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Aides ménagères : Une situation des plus alarmantes

Une photo infâme circule depuis le Mercredi 05 Décembre sur les réseaux sociaux. On trouve une dame couverte de bandages, de brûlure sur la poitrine. Ce n’est dû ni à un accident de circulation encore moins à une incendie. La jeune dame du nom de Adiarra KANAMBAYE a reçu de l’eau chaude sur le corps de la part de son employeur que d’autres préfèrent appelés à ce jour « l’esclavagiste » à cause de cette ignominie qu’a subie la jeune aide-ménagère âgée d’une vingtaine d’année.

Son état semblait être critique au niveau de l’hôpital Gabriel Touré sous des soins intensifs et aurait été longtemps dans l’agonie.

La photo de la maîtresse de maison a commencé à circuler sur les réseaux sociaux depuis la journée du Dimanche. Les internautes demandent un large partage de la photo de la patronne incriminée pour cet acte hideux qui n’est aucunement rare au Mali.

La dame en question s’appellerait « Kadi ». Elle vit à Bamako avec sa famille et ladite aide-ménagère, dans la commune 5. Après cet événement macabre, la police alertée par les dénonciations virtuelles a interpellé « Kadi » en justice.

Des sources fiables affirment avoir joint le père de la victime qui dit « s’en tenir à la décision de la justice malienne ». Sauf que celle-ci aurait aussitôt été relâchée après un coup de fil d’un officier supérieur. Jusqu’à présent, la raison de cette action épouvantable n’a pas été dévoilée. Mais rien ne justifie un tel acte, on a envie de dire !

Des traitements aussi inhumains infligés aux « bonnes » sont monnaies courantes au Mali. D’ailleurs le samedi, 08 décembre 2018, il y a eu un évènement organisé par l’Organisation Malienne de Psychologie (OMP) en partenariat avec ONUFEMMES, sur la place du cinquantenaire à cet effet. « La nuit de la ménagère » avait pour objectif « d’offrir un cadre de rencontre et d’échange sur les conditions de vie des aides ménagère en milieu urbain ; de fournir aux aides domestiques les information adéquates pour se prémunir contre les violences et les maladies ; et de créer un cadre de distraction pour les aides ménagère à travers les chants et danses traditionnelle du terroir ».

En effet, la condition des femmes ménagères est un fléau sociétal. En venant de la campagne, elles sont âgées entre 14 et 25 ans et viennent chercher de quoi constituer leurs trousseaux de mariage. Étant embauchées certaines vivent un calvaire, de la pure servitude. Ces jeunes filles rurales viennent chercher un emploi domestique à Bamako sont, dans leur grande majorité, analphabètes, sans une connaissance réelle de ce qui les attend en travail domestique. Mais ce qu’elle trouve au final, c’est de l’esclavagisme moderne pur et simple.

Aissata Keita

Bamako, le 10 Decembre 2018

©AFRIBONE

 

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