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Une semaine après l’attaque : La confiance s’instaure chez les habitants

A Boulkeissi, après l’attaque meurtrière contre les FAMa, les populations vivaient dans la psychose. L’arrivée de renforts militaires sur place et la multiplication des patrouilles ont instauré la confiance chez les habitants. En tout cas c’est qu’assure Abdou Ongoïba 3e adjoint au maire de Mondoro, chef-lieu de Commune de Boulkeissi.

"On peut dire Dieu merci une semaine après, maintenant il y a l’apaisement dans la Commune, il n’y a plus de problème. Nos militaires qui étaient dispersés aussi ont pu être ramenés. Certains étaient partis au Burkina, ils sont tous de retour. Il y a la paix pour le moment parce qu’il y a des renforts qui étaient partis à Boulkeissi. Dès lors ça va. Il y avait quinze militaires qui étaient partis au Burkina, ce sont nos militaires même qui sont partis les ramener. Certains sont passés par Hombori. Dans certains villages aussi il y avait des militaires qui étaient fatigués, grâce à la population on a pu les ramener au chef-lieu de la commune. Les militaires sont en patrouille nuit et jour. Actuellement ça va, on remercie le bon Dieu".

L’insécurité dans le Centre du pays continue d’impacter le processus de mise œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation. Cette situation inquiète les observateurs, qui recommandent à l’Etat la nécessité de résoudre l’équation peule par l’écoute et des actions concrètes.

Baba Dakono analyste chercheur : "Nous sommes dans un cadre de rapport conflictuel historique qui a toujours existé entre agriculteurs et éleveurs et maintenant qui connaît une mutation avec une connotation ethnique. Ce conflit, je le rappelle, existe et a toujours existé entre ces communautés, même si les solutions ont toujours été trouvées.

Je viens de la région de Mopti et l’une des principales préoccupations de plusieurs personnes rencontrées dans cette région, est que pour elles, la région n’a pas d’interlocuteurs avec Bamako. Ils estiment que tous les problèmes de la région, notamment les problèmes sécuritaires sont gérés avec d’autres personnes qui, estiment-elles, ne sont pas les meilleurs interlocuteurs. Ce dont il convient aujourd’hui, c’est d’attirer l’attention du gouvernement qu’au niveau de la région, au niveau local, il existe des voix autorisées qui peuvent être des interlocuteurs même si elles ne sont pas membres de ces groupes armés et qui peuvent être, comme ça été par le passé, une sorte d’interface pour ouvrir cette plate-forme de dialogue entre le gouvernement et tous les citoyens qui ont des revendications de ce genre".

Avec Studio Tamani
L’Indicateur du Renouveau du 14 Mars 2017

 

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