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Zone aéroportuaire : Les déguerpis de Niamakoro-Diallobougou dénoncent l’attitude du maire du district

La Coordination des associations des déguerpis de « Niamakoro-Diallobougou » dénonce l’attitude du maire du district de Bamako, Adama Sangaré dans la gestion du dossier de dédommagement des déguerpis. Selon la coordination, ce dernier est en train de donner des notifications sur une localité qui ne ressort pas de ses compétences.

La Coordination des associations des déguerpis de « Niamakoro-Diallobougou » a tenue samedi 8 juillet, une assemblée générale d’information sur la situation des déguerpis de la zone aéroportuaire et la démarche en cours pour mettre les déguerpis dans leur droit après 22 ans.
D’entrée de jeu, le président de la coordination a fait savoir que le dossier des déguerpis avance selon la procédure normale.

« Nous avons entrepris depuis, de dizaine d’années de démarche auprès des autorités compétentes qui ont permis d’obtenir un résultat aujourd’hui. Encore, faudra-t-il, le souligner même si l’objectif final n’est pas atteint, nous ne pouvons pas nier les efforts des autorités. Le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, à travers ses services techniques, notamment le domaine, l’IGM et la mairie de la Commune VI travaillent pour atteindre l’objectif », a expliqué Daouda Diarra, président de la coordination. Avant de dénoncer l’approche du maire Adama Sangaré. « Divisé pour mieux régner, c’est la démarche adoptée par le maire du district de Bamako dans l’affaire de dédommagement des déguerpis de Niamakoro-Diallobougou signalent les membres de la coordination. « Contre toute attente, il s’est approché d’une poigné de personnes exclue pour morceler la parcelle affectée à nous après la grande opération de déguerpissement de 1995. C’est une trahison. En la matière après la décision du ministre de l’Administration territoriale Mohamed Ag Erlaf de remettre les 4.712 déguerpis dans leur droit en 2016, sur une superficie de 381 hectares comme dédommagement, il devrait travailler avec les vrais déguerpis. Mais Adama Sangaré ne s’est permis de sortir 720 notifications. Sur la parcelle, les agences immobilières sont en train de se partager au profit des déguerpis qui ont jalousement gardé les lieux pendant 22 ans » explique le président de la coordination.

S’agissant du rapport entre les déguerpis, le président a rappelé que dans une récente sortie médiatique, des personnes répondant au nom de Sounkalo Kéita, Ibrahim Samaké, Oumar Konta et Abdoulaye Coulibaly, se sont prêtées aux questions des hommes de médias au nom de la Coordination des associations des déguerpis de « Niamakoro-Diallobougou ». « Et comme si cela ne suffisait pas, les nommés Sounkalo Kéita, Ibrahim Samaké, Oumar Konta et Abdoulaye Coulibaly ont tenté de charger des honnêtes citoyens qui, jusque-là, jouissent d’une audience crédible auprès de la population. La Coordination des associations des déguerpis de Niamakoro-Diallobougou s’inscrit en faux et s’indigne contre ses allégations mensongères des sieurs Sounkalo Kéita, Ibrahim Samaké, Oumar Konta et Abdoulaye Coulibaly. Ces personnes citées haut ne sont plus membres de l’Association de la Coordination des associations des déguerpis de Niamakoro-Diallobougou. Ils ont été exclus de la coordination à la faveur d’une assemblée générale tenue le 18 mai 2017. Pour rappel, l’assemblée générale étant l’instance suprême de la coordination a décidé, à l’unanimité d’exprimer sa volonté d’exclure les personnes qui se sont rendues coupable de trahison, notamment Sounkalo Kéita, Ibrahim Samaké, Oumar Konta et Abdoulaye Coulibaly. En témoigne le procès-verbal de ladite assemblée. (Copie). La Coordination des déguerpis de Niamakoro-Diallobougou a adressé une lettre au maire du district de Bamako, Adama Sangaré pour s’opposer contre son intervention dans la parcelle des déguerpis le 22 mai 2017. Cette lettre a été amplifiée à la direction des domaines, du gouvernorat et de l’institut géographique du Mali. Par cette lettre, les documents de l’Agence immobilière « Jigiya » n’engagent aucunement la coordination », a-t-il expliqué.

Pour les besoins du morcellement et pour une répartition équitable, « nous avons sollicité les services techniques de la mairie de la Commune VI du district de Bamako par le biais du maire lui-même lors d’une rencontre générale entre la coordination et le maire de la Commune VI du district de Bamako en date du 30 avril 2017 » précise le président de la coordination. « Nous informons l’ensemble des services techniques et décideurs que seule une équipe munie d’un mandat signé par le président de la coordination, Daouda Diarra ou sa personne, est habilitée d’agir en notre nom pour les travaux de morcellement dont nous estimons que nos espérances seront comblées et invite le maire de la Commune VI, Alou Coulibaly à agir en toute responsabilité avec les services techniques du domaine et de l’institut géographique du Mali (IGM) pour mettre les déguerpis dans leur droit après 22 ans » ajoute le président de la coordination.
Le conseil communal de la Commune VI ne l’entend pas de cette oreille. La mairie qui dispose le registre des déguerpis n’a pas voulu intervenir en pompier.

Le maire Alou Coulibaly s’est personnellement impliqué. Puis que, selon lui, après 22 ans ce débat ne doit plus être d’actualité. Accompagné des services judiciaires et de sécurité de sa Commune, Alou Coulibaly a rencontré les déguerpis sur le site. Il est revenu sur la question en insistant qu’il fera tout pour protéger la parcelle. « Je serai intraitable sur la question. Chacun sera mis dans ses droits. Aucun spéculateur ne viendra mettre les déguerpis dehors… »

R. Diakité

Le Débat du 10 Juillet 2017

 

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