Le Mali
Institutions
Coopération
Education
Art & Culture
Tourisme
Presse
Urbanisme
Horoscope
Météo
Formation
Editorial
Liens



 
  Presse
Plateforme An tè ,a bana, Touche pas à ma Constitution : Nous n’envisageons pas une possibilité de persistance du gouvernement à faire un référendum...

A l’issue du meeting de la plateforme An tè ,a bana, Touche pas à ma Constitution, tenue le 01 Juillet 2017, nous avons recueillie les propos de certains membres de la plateforme engagés à obtenir le retrait pur et simple du projet de révision constitutionnelle initiée par le gouvernement.

Nouhoun Togo : Président de la commission communication de la plateforme An tè ,a bana, Touche pas à ma Constitution : " La constitution du Mali a été écrite sur du sang..."

"La constitution du Mali a été écrite sur du sang, du sang des martyres tombés pour l’avènement de la démocratie. Une constitution qui prend en compte les aspirations du peuple,et qui inclut l’avis du peuple, sa participation au referendum.Or la révision de cette constitution que le gouvernement actuel voudrait modifier avec la collaboration des sénats et l’assemblée nationale sans une concertation du peuple donc il y a un manque de consensus. L’acceptation de cette nouvelle constitution apporterait une division du pays, et nous n’en avons pas besoin.....Le Mali vit dans une précarité sécuritaire et la priorité du président IBK devrait être de ramener la paix et la sécurité dans le septentrion et mettre fin aux différends ethniques qui s’amplifient dans les régions . Cela devient crucial à Bamako. Aussi, détourner l’attention des citoyens des véritables maux actuels par cette révision constitutionnelle, ne résoudra rien. Même si IBK estime qu’il a des engagements envers la communauté internationale qui passe par cette révision. Alors qu’il faudrait qu’il se souvienne que c’est le peuple qui l’a élu et non cette communauté."

Kadidia Fofana Diakite porte parole de la plateforme An tè, a bana, touche pas à ma constitution : "Nous sommes prêts à aller jusqu’au bout..."

"Nous sommes prêts à aller jusqu’au bout, quitte à emprunter la même voie que celle des événements de 1991. Ce n’est pas notre souhait , mais il est temps que IBK comprenne que lorsque la majorité de la population n’adhère pas une idée de changemçuent, il est préférable de revenir sur ses pas. En dépit de toutes les dispositions prises par le gouvernement, le population a bravé les interdictions et s’est déplacé en masse.

Tout cela prouve à escient combien ce projet de révision ne convient pas aux citoyens. Nous disons Non à cette révision constitutionnelle et l’instaurer ne servira à rien. Nous demandons au président son retrait pure et simple en imitant ses prédécesseurs qui avaient eux aussi tenter cette révision constitutionnelle."

Me Zana Koné : Porte parole du mouvement pour la Justice sociale, membre de la plateforme An tè ,a bana, Touche pas à ma Constitution  : "vox populi vox Dei"

La mobilisation constatée pendant le meeting démontre une fois de plus le ras le bol du peuple. Un ras le bol que nous espérons sera entendu par les gouvernants. Ces derniers ne doivent surtout pas oublier que le pouvoir est entre leurs mains, doit être géré au profit du peuple.Aussi, un bon gouvernants doit tenir compte des préoccupations du peuple et savoir reculer en cas de nécessité.

Et les circonstances actuelles s’y prêtent avec la tentative « de tripatouillages de notre constitution » qui va à l’encontre des intérêts du peuple, et le peuple exprime sa voix donc vox populi vox Dei.

Si le gouvernement persiste à maintenir son mot d’ordre, le peuple aussi persistera dans son mot d’ordre. Nous ne rechignerons pas à multiplier les marches et meetings un peu partout au Mali, car nous sommes conscients des enjeux que couvent l’adhésion à ce projet de loi. Une révision qui compromettra à tout jamais l’avenir des jeunes et des futures génération de ce pays.

Kibily Demba Dembele : Activiste et membre de la plateforme An tè, a bana, touche pas à ma constitution "Il faudrait que le président soit plus attentif aux attentes du peuple"

Il faudrait que le président soit plus attentif aux attentes du peuple afin de retirer ce projet de loi. Un adage de chez nous dit que « lorsque le peule avance, il faut reculer, sinon il marchera sur toi ». Et l’organisation des marches aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du Mali pour dire Non à ce projet doivent servir d’exemples et de conseils au président pour reculer et annuler ce projet de révision constitutionnelle.

Dans le cas échéant, d’autres marches sont à prévoir et cela sera un peu partout dans le monde même si nous devrions avoir recours à la communauté internationale pour dénoncer cette mascarade.

Amara Sididé : porte parole du mouvement Trop c’est trop et membre de la plateforme An tè ,a bana, Touche pas à ma Constitution " Nous n’envisageons pas une possibilité de persistance du gouvernement à faire un référendum. "

Le meeting du samedi a été une grande réussite malgré la contre campagne du gouvernement. Nous n’envisageons pas une possibilité de persistance du gouvernement à faire un referendum.
Ce projet ne reflète malheureusement pas les réalités maliennes. Les volets abordés par Ras Bath et certains leaders politiques tels que la protection de certaines couches minoritaires entre autres restent confuse.

Nous pensons que les minorités sont déjà protégées par le ministère de l’Action Humanitaire alors nous ne comprenons pas cette volonté de redéfinition de minorité....ensuite l’article 43 qui confère trop de pouvoir au président de la République. Aussi nous ne voulons pas de cela et disons Non à ce projet soit soumis à un vote. Nous continuerons à lutter jusqu’à l’annulation de ce projet.

©Afribone

04 Juillet 2017

 

Dans la même rubrique :


© 1999-2017 - Afribone Mali SA - Tous droits réservés