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Contestation du calendrier électoral en RDC : Va-t-il pleuvoir sur Kinshasa ?

Après la publication du calendrier électoral qui prévoit la tenue de la présidentielle le 23 décembre 2018, l’opposition politique congolaise, quoique traversée par des querelles picrocholines, n’entend pas baisser les bras. Pour elle, passé le délai du 31 décembre 2017, date initialement retenue pour les élections générales à l’issue des pourparlers conduits par la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), le président Joseph Kabila doit débarrasser le plancher. C’est pourquoi elle a entrepris des actions d’envergure visant à provoquer l’alternance en RDC. Et cela commence par cet appel à manifester sur toute l’étendue du territoire national ce 15 novembre 2017, avec pour slogan : « Chacun dans sa rue, son quartier, etc. ». Ce 15 novembre, rappelons-le, est aussi la date butoir que l’opposition, soutenue par une partie de la société civile, a donnée aux ministres, députés, sénateurs, diplomates, officiers, gouverneurs, magistrats,… pour tourner le dos à Kabila et faire allégeance au peuple. Passé ce délai, le peuple tirera toutes les conséquences vis-à-vis de ceux qui auront choisi de continuer à servir le régime en place aux abois. Car, au sortir de la journée de protestation du 15 novembre, l’opposition et la société civile prévoient, si rien n’est fait, des manifestations non-stop à partir du 28 novembre prochain et ce, jusqu’au départ de Kabila du pouvoir avec un blocus généralisé au niveau des écoles, universités, aéroports, ports, routes, etc. Autant le dire, avec cet énième report de la présidentielle congolaise, on peut dire, toutes proportions gardées, que la RDC entre dans une nouvelle période d’incertitudes avec son lot de violences.

Kabila est dans la logique du pis-aller

Déjà en proie à de multiples remous sociaux, le pays risque de sombrer une nouvelle fois dans le chaos, avec à la clé des cadavres sur le carreau ; et tout ceci du fait de la boulimie du pouvoir d’un homme : Joseph Kabila. Dès lors, on comprend pourquoi les Nations unies ont commencé à tirer la sonnette d’alarme ; elles qui, à la veille de la manifestation de l’opposition, ont mis en garde le régime de Kinshasa contre d’éventuelles dérives. Morceau choisi : « La MONUSCO se réserve le droit d’observer les évènements et de rapporter d’éventuelles violations des droits de l’Homme », a prévenu le patron de la Mission des Nations unies en République démocratique du Congo. A juste titre d’ailleurs !

Car, Kabila, il faut le dire, est dans la logique du pis-aller, si fait qu’il n’hésitera pas à réprimer dans le sang, les manifestations de l’opposition et de la société civile. Et quand bien même il le ferait, il pourrait se prévaloir du soutien des Etats-Unis qui, au lendemain de la publication du calendrier électoral, s’en félicitaient tout en appelant les différentes parties au calme et à la retenue.

En tout cas, s’il ne s’agit pas là d’une caution apportée au régime de Kabila, cela y ressemble fort. Du reste, si l’on devrait employer les mots justes, on parlerait tout simplement d’hypocrisie coupable de la part du pays de Donald Trump. Car, on ne le sait que trop bien. Si l’opposition congolaise, par extraordinaire, réussit à chasser Kabila avant décembre 2018, la communauté internationale, avec à sa tête les Etats-Unis, sera la première à s’en féliciter.

B.O

Source : Lepays.bf

14 novembre 2017

 

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