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Répression policière contre les manifestants : Soumaïla Cissé accuse le pouvoir

Dans une déclaration suite aux événements du 2 juin 2018 à Bamako, Soumaïla Cissé, candidat à l’élection présidentielle du 29 juillet 2018, accuse le pouvoir actuel d’avoir orchestré ces violences et les services de sécurité du Premier Ministre d’avoir tiré à balles réelles sur des manifestants. Nous proposons l’intégralité de la déclaration !

C’est avec la plus grande détermination que je dénonce vigoureusement les actes de violences commis hier (samedi 2 juin) dans les rues de Bamako sur des militants pacifiques, dont le seul tort est de vouloir l’alternance à l’occasion de la prochaine élection présidentielle.

C’est avec force que j’accuse le pouvoir actuel d’avoir orchestré ces violences et les services de sécurité du Premier Ministre d’avoir tiré à balles réelles sur des manifestants.

À cette heure, le bilan est d’une quinzaine de blessés, dont certains gravement. Moi-même, chef de file de l’opposition et candidat à l’élection présidentielle, j’ai été visé personnellement à trois reprises par des tirs de grenades.

Acculé et désespéré, le pouvoir ne recule devant rien. Il est incapable de ramener la paix et la sécurité dans le Nord et le Centre du pays. À Bamako, il matraque, il tire, il réprime... Cette situation est intolérable. Les Maliens attachés aux Droits de l’Homme et au respect des libertés ne peuvent le supporter.

Je vous promets de lutter avec toute mon énergie pour en finir avec ce pouvoir qui après avoir été incapable et incompétent, corrompu et inconséquent, devient à présent liberticide et oppresseur.

Ensemble, nous allons restaurer l’espoir à l’occasion de la prochaine élection présidentielle du 29 juillet. Hier (samedi 2 juin), le pouvoir a commis une faute historique, il sera sanctionné par les urnes.
Il faut donc à présent nous mobiliser pour porter cette alternance et cet espoir. Restons calmes, pacifiques mais déterminés. Nous ne lâcherons rien. Nous ne laisserons rien passer.

Ce qui s’est passé le samedi 2 juin est à l’image de ce qui nous attend. Le pouvoir sortant est prêt à tout pour rester. Il procède par la censure à l’ORTM. Depuis samedi, il a opté pour la violence dans les rues de Bamako. Demain, il va tenter la fraude électorale.

Solennellement, j’en appelle donc à tous les Maliens pour résister pacifiquement. J’en appelle également à la communauté internationale, à nos amis et nos voisins : le Mali est au bord du chaos. Il faut en urgence ramener ce pouvoir à la raison pour qu’il accepte le verdict des urnes le 29 juillet prochain.

Tous ensemble, unis et solidaires, restaurons l’espoir !
Que Dieu bénisse le Mali !
Dimanche 3 juin 2018
Soumaïla Cissé

Le Débat du 04 Juin 2018

 

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