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  Dossier
Affaire NSIA-SYNABEF : Le droit de réponse du SYNABEF

Suite à la publication dans nos colonnes des explications de la direction de NSIA dans l’affaire qui l’oppose au Synabef (Affaire NSIA-SYNABEF/La Direction de NSIA met les points sur les ‘’i’’) le syndicat des banques nous a adressé son droit de réponse, que nous publions ici.

Suite à l’affaire qui oppose notre syndicat à la Direction Générale de NSIA, nous avons été surpris et écœuré de lire des gros mensonges, par voie de presse, courant semaine écoulée. Par respect pour vos nombreux lecteurs, nous allons faire l’économie des "petits mensonges" dont le récit de la Direction de NSIA, est truffé, pour ne mettre le doigt que sur les gros.

Premièrement : Contrairement au mensonge des dirigeants de NSIA, le Tribunal du travail de Bamako a jugé, sans ambages, que le SYNABEF jouit de la personnalité juridique en ces termes ; en voilà l’EXTRAIT : "sur quoi, nous juge des référés : que parallèlement le SYNABEF, syndicat professionnel et en tant que tel jouissant de la personnalité civile, peut exercer tous les droits réservés à Issiaka Traoré...".
Ce n’est pas notre opinion, c’est le juge qui le dit !
NSIA n’a qu’à publier le contraire !
Deuxièmement :
Contrairement aux fausses allégations des dirigeants de NSIA, le Tribunal du travail n’a jamais tranché que le SYNABEF est mal fondé. Il a tout simplement déclaré l’action irrecevable sur la forme au motif que l’adresse complète du SYNABEF ne figurait pas sur le courrier, conformément à l’article 2 CPCCS.

NSIA n’a qu’à publier le contraire !
Je reste convaincu que NSIA ne peut prouver le contraire, sans quoi il ne manquerait pas de moyens d’insérer 100 pages dans les colonnes de la presse.

Troisièmement : l’audience et le délibéré du Tribunal du travail ont eu lieu seulement bien après la grève, contrairement au mensonge grossier des dirigeants de NSIA qui affirment de façon éhontée que "... le SYNABEF a été débouté par le tribunal et que c’est la raison pour laquelle il a opté pour la grève".

Jugez-en vous même de la crédibilité de tels dirigeants !
La grève de 72 heures que nous avons observée eût lieu les 22, 23 et 24 août 2017 or la date du prononcé du jugement (délibéré) est bien le 04 septembre 2017 ; soit 10 jours après la grève !

Pourtant, les vrais faux responsables de NSIA n’ont pas eu honte de mentir publiquement, en affirmant, par voie de presse, que le syndicat a opté pour la grève après avoir été débouté par le tribunal !
C’est juste dans le but immoral de tenter de manipuler l’opinion publique et d’induire en erreur d’honnêtes citoyens que les responsables de NSIA ont inventé ces mensonges grossiers.
NSIA n’a qu’à publier le contraire !

Quatrièmement : les Dirigeants sans scrupule de NSIA déclarent publiquement (dans la presse) que la Direction Régionale du travail n’attendait que leur demande d’autorisation, sous la pression du SYNABEF, pour accorder cette autorisation de licenciement.

Au même moment, ces mêmes dirigeants prétendent, de surcroît, dans le même article de presse, qu’ils avaient formulé une demande d’autorisation préalable, conformément à la législation Malienne !
OUF !
Quelle élucubration intellectuelle !
Si la Direction Régionale du travail avait déjà reçu une demande d’autorisation, pourquoi demanderait-elle une 2ème demande d’autorisation ? Ou bien les dirigeants NSIA prennent les respectables lecteurs de ces organes de presse pour des NIAIS ?

Cinquièmement :
Contrairement aux affirmations mensongères des dirigeants de NSIA, les salariés de cette entreprise attendent, à ce jour, la régularisation intégrale de la réduction de l’ITS dont la revendication est à l’origine de la colère de NSIA. Ces dirigeants n’ont effectué qu’ une régularisation tardive et partielle (dossiers disponibles ) de cette réduction d’impôts dont tous les salariés des entreprises Maliennes ont bénéficié.
Comble de la méchanceté, c’est l’Etat qui a renoncé à cette partie d’impôts dont NSIA prive ses salariés !

Nous livrerons la suite des mensonges "très courts" de ces dirigeants amateurs dont tout le monde peut d’ores et déjà se faire une idée de la moralité à la lumière des mensonges d’amateurs ci-dessus.

IGNORANCE DANGEREUSE :
Il est très curieux de rencontrer un dirigeant d’entreprise comme celui de NSIA fier d’étaler son ignorance au grand jour en parlant de récépissé pour la création d’un syndicat ! Alors même que le juge l’a édifié dans son ordonnance sur les règles de création d’un syndicat professionnel. Ou peut-être, ils (dirigeants NSIA) estiment que le juge malien aussi est un "Magistrat de fait" comme ils ont traité le SYNABEF de "syndicat de fait " !

Ne pouvaient- ils pas (dirigeants NSIA ) se renseigner auprès de la Direction Nationale du travail ou même du Bureau International du Travail, avant de publier de telles énormités ?

A la lumière de ces bourdes, errements, contradictions, gros mensonges débités à tort et à travers, doit-on même écouter a fortiori lire les papiers de tels individus ?
Le SYNABEF, plus que jamais déterminé à faire respecter les droits et libertés syndicaux des travailleurs, ne se laissera point distraire par de telles diversions.
Le SYNABEF sait compter sur la bonne compréhension de tous.

Aguibou Bouare S.G SYNABEF

Du 21 Septembre 2017

 

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