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Destruction des mausolées de Tombouctou : « Il était de mon devoir de combattre les pratiques contraires à l’islam »

Ahmad Al Faqi Al Mahdi a été reconnu coupable par la Cour pénale internationale (CPI) de crime de guerre pour avoir dirigé, en juin et juillet 2012, la destruction de dix monuments à Tombouctou. Le Courrier de l’Unesco l’a interviewé, dans sa prison à La Haye. Jeune Afrique retranscrit cet entretien exceptionnel.

Ahmad Al Faqi Al Mahdi a été reconnu coupable de crime de guerre et condamné à 9 ans de prison par la CPI, le 22 août 2017, pour avoir dirigé intentionnellement les attaques qui ont engendré, en juin et juillet 2012, la destruction de dix monuments à Tombouctou, classé au patrimoine mondial de l’Unesco. C’est la première fois que la Cour pénale internationale est saisie d’une plainte portant sur la destruction de monuments culturels, et qu’elle qualifie ces actes de crimes de guerre.

Qu’est-ce qui a mené cet enseignant malien issu d’une tribu touareg, pourtant apprécié par les membres de sa communauté et les habitants de Tombouctou où il s’est installé en 2006, à se retourner contre ses compatriotes et coreligionnaires ? Comment un homme instruit et éduqué dans les préceptes de l’islam soufi, en est-il arrivé à commettre un tel crime à l’encontre de cette même école de l’islam africain ? Qu’est-ce qui a provoqué son basculement dans le giron de l’islamisme politique radical et dans la violence ? Où se situe le point de rupture ?

Pour tenter de répondre à ces questions, le Courrier de l’Unesco* l’a rencontré au centre de détention de la CPI à La Haye et a remonté le fil de son parcours, depuis son enfance dans le désert du Nord du Mali, son errance avec sa famille dans les camps de réfugiés touareg en Mauritanie et en Algérie, son enrôlement dans l’armée libyenne, jusqu’à son retour dans son pays, le Mali, où il avait fini par trouver, à Tombouctou, une réponse relative à sa quête de stabilité et de reconnaissance… Jusqu’à l’éclatement de la rébellion dans le nord du pays.

Ayant reconnu les faits incriminés et sa responsabilité en plaidant coupable, il livre dans cet entretien exclusif, au-delà de son parcours individuel, les réalités sociales et culturelles complexes qui engendrent depuis plus d’un demi-siècle, tensions et conflits dans le nord du Mali. Un contexte dans lequel se sont engouffrés aussi bien les mouvements indépendantistes radicaux à obédience islamiste que le djihadisme international. Lire la suite...

Jeune Afrique Du 21 Novembre 2017

 

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