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Campagne de vaccination contre le tétanos maternel et néonatal : La commune rurale de Ouélésebougou donne le ton

Financée par l’Unicef à hauteur de 183 349 863 millions de F CFA, cette campagne concernera 1 791 942 femmes en âge de procréer et mobilisera 8 496 agents et vaccinateurs pour l’administration de 2 064 180 doses de vaccins.

Cette année, c’est la commune rurale de Ouélessebougou qui a abrité le lancement de la campagne nationale de vaccination contre le tétanos maternel et néonatal. C’était le lundi 20 novembre dernier sous la présidence du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Pr Samba Ousmane Sow. Etaient également présents : les représentants de l’Unicef au Mali M. Felix Ackebo, de l’Oms M. Abdoul Karim Sidibé, le maire de ladite commune Yaya Samaké, le préfet de Kati, le représentant du gouverneur de Koulikoro, les membres du cabinet, le directeur régional du district sanitaire etc.

S’étalant du 20 au 26 de ce mois, cette campagne va se dérouler dans 33 districts sanitaires à haut risque. Ceux-ci ont été sélectionnés à partir de critères précis et se répartissent dans toutes les régions du pays excepté Bamako et Taoudeni. Elle intervient après plusieurs autres campagnes, qui n’ont pas permis d’éliminer définitivement la maladie. Ainsi, après une évaluation du tétanos maternel et néonatal, ayant permis d’identifier 37 districtsà haut risque, les plus hautes autorités ont jugé nécessaire de continuer avec les campagnes de vaccination.

Selon le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, depuis que l’Oms a inscrit dans son agenda l’élimination de cette maladie, le Mali a fourni d’importants efforts dans ce sens. Notre pays a élaboré et mis en œuvre un plan d’élimination 2002-2005 qui a concerné tous les cercles du pays, exceptés les communes du district de Bamako jugées alors d’avoir un taux d’accouchement assisté satisfaisant. Ceux-ci ont concerné entre autres : la promotion de l’accouchement propre ; la vaccination des femmes enceintes en PEV de routine ; l’organisation de campagnes de vaccination avec l’anatoxine tétanique en deux tours suivies d’une campagne de rappel chez les femmes en âge de procréer. 

Mais, à en croire Pr Samba Ousmane Sow, le tétanos constitue de nos jours un fléau dans plusieurs contrées du monde dont notre pays. Il a rappelé qu’en 1988, le tétanos était responsable d’environ 800 000 décès de nouveau-nés. Cela a causé une incidence plus élevée que la norme au niveau des districts sanitaires de plus de 90 pays dans le monde. Une telle situation représente la cause de 14% de tous les décès d’enfants de moins d’un mois. S’agissant du tétanos maternel, il peut-être attribué à des pratiques insalubres pendant l’accouchement ou un avortement clandestin. Quant au tétanos néonatal, il constitue un mal silencieux, car il touche une frange de la population à laquelle peu d’attention est accordée.

Auparavant, le représentant de l’Oms a rappelé les modes de transmission de la maladie. Le tétanos a t-il expliqué, est dû à une bactérie qui se développe en l’absence d’oxygène, c’est-à-dire dans des plaies sales ou dans le cordon ombilical s’il n’est pas nettoyé correctement. Cette bactérie produit une toxine pouvant entrainer de graves complications ou la mort. C’est pourquoi, à la fin de 2016, l’Oms avait introduit un vaccin pour lutter contre le tétanos maternel ou néonatal dans plus de 106 pays du monde. Par ce vaccin, 84% des nouveau-nés étaient protégés.

Pour sa le représentant de l’Unicef dira que pour bien grandir, l’enfant a besoin de naitre en bonne santé et cela ne pourra être possible que si sa mère était en bonne santé tout le long de la grossesse. Aussi, l’accouchement devrait se dérouler dans les conditions d’hygiène, assisté d’un personnel qualifié, capable de gérer les éventuelles complications. Et Abdoul Karim Sidibé d’ajouter que le germe du tétanos prospère et se transmet dans de mauvaises conditions d’hygiène. Un vaccin peu couteux permet de prévenir cette maladie.

Le maire Yaya Samaké, pour sa part, a adressé un chapelet de doléances au ministre par rapport à un manque crucial d’infrastructures sanitaires et de personnel qualifié dans les différents centres de santé communautaire de sa commune. « A ce jour, les indicateurs en matière de vaccination demeurent faibles avec respectivement un taux de tétanos diphtérie de Td1 DE 42% et Td2 de 50%. A ce niveau des efforts importants restent à consentir pour être à hauteur de l’objectif national et pour le bien-être des habitants pour améliorer l’accès et l’utilisation des services de santé » a-t-il ajouté.

Diakalia M Dembélé
Envoyé spécia

Le 22 Septembre du 23 Novembre 2017

 

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