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  La Mutation
Pour contre le leadership de Soumaila CISSE au sein de l’opposition : Modibo Sidibé crée le pôle de la gauche dite républicaine, démocratique, sociale et progressiste au Mali

Arrivé par sur la scène politique malienne, après avoir été renvoyé de la primature en 2011 par l’ancien président de la république, Amadou Toumani Touré, par le canal d’un collectif de soutien aux actions qui porte son nom(CSA-MS) (qui se transformera plus tard en parti politique en 2012),le président du parti FARE AnKa Wuli et nom moins Inspecteur général de police, vient de créer un nouveau front d’opposition où il compte s’appuyer pour se faire élire comme président de la république en 2018. C’est dire que les positionnements se précisent de plus en plus pour faire face à la majorité présidentielle lors de la prochaine présidentielle.

A Dix Sept(17) mois de l élection présidentielle de 2018, un nouveau front politique dénomme pôle de la gauche dite républicaine, démocratique, social et progressiste au Mali est désormais lancé sur la scène politique malienne depuis le 27 Février 2017 sous la houlette de Modibo Sidibé, fondateur et président du parti FARE Anka Wuli. Du coup l’opposition née après le coup d’état du 22 mars 2012 et qui est resté uni après la victoire d’Ibrahim Boubacar Keita à la présidentielle de 2013, vole en éclat. En effet après le coup d’état du 22 mars 2012 par une frange de l’armée malienne, la classe politique malienne s’est vue divisée et qui a vu deux camps s’opposer. Il s’agit des partis qui ont soutenu le coup d’état sous la bannière du MP 22 et les partis anti- coup d’état sous la bannière du FDR. Après l’élection de 2013 suivie des législatives et qui a consacré la victoire du RPM et de ses alliés jugés proches des putschistes, les partis du FDR ont décidé d’aller à l’opposition en créant un front démocratique et républicain. Mais les divergences profondes ont commencé à miner ce front après l’adoption par l’assemblée nationale du Mali du statut de l’opposition et la désignation de Soumaila Cissé comme chef de file de l’opposition. Ce qui a rendu jaloux certains responsables de partis membres de l’opposition plus particulièrement FARE AnKa Wuli. Et depuis rien ne semblait aller entre eux car Il nous revient qu’au cours de certaines réunions, des désaccords terribles sur certaines décisions et actions à mener étaient fréquents. D’ailleurs il a été constaté l’absence de Modibo Sidibé à certaines activités de l’opposition. C’est dans ce contexte de climat délétère, de méfiance, d’irritation et de jalousie qu’intervient la composition du bureau de cabinet du chef de file de l’opposition. Ce qui était de trop aux yeux de l’ancien premier ministre d’Amadou Toumani Touré certainement jaloux du leadership de Soumaila Sidibé. Selon nos informations, son parti n’a pas été informé des critères de nomination des membres du cabinet de chef de file de l’opposition. Du coup ce fut une belle aubaine ou une excuse pour quitter définitivement ce front démocratique et républicain dirigé par Seydou Diawara, député URD élu à Bougouni. Mais en réalité tout le monde savait que des tractations étaient en coulisse pour former un troisième front d’opposition contre le président IBK en 2018.Pour les initiateurs, l’objectif de ce nouveau front est de proposer une autre façon de gouverner et de faire la politique. Ainsi pour prétendre intégrer au Pôle de la Gauche républicaine, tout parti ou association ne doit pas être associé au coup d’état du 22 mars 2012, bénéficié d’une faveur quelconque de l’ex- junte ni de près ni de loin, ne pas avoir d’accointance religieuse dans la politique. C’est dire donc que tous les grands partis à savoir le RPM, l’ADEMA, la CODEM, Le MPR, le CNID, SADI, l’ADP-Maliba, Yelema, le Haut conseil Islamique, le conseil national de la jeunesse et la majorité des associations importantes sans oublier l’URD et le PARENA ne peuvent intégrer ce nouveau front. Même si ce pôle républicain défend les valeurs nobles et fondamentales telles que la république, la démocratie, la laïcité de l’Etat, la neutralité de l’administration, la bonne gouvernance politique, économique et financière respectueuse de l’environnement et des intérêts des générations futures, la justice sociale et la promotion de nos valeurs de société dans l’ouverture sur le monde extérieur, Modibo Sidibé peut dire adieu à la présidentielle de 2018 face à des adversaires politiques plus connus et plus populaires dans le pays. Pour les observateurs avertis de la scène politique nationale, en se séparant du chef de file de l’opposition et en refusant de rejoindre la majorité, Modibo Sidibé s’est tiré une balle sur lui-même. Du coup il peut dire adieu à ses ambitions présidentielles pour le Mali à moins d’un séisme politique. Une chose est certaine ce ne sont pas avec des petits partis dont certains qui se résument uniquement souvent à leurs présidents et d’autres non connus que Modibo Sidibé peut espérer gagner la présidentielle de 2018 avec des partis comme la CNAS-Faso Hèrè, le PIDS, le FAD, l’UPD, le PRDDM, le FUAC. Mais attention en politique, le rêve est permis.

Sadou Bocoum

Du 02 Mars 2017

 

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