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10ème Journée Mondiale de Lutte contre le Paludisme : Un vaccin bientôt disponible contre la maladie

A l’instar des autres pays, le Mali a célébré le mardi 25 avril dernier à Sangarébougou, la Journée Mondiale de Lutte contre le Paludisme couplée à la semaine nationale de lutte contre cette maladie. La cérémonie commémorative était placée sous la présidence du ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, Professeur Samba Sow qui avait à ses cotés, le Maire de Sangarébougou, l’Ambassadeur des Etats-Unis au Mali, Paul Folmsbee et le représentant de l’OMS, Dr Yao Théodore. Le thème retenu cette année est : « en finir pour de bon avec le paludisme ».

En effet, cette journée donne l’opportunité au Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique à travers le Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP), de renforcer le plaidoyer et la mobilisation sociale autour des stratégies de lutte contre cette maladie. Mais aussi, de renforcer la sensibilisation à l’endroit des ménages et des communautés sur l’importance de la prévention ainsi que de la prise en charge rapide et correcte du paludisme. Dans son allocution, l’Ambassadeur des Etats-Unis dira qu’au Mali, l’initiative américaine de lutte contre le paludisme a contribué à réduire de 49% la mortalité chez les enfants de moins de 5 ans. Selon lui, depuis son lancement en 2007, des millions de Maliens ont bénéficié de mesures de protection et ont été diagnostiqués contre le paludisme. Et des produits de lutte contre le paludisme ont été mis à la disposition des services de santé pour un investissement de plus de 216 millions de dollars.
« Rien qu’en 2016, plus de 1,3 millions de moustiquaires, 3 millions de tests de diagnostic rapides, 6 millions de comprimés…. ont été achetés pour prévenir le paludisme pendant la grossesse », a confié le diplomate américain. Qui a promis que les Etats-Unis poursuivront leur collaboration avec les partenaires en vue d’éliminer le paludisme. Avant d’inviter les partenaires, les entreprises et les communautés à se joindre à leurs efforts pour éradiquer le paludisme au Mali et dans le monde entier.

Le représentant de l’OMS, Dr Yao Théodore pour sa part a souligné que le paludisme occasionne plus de 400.000 morts par an à travers le monde. Selon lui, les pays ont décidé de mettre fin à l’épidémie de paludisme d’ici 2030, faisant de cet engagement, l’un des objectifs du développement durable. Dr Yao Théodore a signalé que selon le rapport sur le paludisme dans le monde en 2016, l’incidence des cas de paludisme a diminué de 23% dans la région entre 2010 et 2015 et la mortalité liée à ce fléau a baissé de 31%. Et sur les 6,8 millions de cas estimatifs de décès liés au paludisme évités entre 2001 et 2015 dit-il, près de 6, 6 millions concernent les enfants de moins de 5 ans. 

Bientôt un vaccin contre le paludisme
A en croire le représentant de l’OMS, l’année 2017 annonce l’avènement d’une nouvelle ère dans la prévention avec le lancement d’une nouvelle arme contre cette maladie mortelle. 

« L’OMS a annoncé que le tout premier vaccin contre le paludisme sera introduit dans le cadre des projets pilotes exécutés en Afrique subsaharienne. Le vaccin confère aux jeunes enfants, une protection partielle contre le paludisme. Il est en cours d’évaluation et pourrait compléter l’ensemble des mesures de prévention, de diagnostic et de traitement du paludisme déjà recommandés par l’OMS », a-t-il laissé entendre. Pour accélérer les progrès vers les cibles mondiales et régionales dit-il, l’OMS appelle les pays touchés par le paludisme et leurs partenaires au développement à augmenter leurs investissements dans la prévention du paludisme afin de placer résolument ces pays sur le chemin de l’élimination.
A sa suite, le Pr Samba Sow dira que la célébration de cette journée et de la semaine nationale de lutte contre le paludisme est l’occasion d’intensifier la communication autour du paludisme avec l’implication de tous les intervenants. Cela, dans le but de réduire la mortalité maternelle, néo-natale et infantile et minimiser son impact au sein de la communauté.

Afin de relever le défi « zéro décès lié au paludisme dans les années à venir » explique-t-il, le Mali avec l’appui financier et technique de ses partenaires a souscrit aux stratégies d’intervention suivantes : la mise en œuvre d’une feuille de route avec l’ensemble des partenaires pour lutter contre le paludisme, la prévention par l’utilisation des moustiquaires imprégnées d’insecticides, la distribution gratuite du traitement préventif intermittent du paludisme et la chimio-prévention du paludisme saisonnier chez les enfants de moins de 5 ans dans l’ensemble du pays en 2016. Le ministre Sow a également cité la pulvérisation intra-domiciliaire dans trois (3) districts sanitaires. Selon lui, la vision du gouvernement est un Mali sans paludisme à l’horizon 2030.

Selon les spécialistes, les recherches sur le vaccin contre le paludisme sont en cours. A l’Institut Pasteur, plusieurs équipes travaillent à l’élaboration de vaccins contre le paludisme et plusieurs candidats vaccins sont à l’étude. Au Mali, deux nouveaux types de candidats vaccins contre le paludisme sont en train d’être testés par le MRTC et ses partenaires à Bancoumana et Donéguébougou dans la région de Koulikoro. Ce vaccin en phase 1 suscite l’espoir d’une protection à 100% contre la maladie d’après les premiers résultats obtenus aux USA. Si le développement de ces vaccins continue dans ses différentes phases 2 et 3 et que l’efficacité et la sécurité se confirment, ils seront une arme majeure dans l’éradication du paludisme.

Aoua Traoré

du 28 Avril 2017

 

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