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Marche reportée de la Plateforme « An tè A Bana » : « Les autorités se préparaient à réprimer la manifestation pacifique… »

Le report de la marche pacifique de la Plateforme « Antè A bana : touche pas à constitution » d’hier pour exiger la mise en accusation du président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) pour haute trahison n’a pas empêché les autorités maliennes de déployer un dispositif sécuritaire important sur les lieux où les Maliens étaient appelés à se réunir. Selon les partis politiques de l’opposition, cela constitue « des graves menaces sur les libertés ». En clair, disent-ils, les autorités se préparaient à réprimer la manifestation pacifique de la Plateforme.

Au Mali, la Plateforme « Antè A bana : touche pas à constitution ! » continue d’exiger le retrait pur et simple du projet de révision constitutionnelle en cours. Après l’expiration de son ultimatum le mardi 15 aout 2017 à minuit, elle devait tenir une marche pacifique le mercredi 16 aout pour exiger la mise en accusation du président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) pour haute trahison afin qu’il soit démis de ses fonctions.A la toute dernière minute, sur invitation des organisations de la société civile notamment les chefs religieux et coutumiers de Bamako, la Plateforme « Antè A bana : touche pas à constitution ! » a reporté cette marche au samedi.

Cela n’a pourtant pas empêché les autorités maliennes de déployer un dispositif sécuritaire important sur l’itinéraire de la marche des opposants à la tenue de la révision constitutionnelle au Mali. Dans une déclaration, en date du mercredi 16 juillet, l’opposition malienne dit avoir enregistré la lettre du Gouverneur du District de Bamako annonçant à la Plateforme de manière surprenante, en violation de la constitution, qu’elle interdisait la marche du 16 août.

Selon les partis politiques de l’opposition malienne, ils ont en outre, « noté l’important déploiement des forces de l’ordre au point de départ de la marche (la Place de l’Indépendance) dont l’objectif évident était d’empêcher la manifestation ». « La présence d’éléments de la FORSAT (force anti-terroriste) avec blindés, carabiniers armés jusqu’aux dents sur des toits et dotés de lunettes à longue portée a aussi été remarquée sur certaines artères de Bamako », selon eux. De leurs avis, « les autorités se préparaient à réprimer la manifestation pacifique de la Plateforme. » L’opposition malienne se dit inquiète de ces « menaces sur les libertés ».

Elle a mis en garde le président de la République et le Gouvernement contre les menaces qu’ils font peser sur la liberté de manifestation au Mali. « L’opposition dénonce un déploiement policier sans rapport avec la réalité d’une manifestation pacifique reportée. Elle prend à témoin le peuple malien et l’opinion internationale sur les menaces que le président IBK fait peser sur la démocratie malienne ». Les partis politiques de l’opposition rappellent qu’ils ont organisé deux marches en 2016 sans aucun incident.

Selon eux, ils ont participé aux manifestations du 17 juin, du 1er et du 15 juillet et à celle du 3 août qui ont mobilisé des centaines de milliers de personnes. « Sans aucune violence. Pas un feu rouge n’a été brisé », indiquent-ils. L’opposition met finalement en demeure le Gouvernement : « les partis politiques de l’opposition tiennent le Gouvernement pour seul responsable de toute dégradation de la situation sécuritaire résultant de la panique qui s’empare des cercles dirigeants. »

M.K. Diakité

Le Républicain du 17 Aout 2017

 

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