Le Mali
Institutions
Coopération
Education
Art & Culture
Tourisme
Presse
Urbanisme
Horoscope
Météo
Formation
Editorial
Liens



 
  Sur le fil de l’actu...
Grève illimitée du Syndicat National de l’Enseignement Supérieur

La Faculté des Sciences Sociales et Gestion de Bamako se désolidarise des grévistes
Pour sauver l’année académique 2016-2017, la Faculté des Sciences Sociales et Gestion de Bamako (FSEG) a décidé de faire fi du mot d’ordre de grève illimitée du Syndicat National de l’Enseignement Supérieur(SNESUP). Au sein de cette faculté, les étudiants continuent de suivre normalement les cours.

Sur initiative du Dr Sékou Diakité, coordinateur du Master en communication appliquée au développement ((MEAD) et certains de ces collègues dont le Dr Issoufou Soumaila Mouleye, coordinateur adjoint du MEAD, la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion (FSEG) de l’Université des Sciences Sociales et Gestion de Bamako (USSGB), a abrité une conférence de presse sur la situation de la Fseg. Le chef de DER économie général, Dr Boubacar Sy, DER Gestion, Dr Salif Diop, DEr Analyse Quantitative politique et économique, Dr Babacar Soumaré, le comité Aeem de la faculté de même que le comité Snec (Syndicat national de l’éducation et de la culture) de ladite faculté qui soutiennent le Doyen de la Fseg, le Pr Papa Ousmane Kanté, étaient à leur côté. Le but, dit Dr Sékou Diakité, était d’éclairer les lanternes des uns et des autres sur les « diffamations malsaines » qui ont pour but de salir l’image de la faculté à l’endroit du Doyen, les DER, les vacataires, les étudiants.

Le principal conférencier, Dr Sékou Diakité, n’est pas allé avec le dos de la cuillère lors de la conférence qui a été axé sur le rappel du contexte des grèves de la Fseg, l’organisation des examens spéciaux, la restitution des cours aux enseignants permanents, les heures supplémentaires. Sur le contexte des grèves, il a rappelé celles déclenchées par le Snesup dont l’illimité du 20 mars 2017.

« C’est face à cette situation que le Doyen de la FSEG, au-delà de son appartenance syndicale différente et 6135 étudiants en 1ere année, ne pouvaient suivre ce mouvement au risque de compromettre définitivement cette année et avec des conséquences ingérables pour l’année prochaine, d’autant que la faculté recevra, selon les prévisions, le double de l’effectif de cette année », explique Dr Diakité. Une décision sage quand même, selon l’orateur, de la part du Doyen car les grèves ne peuvent pas rimer avec le système Licence Master Doctorat (LMD). S’agissant des examens spéciaux, souligne le conférencier, contrairement à ceux qui disent que le Doyen s’est tapé 250 millions de FCFA, c’est plutôt 6 550.000 Fcfa qui a été recouvré. « Pour le recouvrement de ce montant, le journal à souche du Trésor a été utilisé et le versement de fonds du quote-part suivant la ligne de crédit du 7 juin 2017 », dit-il. Par rapport à la restitution des cours aux enseignants permanents, le Dr Sékou Diakité, a dit que c’est soucieux des 6135 étudiants du semestre 1 et des 3080 étudiants du semestre 3, dut fait de la grève déclenchée le 4 avril par le Snesup, le Doyen de la Fseg, le Pr Ousmane Papa Kanté, a procédé à un réaménagement des emplois du temps de cours magistraux et travaux dirigés pour pallier à une insuffisance des chargés de cours.

C’est ainsi qu’il a eu recours en plus des enseignants permanents non-grévistes, à des enseignants vacataires notamment en statistiques. En ce qui concerne les heures supplémentaires, Dr Sékou Diakité a dit qu’aucun gréviste n’avait remis en cause les arrêtés des heures supplémentaires depuis 2011. « C’est pourquoi la remise en cause de l’arrêté des heures supplémentaires 2016-2017 est une sorte de diversion », dit-il.

Selon lui, la crise qui frappe l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique avec la grève illimitée du Syndicat de l’enseignement supérieur (Snesup), est la tergiversation du Recteur de l’Ussgb, le Pr Samba Diallo et son ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Mme Samaké Assétou Founè Migan sur le bras de fer entre le Snesup et le Doyen. Qui entre le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique doit répondre de la lenteur dans la résolution de la crise ? s’est interrogé Dr Sékou Diakité.

Hadama .B. Fofana

Le Républicain du 1er Août 2017

 

Dans la même rubrique :


© 1999-2017 - Afribone Mali SA - Tous droits réservés