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08 Mars : 8 femmes qui ont su le fêter tous les jours

Le 08 Mars n’est pas la journée du pagne qui en est dédié, ni la fête de la mère, ni de la femme en général mais une journée pour faire le bilan des luttes menées. Elle permet de rafraîchir la mémoire sur le chemin qui reste à parcourir en matière d’égalité et d’équité des sexes, mais aussi de célébrer celles qui ont su casser les codes du patriarcat. C’est donc l’occasion pour nous de rappeler les actions de 08 braves dames qui ont su mettre en place leur business créateur de valeur, pour générer non seulement du revenu mais aussi de l’emploi.

Mais avant… Lutte contre les mutilations génitales, discrimination professionnelle, inégalité salariale entre homme et femme, mariage précoce, analphabétisation, viol...Tous ses défis à relever pour la gent féminine. Malgré tout, elle reste vent debout pour l’acquisition de ses droits en tant qu’entité Humaine et non-féminine. Faut-il rappeler ici l’historique du 08 Mars. Au début du XXe siècle, des femmes de tous les pays s’unissent pour défendre leurs droits. Une date à l’origine protestataire des conditions défavorables dans laquelle vivaient les femmes occidentales durant le début du XXe siècle. Après de nombreuses luttes acharnées, c’est en 1945 que la Journée internationale des femmes devient une tradition dans le monde entier. Mais elle a officiellement été reconnue que dans les années 70 par les Nations Unies, en 1977, puis en 1982 par la France.

Zoom sur 8 femmes, briseuses des codes sociales...

Coumba Bah, présentatrice-radio, communicante et activiste pour la cause de la femme

Coumba bah se targue aujourd’hui d’être une spécialiste en communication-genre, pour avoir été chargée de communication et de partenariats auprès de l’ONU-Femmes au Mali de 2014 à 2017 et aujourd’hui animatrice d’une émission radio dénommée “Mussoya” qui s’incarne en une plaidoirie pour la cause de la femme au Mali. Coumba bah est aussi une activiste dans le cœur et dans l’âme ! Elle participe à plusieurs initiatives citoyennes, particulièrement celles traitant des questions de la jeunesse et des femmes. C’est ainsi qu’elle a initié la plateforme GEMACO - Génération Malienne Consciente et l’Association SOS Démocratie- en 2012. Membre de plusieurs commissions techniques, elle a aussi été jury et mentore de plusieurs programmes, tels que « Demisew Joyoro », « Mali Dambé », « l’Instant Thé », « WomanTechMackers », « l’Association des Jeunes Filles de la Société Civile et des Parties Politiques ».

Rokia Diakité dite Rose, coach conjugal, auteure et conférencière

Rose Diakité est réputée être une dame des plus coquettes du Mali. Ce statut n’est pas anodin, car elle s’incarne aujourd’hui en une des meilleurs coachs conjugaux réputées du pays. Elle est, coach conjugal, auteure, conférencière et directrice commerciale des produits “ Adja bani Kebe”. Mme Rose Diakité commercialise également des produits de séduction ( encens, ceinture en perle, petit pagne...) pour rallumer la flamme entre les couples rencontrant des difficultés. Son parcours n’a pas été des plus simples à cause de sa mobilité réduite. Elle a fait des études et a obtenu son bachelor en MIAGE ( Méthode Informatique Appliquée à la Gestion d’Entreprise) au Mali. Après s’être lancée dans l’entreprenariat en 1996, elle décide d’aider sa mère, Adja bani Kebe, dans la commercialisation de ses produits. Rose est auteur du livre “ Réussir sa vie de couple”, vendu dans le monde à 3000 exemplaires. Pour elle, “ c ’est un guide qu’on peut utiliser dans les moments de confusion ou de solitude, pour trouver des pistes de solution pour son couple”. Le coaching est d’une efficacité indéniable, selon elle. “ Le coach, on en a toujours besoin, que ce soit en couple ou pas.

Nabou Fall, écrivaine, entrepreneure, blogueuse, coach, MC

La dame d’une grande prestance a su faire de sa vie, un rêve accompli. Un sens aigu des affaires, pétillante et brave, la CEO de Vizeo est une femme qui inspire plus d’une sur le continent et au-delà. Elle se bat pour faire taire les préjugés à l’encontre de la femme ! On la sait très engagée pour la cause de la femme. D’ailleurs elle est mentor et membre d’honneur de l’association "Actives" en Côte-d’Ivoire. Elle est aussi depuis Septembre 2018 la Présidente du Women Investment Club en Côte-d’Ivoire. Elle a aussi publié son livre “ Évasion Virtuelle” qui est un roman de la femme qui ose prendre son destin en main et se réaliser en assumant ses choix et en osant être elle-même. Diplômée en Génie Informatique option systèmes et réseaux de communication de l’Ecole Supérieur de Génie Informatique de Paris, Nabou Fall est aussi titulaire d’un Master en finance et organisation des entreprises de l’ISG Paris ainsi qu’un certificat en leadership féminin de Harvard Business School.

