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  Situation du pays
Déforestation dans la région de Sikasso : Plusieurs centaines d’hectares de forêt détruits chaque année

De nos jours, le réchauffement climatique est visible et réel. Au Mali, les effets de la déforestation sont de plus en plus désastreux, malgré la sensibilisation des autorités.
L’histoire nous apprend que la région de Sikasso en général et le cercle Koutiala en particulier, était une forêt dense où il y avait plusieurs espèces d’arbres et d’animaux. Ce territoire a été malheureusement ravagé par la déforestation.

Chaque jour, des centaines d’arbres sont abattus par les paysans de cette région pour en faire du charbon et le vendre dans les capitales régionales. Les agents des Eaux et Forêts en parlent peu. Alors que la déforestation est une réalité qui touche presque toutes les localités du Mali de nos jours.

La protection des forêts est un devoir civique. Sinon, les conséquences seront désastreuses. Cette situation est due à certaines pratiques néfastes contre lesquelles, les autorités ont du mal à lutter : chasse, exportation du bois vers les pays étrangers sous forme de statuettes, masques, instruments de musique….
Aujourd’hui, une grande partie de la population n’a pas encore compris que la déforestation est la cause de leurs difficultés. Dans certains villages de la région de Sikasso, les paysans pensent que le bois de la forêt est le seul moyen de leur survie après l’hivernage.

La population civile et les autorités administratives, à travers les agents des Eaux et Forêts ont un grand rôle à jouer dans la lutte contre ce fléau.
Selon les statistiques de la Direction Nationale des Eaux et Forêts, le Mali perd chaque année, 400.000 hectares de forêts à cause de la coupe, de la commercialisation et de l’utilisation du bois de chauffe et du charbon de bois.
Le défrichage agricole est à l’origine de la disparition de 100.000 ha de forêts par an. A ce rythme, l’on tend inexorablement vers la disparition totale des forêts au Mali. Les conséquences seront bien évidemment catastrophiques pour la vie des hommes et des animaux.

Autrefois, les besoins de couper un arbre étaient en général, sociaux ou culturels : le bois de chauffage, pour la fabrication des masques, d’instruments de musique ... Dans la plupart des cas, il s’agissait d’arbres déjà ‘’morts’’. L’abattage des arbres ainsi que l’espèce et le lieu étaient décidés par un conseil de sages. La commercialisation du bois de cuisine et du charbon de bois n’est que chose récente. 

Adama DAO

Tjikan du 03 Octobre 2017

 

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