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Front social : L’enseignement supérieur aussi en grève illimitée

En plus des acteurs du secteur de la santé, ceux de l’enseignement supérieur observent depuis lundi une grève illimitée. Le syndicat national de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (Synesup) est décidé à maintenir le mot d’ordre jusqu’à satisfaction de ses revendications.
Après deux grèves d’avertissement, le syndicat national de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (Synesup) observe depuis lundi matin une grève illimitée jusqu’à satisfaction de ses revendications. Le Synesup après l’échec des négociations le 30 mars avec la délégation du ministère de l’Enseignement Supérieur a décidé de se faire entendre par la manière la plus forte : la grève illimitée. Pourquoi une grève illimitée ? Selon Abdou Mallé, secrétaire général du Synesup, 7 points de revendications constituent la pomme de discorde avec le gouvernement. « Sur bien d’aspects, il y a beaucoup de reculs », a déploré M. Mallé.

Le premier point des revendications concerne la signature du rapport de la Commission tripartite déposé le 31 janvier 2017 et l’application immédiate de la grille plafond 3 000 et plancher 1368 au personnel enseignant de l’enseignement supérieur et aux chercheurs. Le second porte sur l’intégration immédiate dans la fonction publique des travailleurs contractuels payés sur les budgets autonomes des structures de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

L’adoption immédiate du nouveau statut « enseignant-chercheur » avec les 4 fonctions (Assistant/Attachés de recherche, Maitre-assistant/Chargés de recherche, Maitre de conférence/Maitre de recherche, Professeur/directeur de recherche), les charges horaires actuelles en semestre et la transposition des assistants/Attachés de recherche docteurs dans le corps des maitres Assistants/Chargés de recherche est le point 3 des doléances.

Le Snesup exige à son point 4, la nomination immédiate des agents fonctionnaires de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique omis de la hiérarchisation du 16 juin 2015 et la capitalisation des publications des chercheurs de l’IER recrutés en 2008 pour leur transposition.

Aussi, le rétablissement immédiat et effectif du fonds « Etudes et recherche » conformément au protocole d’accord du 13 mai 2016, le payement immédiat des arriérés d’heures supplémentaires de 2013-2014 et 2014-2015 aux enseignants de l’IUG et l’éradication totale de la violence dans l’espace universitaire sont les exigences du Comité exécutif national du Synesup.
Le front social reste donc en ébullition depuis plusieurs semaines. A la grève illimitée des médecins, vient s’ajouter celle des enseignants du supérieur.

PV

L’Indicateur du Renouveau du 05 Avril 2017

 

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