Aïssata Diakité, DG de Zabban Holding

Sa promotrice, Aïssata Diakité a su saisir une opportunité qui lui vaut la chandelle aujourd’hui. Elle est ingénieure en agro-business et dit être née avec l’idée de son entreprise Zabbaan, une marque de jus. L’entreprise est classée aujourd’hui parmi les meilleures entreprises agroalimentaires innovantes d’Afrique. Zabban holding possède une gamme de 10 produits aux goûts fruités issue du Mali. Chaque jus porte un nom, un parfum et une couleur qui lui est propre. Un coup de marketing de l’expert ! Les produits Zabban sont au prix imbattable de 300 franc CFA, donc accessible à toute couche sociale. Aujourd’hui, elle est exportée dans certains pays de la sous-région (le Bénin, le Niger, le Burkina Faso et le Togo), et aussi vers la France avec une e-boutique dédié à la livraison, l’objectif de Zabban holding est d’être présent dans toutes les grandes capitales de l’Afrique de l’ouest d’ici l’année 2020.

Nabou Touré, DG des produits “Karismetique”,

C’ est une femme avec plusieurs cordes à son arc. Après un Master en Science politique à l’Ispric (Institut des Sciences Politiques, Relations Internationales et de Communication), elle décida de s’initier au monde du développement personnel et au leadership. Ce qui lui forgea une forte personnalité, avec l’ambition de bâtir son propre empire. Ceci après 10 ans de carrière, notamment dans le journalisme à “Liberté Télévision”, en tant que journaliste de terrain puis directrice de l’information. Sans oublier son brillant parcours à Africable télévision en tant que présentatrice du JT de 19h30. Son empire, Karismetique s.a.s, a pullulé tout doucement après mûre réflexion. Son engagement à valoriser le “Made in Africa” mais aussi à garder le naturel en toute circonstance, l’a poussée à créer la marque “Karismetique”, désormais déposée . Une marque de produit cosmétique à base de pur beurre de karité malien, vendu notamment dans les supermarchés et pharmacies de la place. Pour elle, “ le naturel est la raison d’être de Karismetique “ ! La gamme de produit cosmétique s’est désormais taillée une part du lion dans le marché du cosmétique malien, avec l’ambition imprenable de conquérir un marché africain, encore bourré de produits toxiques.

Mariah Bocoum, créatrice de mode “Les péchés Mignons&#8221 ;

C’est l’une des grandes figures de la mode Malienne. Avec elle, le Mali aura trouvé sa “Donatella Versace”. Sa maison de création “Les Péchés Mignons”, est très réputée dans le milieu de la mode et représente vaillamment le Mali lors des défilés de mode à travers le monde. Chouchoutée dans la mode malienne par Chris Seydou, elle a su s’entourer de personnalités influentes comme sa petite sœur Inna Modja, chanteuse Franco-malienne. Les créations de Maria Bocoum sont faites de tissus fabriqués localement : Bogolan, wax. Elle va jusqu’à proposer des sacs, chaussures et d’autres articles imprimés tissu local à sa clientèle friande de la mode afro-chic. Parmi ses collections : « Mali Donko », « Tombouctou » « Toguna ». Si la première célèbre le “Bogolan”, la seconde exploite les tissus traditionnels de Tombouctou et le dernier promeut la cotonnade de la culture dogon. Son engagement l’a poussé à créer un groupement professionnel des opérateurs de la Mode afin de plus valoriser la culture malienne à l’international

Daraja Haïdara, présidente de “Al Barka”,une association humanitaire

Le cœur sur la main, elle ouvre son association humanitaire Al Barka pour aider les plus démunis, dans le but de, selon elle, “DONNER LE SOURIRE À CEUX QUI N’EN ONT PAS “. Une devise seyante à Madame Daraja Haïdara, connue pour son inextinguible sourire malgré les multiples engagements qui lui incombent. Pour être : La CEO de “ Al Barka “ et de la coopérative Agricole ZoulfAgri, membre du réseau des professionnels du protocole et des relations publiques et de l’organisation de jeunes “Global Shaper”. Des tâches qu’elle accomplit avec dextérité. S’inspirer du parcours de Daraja Haïdara, c’est savoir se doter de ces qualités qui l’incarnent : Courage, Persévérance, Partage. Trois qualités qui selon elle la définissent entièrement : “ Le courage est mon arme principale, la persévérance me permet d’aller au delà des défis que je me pose et le partage est un mot qui rime avec mon quotidien, comme j’aime si bien le dire : n’attendons pas de tout avoir afin de partager, partageons le peu que nous possédons et le monde sera meilleur “.

Seynabou Dieng Traoré, entrepreneuse en Agrobusiness

L’entreprise MAYA, créée par Seynabou Dieng est une société malienne qui produit des sauces, des marinades avec des saveurs locales succulentes ! Selon selle, leur mission “consiste à offrir aux femmes africaines des produits sains, savoureux, faciles à utiliser afin qu’elles puissent gagner du temps en cuisine et pouvoir diversifier l’alimentation de toute la famille. Nos préparations sont toutes réalisées à base de recettes familiales dans le respect de nos traditions culinaires locales”. De surcroît, ses produits sont tous issus de l’agriculture locale pour ; d’un côté diminuer les pertes des vendeuses au détail et d’un autre côté pour sauvegarder le côté 100% made in Mali. L’entreprise Maya est ambitieuse. Elle compte faire entendre sa voix dans toute l’Afrique, à commencer par le Burkina faso et le Sénégal où elle s’est déjà implantée. Des produits pas chers ( entre 750 à 1500 FCA) et surtout pratiques pour une clientèle de toute classe sociale qu’elle veut : satisfaite et surtout engagée pour “le consommer local”.

Aïssata Keïta
Bamako, le 08 Mars 2019
©AFRIBONE

 

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