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Édito : Gouverner, c’est écouter son peuple

A Bamako, Kayes, Mopti, Ségou, Dakar, New York, Paris…, les Maliens ont, encore protesté contre le projet de révision constitutionnelle en cours au Mali. Depuis des dizaines d’années, on n’avait jamais vu au Mali de manifestations telles que celles de ce 15 juillet. Selon les leaders de la Plateforme : « An tè, A Bana : Touche pas à ma constitution ! », ils étaient deux millions de Maliens dans les rues, au Mali et à l’étranger, pour exiger : le retrait du texte en sa forme actuelle et l’ouverture d’une large concertation des Forces Vives de la Nation en vue d’aboutir à l’adoption d’un texte consensuel, la libération des localités occupées et le retour de l’administration et de ses démembrements, le retour des forces armées et de sécurité dans lesdites localités pour garantir la tenue du scrutin dans des conditions de sécurité adéquates et la possibilité pour toutes les populations de l’intérieur et de l’extérieur de participer à cette consultation nationale.

Par cette démonstration de force, les Maliens invitent le président de la République à se pencher réellement sur les problèmes du pays qui sont, aujourd’hui, d’ordre sécuritaire, économique... Le pouvoir doit donc arrêter la manipulation des textes, les acrobaties et marchandages politiciens pour une révision de la constitution express sur le dos du peuple.

Ces différentes manifestations doivent amener le Président de la République à rectifier le tir en adoptant la seule mesure qui s’impose aujourd’hui pour l’unité et la cohésion au Mali : un retrait pur et simple du projet de révision constitutionnelle controversé, car gouverner, c’est avant tout écouter son peuple.

Madiassa Kaba Diakité

Le Républicain du 17 JUILLET 2017

 

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