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Compaoré, Habré… quels ex-chefs d’État africains ont déjà eu affaire à la justice ?

Reporté d’une semaine, le procès de l’ancien président burkinabè Blaise Compaoré, soupçonné d’être impliqué dans la répression de l’insurrection populaire de 2014, doit s’ouvrir jeudi 4 mai à Ouagadougou. Avant lui, près de 20 autres ex-chefs d’État africains ont eu maille à partir avec la justice nationale ou internationale.

Sans surprise, Blaise Compaoré ne compte pas se présenter, le jeudi 4 mai, devant la Haute Cour de justice du Burkina Faso. En exil dans la Côte d’Ivoire voisine, l’ex-chef d’État, jugé au titre de ministre de la Défense au moment des faits, sera représenté par son avocat français Pierre Olivier Sur à l’ouverture du procès du gouvernement Tiao sur la répression sanglante de l’insurrection populaire d’octobre 2014 à Ougadougou.

Mais un ancien président africain absent du box des accusés alors qu’il est poursuivi, c’est loin d’être la règle. Sur les 20 cas répertoriés par Jeune Afrique (voir l’infographie ci-dessous), 13 ex-chefs d’État, y compris l’empereur centrafricain Jean Bedel Bokassa, ont dû comparaître devant la justice nationale, africaine ou internationale. Hissène Habré a par exemple été condamné à perpétuité pour crimes contre l’humanité, jeudi 27 avril, en appel par les Chambres africaines extraordinaires à Dakar.
Crimes de sang… et autres

À l’instar d’autres anciens chefs d’État du continent, Blaise Compaoré est quant à lui poursuivi, avec ses co-accusés, pour des faits de « complicité de coups et blessures volontaires et complicités d’homicide volontaire » pour avoir incité « les forces de défense et de sécurité à tirer à balles réelles sur des manifestants les 30, 31 octobre et 2 novembre 2014 occasionnant sept morts et 88 blessés ».

En dehors des crimes de sang − qui regroupent généralement tortures, meurtres et assassinats −, d’anciens dirigeants du continent ont souvent été poursuivis pour des crimes économiques (détournement de fonds publics, corruption…), politiques (tentative d’assassinat ou de coup d’État, atteinte à la sûreté de l’État…), et sexuels, voire pour espionnage ou refus de témoigner (devant la Commission sud-africaine Vérité et Réconciliation).

Certains ont été condamnés à mort, d’autres à vie, aux travaux forcés ou à des peines de prison… Mais quelques-uns ont également été blanchis ou acquittés, graciés ou amnistiés.

Jeune Afrique du 28 Avril

 

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