : Interdiction formelle de l’importation et l’utilisation des pétards et feux d’artifice

Les fêtes de fin d’année approchent à grands pas. Comme les années précédentes, les autorités viennent, cette année encore, d’interdire l’utilisation des feux d’artifice pour des raisons de sécurité nationale. L’information a été donnée le vendredi 9 décembre dernier lors d’une conférence de presse par le Commissaire principal, conseiller technique au Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile, Bakoun Kanté dans la salle de conférence dudit département. C’était en présence des responsables des organisations des commerçants détaillants.

Cette conférence de presse portait sur l’interdiction de l’importation et de l’utilisation des pétards et autres feux d’artifice dans notre pays lors des fêtes de fin d’année. Il s’agissait aussi pour le conférencier de demander l’accompagnement des commerçants et des hommes de média pour l’application stricte de cette mesure.
Selon le Commissaire principal et conseiller technique Bakoun Kanté, cette décision a été prise pour appliquer les mesures administratives qui interdisent l’utilisation des pétards pendant les périodes de crise. Ces mesures administratives dira-t-il, sont toujours prises pour des raisons de sécurité nationale.

« Le contexte sécuritaire de notre pays nous permet de justifier cette mesure administrative qui interdit l’utilisation des feux d’artifice », a-t-il souligné. Avant d’affirmer que cette mesure est en cours depuis 5 ans.

Car à chaque veille des fêtes de fin d’année, le Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile renouvèle cette mesure. Cela dit-il, se passe à travers des communiqués au niveau des radios, dans la presse écrite et orale pour donner l’information en ce qui concerne l’interdiction formelle des pétards. Mais cette année, souligne-t-il, le département a jugé nécessaire de rencontrer les responsables des organisations des commerçants pour leur donner l’information de vive voix et surtout demander leur accompagnement.

Car ce sont eux-mêmes commerçants qui peuvent faire comprendre à leurs membres, que cette mesure n’est pas faite contre eux et que le Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile a besoin de leur accompagnement pour le respect strict de cette mesure d’interdiction des pétards et feux d’artifice. Pour ce faire, explique-t-il, le Ministère souhaite non seulement qu’ils ne les importent pas, mais aussi qu’ils soient en mesure de dénoncer toute personne qui serait tenter de leur côté d’importer ou de faire usage des pétards.

Bakoun Kanté a indiqué qu’ils ont besoin de l’accompagnement de tous pour le respect strict de cette mesure d’interdiction de l’utilisation des pétards et feux d’artifice. Car leur utilisation trouble l’ordre public surtout en ce moment de crise et d’insécurité.
Bakoun Kanté a rappelé que juste quelques jours après l’attaque terroriste contre l’hôtel Radisson Blu en novembre 2015, en face de l’hôtel les Colonnes, dans une famille, un enfant avait utilisé des pétards. Et le bruit était tel que les gens avaient pensé qu’il y a une autre attaque à l’hôtel les Colonnes. Ce qui a conduit à la mobilisation des forces de sécurité sur les lieux pendant que les voisins étaient très inquiets.
Selon lui, les forces de sécurité sont arrivées à l’hôtel pensant que c’était une autre attaque similaire à celle de Radisson.
« C’est après vérification qu’on a su que c’était un enfant qui avait utilisé un pétard », a-t-il laissé entendre. Avant de poursuivre qu’en temps de crise, si les gens entendent le bruit d’un pétard, ils peuvent penser que c’est une attaque terroriste. Mieux dit-il, des bandits et autres malfrats peuvent aussi profiter de cette situation pour commettre leurs forfaits.
« C’est à cause de toutes ces raisons que nous avons estimé que pour la securité nationale, pour maintenir l’ordre public dans les grandes villes et sur toute l’étendue du territoire national, qu’il est nécessaire d’interdire l’utilisation des pétards pendant les fêtes de fin d’année » a souligné le conférencier Bakoun Kanté.
Dans le cadre de la sensibilisation dit-il, ils ont approché le Ministère de l’Education Nationale pour faire circuler l’information à travers les salles de classe chez les élèves et étudiants. En plus de cette approche, le Commissaire Kanté a annoncé que depuis quelques temps déjà, un numéro vert (80 331) a été mis place pour permettre à la population de dénoncer toute personne qui serait vue en train d’utiliser les pétards et autres feux d’artifice.
Pour sa part, le président du Syndicat National des Commerçants Détaillants du Mali, Cheick Oumar Sacko a remercié les initiateurs de cette conférence de presse pour les avoir associés. Il a promis de passer l’information aux commerçants concernés.
« On est tous des fils de ce pays, donc s’il y a la stabilité, ce sont les commerçants qui bénéficieront les premiers mais s’il y a le contraire, ce sont eux également qui souffriront le plus. », a-t-il conclu.
Fily Sissoko

Tjikan du 14 Décembre 2016


Noël et réveillon : Sans pétard

L’utilisation des feux d’artifices trouble l’ordre public. Le ministère de la Sécurité et de la Protection civile (MSPC) l’a rappelée le 9 décembre par son conseiller technique Bakoun Kanté, en présence de l’Association des commerçants détaillants du Mali.

Pour la cinquième année consécutive, l’utilisation des feux d’artifices est interdite dans notre pays. Elle constitue un danger pour la sécurité des populations, au regard, particulièrement, de la situation sécuritaire que prévaut dans le pays. C’est ce qu’a déclaré vendredi à la presse le commissaire principal Bakoun Kanté, conseiller technique au MSPC.

Les feux d’artifices peuvent prêter confusion et faire croire à une attaque terroriste et vice versa. Selon M. Kanté, le code pénal, en son article 325 alinéa 20, interdit, sous peine de contravention, l’utilisation des feux d’artifices.

" Assister à un spectacle pyrotechnique présente des risques pour l’ouïe. Lors d’un feu d’artifice, le son atteint environ 160 décibels alors que le seuil du danger se situe à 90 décibels et celui de la douleur à 120 décibels. A ce niveau, il y a un risque de surdité, de perte auditive avec une déchirure du tympan par exemple ou encore de trouble auditif comme des acouphènes, c’est-à-dire la perception de bruits parasites. De plus, le bruit peut être une source de stress. Le stress peut provoquer la sécrétion d’un neurotransmetteur appelée catécholamine", précisé M. Kanté.

En plus de l’aspect sécuritaire, les fumées des feux d’artifices peuvent avoir des conséquences sur le corps humain, car, explique le commissaire principal Bakoun Kanté, elles sont constituées de particules fines. Ces dernières peuvent pénétrer dans les voies respiratoires et engendrer des complications chez les personnes présentant des maladies chroniques comme les asthmatiques. De plus, la longue exposition aux particules fines peut exposer à des maladies comme le cancer de la thyroïde.

Pour sa part, le président de l’Association des commerçants détaillants du Mali, Cheick Oumar Sacko, a témoigné que c’est la toute première fois, que "nous sommes ainsi associés à un tel débat. Ceci nous honore. Nous sommes là pour témoigner quelque chose. Nous sommes le messager et nous passerons le message", a assuré Cheick Oumar Sacko, le président de l’Association des commerçants détaillants du Mali.

Il faut noter que l’objectif de cette rencontre était d’informer les commerçants des mesures de sécurité à l’occasion des fêtes de fin d’année en ce sens qu’ils demeurent des acteurs importants de la lutte contre l’utilisation des feux d’artifices.

Hawa Sy

L’Indicateur du Renouveau du 14 Décembre 2016

 

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