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Journée mondiale de la liberté de la presse : Journalistes entre devoirs et responsabilités en temps de crise

Le 3 mai de chaque année à travers la planète, la Journée Mondiale de la Liberté de la Presse permet de célébrer les principes fondamentaux de la liberté des hommes de médias, de défendre l’indépendance des médias et de rendre hommage aux journalistes qui ont perdu leur vie dans l’exercice de leur profession. C’est dire que les journalistes ont toujours été au cœur de la lutte contre l’intolérance et l’arbitraire. A l’instar de la Communauté interationale, notre pays le Mali a célébré ladite journée. Le thème retenu cette est très évocateur « Journalistes et Hommes de médias, devoirs et responsabilités en période de crise ».

Pour marquer d’une pierre blanche la journée du 3 mai consacrée aux journalistes, la Maison de la presse de Bamako a jugé utile d’étendre ses activités sur une semaine.

La cérémonie de lancement officiel a eu lieu, le mercredi 3 mai dernier sous la haute présidence de M. Arouna Modibo Touré, non moins ministre de l’Economie numérique et de la Communication. On notait également la présence de Fodié Touré, Président de la Haute Autorité de la Communication (HAC), de Aissata Cissé, marraine de l’évènement .
Une rapide enquête nous a permis de savoir qu’en matière de liberté de la presse, le Mali occupe la 116ème place au plan mondial dans le rapport 2017 de Reporters Sans frontières. Malgré que ledit rapport affiche une légère avancée comparativement à l’année 2016 qui classe notre pays à la 122ème place, le défi à relever d’une presse libre est plus que jamais d’actualité.
Pour l’édition 2017, l’accent a été mis sur le devoir et la responsabilité des journalistes en période de crise. Ce thème, en effet, pour la marraine, Aissata Cissé est plus que d’actualité. Elle a rappelé que notre pays depuis 2012 est confronté à la pire crise de son existence.

Pour la marraine Aïssata, le choix du genre journalistique (Reportage, Interview, Portrait, Enquête etc.) permet en amont au journaliste de ne pas être la cause d’un malentendu ou d’un désastre national.

Si l’Editorial affirme clairement la ligne directrice d’un organe, les grands genres rédactionnels, exigent l’assimilation et la mise en pratique d’une science qui ne peut détruire la société ; bien au contraire, elle devrait participer à son édification harmonieuse.

Pour sa part, le ministre de l’économie numérique et de la Communication, Arouna Modibo Touré, a rendu un hommage à tous les journalistes qui ont perdu leur vie dans l’exercice de leur mission. Avant de poursuivre que les journalistes ont pleinement joué leur rôle. « Pendant la crise, les journalistes ont été les premiers sur la ligne pour la défense de la patrie à travers leurs articles qui ont prévenu les plus hautes autorités à se préparer d’avance. Vous avez mis le Mali, dit-il, au-dessus de tous et le peuple vous en félicite pour ça », a-t-il déclaré.

Toujours selon lui, la presse a fait un progrès quantitatif très remarquable. Il a fait savoir que le gouvernement a entrepris une nouvelle loi sur le régime de la presse qui consacre la dépénalisation de délit de presse. « Aucun journaliste ne devrait plus se retrouver en prison pour ses opinions. Par contre, les sanctions pénales seront infligées à tous ceux qui s’aventureront à porter atteinte à l’honorabilité et l’intégrité des êtres humains », a-t-il informé.

Concernant la carte de la presse, le ministre Touré dira que désormais la carte de presse ne se retrouvera que dans les seules mains des professionnels de l’information.

A l’occasion de cette semaine nationale de la liberté de presse, plusieurs autres thèmes ont été abordés à savoir : « journalistes et hommes des médias : devoirs et responsabilités en période de crise » ; par une journée des radios ; par « le rôle des femmes des médias dans la promotion de la loi n°052 du 18 décembre 2015 instituant des mesures pour promouvoir le genre dans l’accès aux fonctions nominatives et électives », etc.

Rappelons que la journée du 3 mai a été proclamée, Journée mondiale de la liberté de la presse par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1993, suivant la recommandation adoptée lors de la vingt-sixième session de la Conférence générale de l’UNESCO en 1991. Ce fut également une réponse à l’appel de journalistes africains qui, en 1991, ont proclamé la Déclaration de Windhoek sur le pluralisme et l’indépendance des médias.

B. COULIBALY

L’Agora du 08 Mai 2017

 

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