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Campagne jigisigi : Mieux outiller les femmes pour la santé maternelle et néonatale

Au Mali, il ressort que le taux d’effectivité d’au moins 4 consultations prénatales (CPN) reste encore faible malgré les efforts déployés par le gouvernement et ses partenaires. Selon l’EDS-MV 2012-2013 : 41% des femmes en âge de procréer ont fait 4 Cpn au cours de leur dernière grossesse ; une femme sur quatre (25 %) a fait sa première visite avant le quatrième mois de grossesse ; 25% des femmes ayant eu une naissance vivante au cours des trois années ayant précédé l’enquête n’avaient pas reçu de soins prénatals.

Et 37 % des femmes ont reçu au moins deux injections de vaccin antitétanique au cours de leur dernière grossesse ; 31 % des enfants de 12-23 mois ont été complètement vaccinés avant l’âge de 12 mois ; un tiers des enfants de moins de 6 mois (33 %) sont exclusivement allaités. Des facteurs qui ont un impact sur les taux de mortalité maternelle et néonatale.

Parmi ces facteurs, on peut citer : la faible communication au sein du couple et la faible implication des hommes sur les questions de santé maternelle, néonatale et infantile ; le faible soutien social à la femme pour la prise en charge des problèmes de santé maternelle, néonatale et infantile ; la faiblesse des moyens financiers et l’absence des soins de santé dans les priorités de dépenses de la famille.
Il y a également l’existence de normes et pratiques sociales qui nuisent à la femme et à l’enfant ; la dépendance économique de la femme ; le faible accès aux informations et aux services. Afin d’apporter une réponse globale en termes de communication et de création de la demande, le ministère de la Santé en collaboration avec les projets USAID (financier) et Keneya Jemu Kan (KJK) metteur en œuvre, ont décidé de la réalisation de la première campagne de communication entièrement dédiée à la santé maternelle et néonatale à travers la plateforme globale de communication pour la santé jigisigi.

D’où le lancement ce mardi 12 juin 2018 à, à l’Hôtel Sheraton de Bamako, par Dr Berthé Mohamed, représentant le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, en compagnie de la directrice adjointe de l’équipe santé de l’Usaid au Mali, Mme Karen Koprince, du maire de la Commune IV, Adama Béréthé, de la campagne nationale sur la santé maternelle, néonatale et infantile « JIGIGSIGI ».

Un des projets bilatéraux financé par l’Usaid pour cinq ans et mis en œuvre par le projet keneya Jemu Kan (Kjk). Le projet Kjk, dit sa directrice Mme Alimatou Maiga, vise à susciter des améliorations durables dans la santé par l’utilisation accrue de services de santé à grand impact et l’adoption de comportements sains. Il comprend trois composantes clés : la Communication pour le changement social et de comportement (Ccsc), le Marketing social (MS) des produits et services de santé et le renforcement des capacités institutionnelles d’entités gouvernementales et des Ong.
A terme, dit-elle, le projet souhaite atteindre trois résultats fondamentaux : adoption accrue de comportements de santé clés, demande et utilisation accrues des services de santé à grand impact et des produits de santé connexes au niveau de la communauté et des ménages dans les zones géographiques ciblées par l’Usaid ; Capacité démontrée (des structures gouvernementales et Ong lead renforcés) pour conduire la recherche, conception, le pré-test, mise en œuvre et évaluation des activités de Ccsc et de MS ; disponibilité accrue des produits et services de santé à haut impact du marketing social.

Les objectifs de communication de la campagne, ajoute la directrice de KJK, est d’ici décembre 2019 que la campagne de communication jigisigi santé maternelle et néonatale aide à atteindre les objectifs d’amélioration des connaissances, attitudes et comportements.

Plusieurs activités sont prévues comme l’organisation de causeries éducatives sur des thématiques de santé maternelle et néonatale dans des districts, diffusions sur les antennes des radios, des TV sur les réseaux sociaux pour fournir des informations clés qui changent les comportements au sujet de la santé maternelle et néonatale pour que soient sauvées des vies.

Hadama B. Fofana
Le Républicain du 20 Juin 2018

 

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