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  Le Carrefour
Retour du Maroc à L’union africaine : A quelle sauce le Mali sera-t-il mangé en janvier 2017 à Addis-Abeba ?

Le retour du Maroc, sinon l’entrée du Maroc dans l’Union Africaine est un processus déclenché depuis le dernier sommet de l’organisation africaine à Kigali au Rwanda. Pour ce faire le roi Mohamed VI a adressé une lettre au cours du dernier sommet de l’Union Africaine aux chefs d’Etat. Cette lettre n’est pas passé inaperçu, car elle a soulevé des interrogations sur plusieurs plans d’ordre stratégique, politique, économique, mais surtout diplomatique, culturel et juridique. Il est à rappeler qu’en 1984, le Maroc a claqué la porte de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) devenue Union Africaine en 2002 sous l’impulsion du guide libyen à Durban en Afrique du sud, en réaction de protestation contre l’admission de la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD).

La RASD est par conséquent membre fondateur de l’Union Africaine en tant que membre à part entière. Etant entendu qu’il s’agit d’une intégration à l’U.A et non d’une réadmission, car l’Union Africaine n’est pas un prolongement de par ses structures et sa vocation de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA).
Mais pour le moment, il ne s’agit pour le Maroc que d’une lettre d’intention, différente d’une demande formelle d’admission ou de réadmission en bonne et due forme.

Rabat attend-t-il janvier 2017, pour poser ses conditions à savoir l’exclusion de la RASD d’abord, avant la décision formelle de son intégration. Si on se rappelle que dans la lettre d’intention, le Maroc accuse l’U.A d’avoir commis une erreur sans précèdent en intégrant en 1984 la RASD qualifiée de ‘’prétendu Etat, qui n’en est pas un, une entité ne disposant d’aucun attribut de souveraineté’’.

Cependant reconnaissons que le Maroc est dans une géopolitique par excellence sur le plan démarche, de l’impact et de l’objectif, à travers de nombreux scenarii de paradoxes à relever à savoir :
Le Mali en son temps a reconnu la RASD par la voix du Général Moussa Traoré, bien qu’il s’attendait bien avec le roi Hassan II, dont les origines maternelles remontent depuis Tombouctou, la ville mystérieuse.

Aussi, le Mali a souscrit par cet acte, à un des principes fondateurs de l’OUA à savoir la non extension des frontières issues de la colonisation. Tout juste après les indépendances, le Roi Mohamed V avait incité le Président Modibo, à ce que la Mauritanie soit partagée entre le Maroc et le Mali. Animé d’un esprit panafricaniste et fidèle aux idéaux de l’OUA, il a poliment décliné du Roi Mohamed V.

De Alpha à ATT, le Mali a toujours non seulement concerné de bonnes relations avec la RASD, mais avec le Maroc et même l’Algérie, le grand protecteur et soutient de la RASD dans plusieurs domaines y compris militaire.

Jusque-là donc le jeu d’équilibre de la position malienne n’a pas eu de conséquence sur notre ligne politique, ni économique, ni sécuritaire. Cet équilibre risque de se rompre du fait de la manière dont IBK est venu au pouvoir.

En effet lorsque, ATT a voulu faire rentrer ToumaniDjimè Diallo membre du BPN du RPM dans son gouvernement en qualité de Ministre de l’agriculture au cours de son deuxième mandat, sans consulter au préalable IBK, ce dernier a formulé un ‘’niet’’ catégorique. Toumani s’est senti frustré et est devenu un récalcitrant vis-à-vis de son chef de Parti politique. Sans renoncer à son projet de caser ToumaniDjimé Diallo, un acteur important du ralliement du RPM à ATT pour le soutenir au 2ème tour de l’élection présidentielle de 2002, ATT l’a nommé comme Ambassadeur du Mali au Maroc. Homme politique intelligent parlant un français tamisé, il a su se tisser une grande amitié avec le roi Mohamed VI, car il s’est bien tenir émerveillé son interlocuteur pour vraiment le distraire lors des rencontres.
Cette amitié, il a su en profiter. Pendant la campagne électorale, le Roi Mohamed VI a mis sa main à la poche. Certains parlent du milliard en F CFA. Le même montant avait été donné à l’investiture, par le Roi du Maroc pour la prise en charge des frais d’investiture du Président IBK. A cette occasion, le Roi est resté pour quelques jours et en a profité pour signer 17 conventions y compris l’hôpital Néo-Natal de Sébénicoro. A part d’ailleurs cette seule réalisation, on a plus rien vu.ToumaniDjimè Diallo n’est pas resté en marge des largesses du Roi marocain qui lui aurait selon certains 300 millions F CFA. Toute chose qui lui a permis de payer la maison dans laquelle il était en loyer. Voilà que plusieurs chemins mènent à Rome !
A cause de ces largesses, le Mali sous IBK va-t-il allonger le rang des pays qui veulent l’admission du Maroc, tout en excluant la RASD de l’Union Africaine ?

La question mérite d’être posée, car le mois de janvier est tout proche. Dans cette vie, nous avons vu beaucoup de situation que l’argent a changé ‘une position à une autre. Un exemple concret, un homme honnis par une femme et qui accepte toutes les largesses de cet homme, finit par accepter le lit, car étant moralement mal à l’aise face aux services rendus. Cette situation est fréquente parmi les femmes qui fréquentent généralement certains types de marabouts crapuleux.Le Mali va-t-il se retrouver dans le lit du Maroc ?Attendons janvier 2017 pour voir et y croire.

Seydou DIARRA

Du 22 Décembre 2016

 

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