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5e édition du SAJE-UEMOA : Du partage d’expérience à l’innovation dans le secteur entrepreneurial

Depuis le samedi 24 Novembre, Bamako est la plate tournante des jeunes entrepreneurs de la zone UEMOA. Le président de la commission d’organisation de la cinquième édition du salon Idrissa Coulibaly et son équipe ont réussi à faire de la capitale une plateforme de rencontre entre les entrepreneurs de la sous-région soucieux de rencontrer des profils intéressants et de partager leurs expériences à qui veut entendre. Pour les jeunes souhaitant mener une riche carrière et de bâtir des entreprises solides de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africain (UEMOA), c’était le lieu propice.

En présence de plusieurs personnalités comme M. Mamadou Moustapha Barro, représentant résident de l’UEMOA au Mali, des ambassadeurs de certains pays de l’UEMOA, M.Ibrahima Théo Lam entrepreneur, chercheur-enseignant dans le domaine de l’entreprenariat et auteur, la coach personnelle Mariam Inna Kanouté, Mlle Fourera, Seynabou Dieng Traoré etc...Une pléthore d’invités alliée à la multiplicité des activités ont fait de ce salon un lieu de networking par excellence.

Le thème retenu pour cette 5e édition “Oser le partenariat inter-entreprises PME-PMI”. Au palais de la culture Amadou Hampâté Bâ, plusieurs exposants étaient sur place afin de montrer le savoir-faire malien aux entrepreneurs des 4 coins de la zone UEMOA qui ont fait le déplacement. Selon Idrissa Coulibaly : « Le salon des jeunes entrepreneurs de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africain (SAJE-UEMOA) est un plateau d’échange et de partage d’expériences pour les jeunes de cet espace afin de leur permettre de faire bouger les lignes, de donner de la visibilité aux jeunes , de s’inspirer des exemples de réussites d’autres jeunes afin d’établir des entreprises sur des bases solides ».

Un espace de réflexion sur le chômage et l’échec des startups

Lors d’un panel sur le thème de “ comment préparer son insertion professionnelle” animé par M.Ibrahima théo Lam, les invités ont pris connaissance de ses réflexions autour de la problématique sur notamment, l’inadéquation de la formation au marché de l’emploi. M.Lam se refuse d’ailleurs cette analyse. Il prétend que l’inadéquation se trouve plus entre la formation et le profil de l’entrepreneur, mais aussi la qualité de l’enseignement. En évoquant son expérience entrepreneuriale, il faisait partager des analyses pertinentes sur la base du chômage des jeunes africains aujourd’hui qui se trouve fondamentalement au niveau de “la formation, du choix de l’orientation et de la réorientation, de la méconnaissance du marché etc...”. Le discours qui indexe et accuse uniquement l’Etat n’est pas de son ressort : “ J’enseigne en France et en Afrique avec exactement le même programme qu’en Afrique. Pourquoi l’étudiant français a des aptitudes réelles en entreprise contrairement à l’étudiant africain ? Inadéquation veut dire que c’est mauvais, sur cela je ne suis pas d’accord ! Sur le fait que l’emploi et la formation ne se croisent jamais, qu’ils sont en situation de parallélisme, et qui doivent se rencontrer pour former l’employabilité, dirai-je que ce n’est pas vrai. C’est mon analyse personnelle”. Pour lui : “Si la formation était inadéquate pourquoi on accepterait l’ouverture d’école avec des programmes certifiés par l’Etat. Il poursuit en projetant sa réflexion sur le contenu des cours et ceux qui les enseignent “ Le marketeur n’enseigne pas le marketing et le professeur qui n’a pas entrepris pousse ses étudiants à entreprendre sans aucune expérience à leur faire partager ”.

La ministre de l’innovation et de la recherche scientifique insistait de son côté sur l’innovation dans le secteur entrepreneurial : “ l’entrepreneuriat sur toute sa chaîne de valeur, si elle n’est pas connectée à l’innovation, à la recherche, nous serons dépassés. Nous allons mettre en place un espace d’échange pour voir ce qu’on peut faire davantage pour ce domaine. Car nous avons beaucoup de résultats et de recherches qui attendent d’être incorporés dans nos productions et dans les services.”

C’est une vérité qu’on doit lui accorder, surtout si l’on voit le taux d’échec des startups qui ont du mal à prospérer à cause de leur manque de valeur ajoutée. Le salon a aussi et surtout permis aux participants avec différents profils et différents horizons, d’exposer les problèmes auxquels ils sont confrontés et de trouver les solutions idoines auprès des experts chevronnés lors des différents panels organisés durant le salon qui se déroule du 24 au 27 Novembre.

Aissata Keita,
Bamako, le 27 Octobre 2018
©AFRIBONE

 

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