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Campagne agricole 2017-2018 : Le CILSS demande aux Etats d’aider les populations

Des experts ont constaté une fin de campagne mitigée dans le Sahel avec en perspective une soudure pastorale précoce et très difficile en Afrique de l’Ouest. Les résultats de la campagne ont été communiqués lors d’une réunion de concertation à Bamako le 29 novembre. Le centre régional AGRHYMET demande ainsi aux Etats d’appliquer les recommandations issues de la réunion de Bamako.

Sur le plan de la pluviométrie, les cumuls saisonniers ont été globalement normaux à excédentaires dans l région. Mais la mauvaise répartition et l’arrêt précoce des pluies ont affecté par endroits les cultures et la production de biomasse au Tchad, au Niger, au Burkina Faso, au Sénégal, en Mauritanie et en Gambie. Cette situation est plus dramatique au Cap Vert où les pluies ont été rares, selon les experts.

La situation hydrologique est marquée par les écoulements déficitaires sur les hauts bassins des fleuves Sénégal et Niger, mais excédentaires sur les autres bassins, en particulier le bassin du Lac Tchad. Cette situation aura comme impacts : un faible niveau d’extension des cultures de décrue dans la basse vallée du Sénégal, une extension limitée de la crue du Delta intérieur du Niger au Mali créant des conditions peu favorables pour les cultures irriguées et la pisciculture dans cette partie stratégique du bassin Niger.

Dans certaines parties de région, les cultures ont souffert des stress hydriques liés aux séquences sèches et à l’arrêt précoce des pluies. Ainsi, les productions céréalières attendues sont estimées à 68, 3 millions de tonnes, soit une hausse de 4% par rapport à la campagne 2016-2017. Les productions fourragères restent très faibles et quasi inexistant dans les grandes zones d’élevage en Mauritanie, au Nord du Sénégal, au Sahel Burkinabé et à par endroits au Mali.

Pour prévenir les risques liés à ces déficits, les experts du CILSS exhortent les gouvernements à appliquer leurs recommandations. Les Etats sont invités surtout à faciliter la libre circulation des transhumants transfrontaliers et leurs troupeaux, à s’investir immédiatement dans l’élaboration et la mise en œuvre des plans de réponse pour assister les populations en crise et d’urgence alimentaire pour empêcher la dégradation des moyens d’existence des populations.

Soumaila T. Diarra

Le Républicain du 30 Novembre 2017

 

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