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Front social : Les femmes compressées de l’Huicoma marcheront nues demain sur le Palais présidentiel

Pour réclamer leurs droits et la relance immédiate de l’Huilerie cotonnière du Mali (Huicoma), les femmes travailleuses compressées à la suite de la privatisation de cette unité industrielle ont annoncé hier de marcher en tenu d’Eve sur le palais présidentiel ce mercredi 11 octobre.

Plus de dix ans après sa privatisation, les compressés de l’Huicoma courent toujours derrière leurs droits. S’ils les réclamaient jusqu’ici de façon pacifique, les travailleurs à travers les femmes décident de changer de mode opératoire. Pour ce faire, elles envisagent de battre le pavé à Bamako le mercredi 11 octobre. La marche partira de l’ex ENA centrale et se terminera au Palais de Koulouba.

"Nous allons demander la situation de l’Huicoma à IBK. Nous lui exigerons le plan social des travailleurs licenciés et la relance immédiate des activités de la société pour que nous puissions travailler", a indiqué, Mme Touré Maman Cissé, présidente des femmes travailleuses de l’Huicoma au cours d’une conférence de presse. Tenue hier à la Maison de la Presse.

"Nous marcheront nues", a-t-elle insisté.
Selon Mme Touré Mama Cissé, la manifestation était prévue pour le 5 octobre, mais dès l’annonce explique-t-elle, le gouvernement a dépêché cinq ministres à Koulikoro parmi lesquels, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, le ministre de la Fonction publique, le ministre de la Promotion des Femmes, de l’Enfant et de la Famille et le ministre du Développement industriel. Après des propos rassurants, la marche a été suspendue pour les négociations.

"Les ministres nous ont invité à Bamako le 2 octobre pour faire le point de la situation, mais à notre grande surprise, ils ont refusé de nous recevoir à notre arrivé ici. Ce fut le même cas le mardi 3 octobre. Personne ne nous roulera encore dans la farine. C’est fini. Nous marcherons jusqu’à ce que nous soyons mis dans nos droits", a ajouté Mme Touré.

Mme Touré a affirmé que pendant sa campagne à Koulikoro en 2013, Ibrahim Boubacar Kéita a juré aux travailleurs de leur remettre dans leurs droits, une fois élu président de la République. " Quatre ans après son élection, notre situation demeure intacte", a-t-elle regretté. "Mieux, lors de son passage à Koulikoro le 30 juin 2017, il a rassuré les femmes de régler la situation dans les jours qui viennent, mais rien n’a encore changé. Ne nous pouvons plus rester comme ça", a poursuivi la présidente des femmes travailleuses de l’Huicoma.

Les femmes travailleuses de l’Huicoma ne marcheront pas seules le mercredi. Elles seront accompagnées par la société civile de Koulikoro, le collectif des travailleurs compressés de l’Huicoma et le Conseil communal de la jeunesse de Koulikoro. Les représentants de ces différentes organisations ont pris part à la conférence de presse délocalisée à Bamako. Aussi, des femmes de Koutiala et Kita seront au rendez-vous.
Les travailleurs compressés sont environ 1200 personnes qui réclament plus de 8 milliards de FCFA à l’Etat malien. Elles ont été licenciées en 2005 à la suite de la privatisation de la société.

Maliki Diallo

L’Indicateur du Renouveau du 10 Octobre 2017

 

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