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2e édition du Forum du Cajou sahélien : Le Mali choisi pour l’abriter

Le Mali a été choisi pour abriter la deuxième édition du Forum du Cajou sahélien en 2019. Désormais, tous les regards sont tournés vers la capitale malienne, Bamako, où doit se tenir la deuxième édition du Forum du Cajou Sahélien ”. C’est une annonce du PAF

AM ( Le Projet d’Appui à la Filière Anacarde au Mali) financé par l’Union européenne. C’est d’abord l’Assemblée générale de l’Alliance pour le Cajou Africain (ACA) qui a informée l’opinion publique lors de la tenue de la 12ème conférence de l’Alliance du Cajou Africain (ACA) couplée à la 3ème édition du Salon international des équipements et technologies de transformation de l’anacarde (SIETTA) à Abidjan en Côte d’Ivoire.

D’après le PAFAM, le directeur national de l’Agriculture Oumar Maïga a déclaré qu’ : « Il faudrait que nous ayons des partenaires pour nous appuyer à l’organiser. Ce n’est pas facile d’accueillir un si bon monde s’il n’y a pas de moyen. Nous ne fuyons pas notre responsabilité. Cet événement sera bien accueilli avec les plus hautes autorités ». Baba Kongo, coordinatrice nationale du Projet d’Appui à la Filière Anacarde au Mali (PAFAM), dans une interview relayée sur le site officiel du PAFAM : « Cela montre que nous avons beaucoup fait et que jusqu’à présent il y a du chemin . Il y a quelques années, le Mali n’était pas au premier plan des pays producteurs d’anaca
rde. Aujourd’hui, nous avons eu de la visibilité et avançons peu et peu vers le développement de la filière anacarde dans toute sa chaîne de valeur, amélioration de la production et de la qualité de la noix, création de la valeur ajoutée, meilleure organisation du circuit commercial, création d’un bon portefeuille de partenaires nationaux et internationaux ».

De la problématique production et de la transformation du CAJOU

Selon le projet espagnol , CSTARS ( Commercialisation et Transformation de l’Anacarde ) dans la Région de Sikasso, le Mali aurait produit que 35 000 T comme la Guinée Conakry, en 2013. Pour comparaison, la Côte d’Ivoire qui fait parti des plus grands avec une production de 520 000 T soit 20 % de la production mondiale. Selon le recensement réalisé par le projet CTARS sur les cercles de Yanfolila, Bougouni et Kolondieba, la production malienne évoluerait entre 35 000 et 40 000 tonnes en 2014 et devrait atteindre les 50 000 tonnes autour de 2020. De 2013 à 2016, on comptait une production de 95 000 T, ce qui a dépassé les prévisions.

La transformation du Cajou est de seulement 10%. Avec une exportation de 90 % des productions maliennes de l’Anacarde, le Mali fait parti aujourd’hui des 5 premiers producteurs-exportateurs de ce fruit dans le monde. D’où la nécessité, l’urgence, de développer la filière de transformation. Les opportunités à développer ce secteur sont grande. Ici la matière première étant moins chère et plus accessible que dans les pays côtiers d’Afrique de l’Ouest. On peut également y inclure la croissance de la production d’anacarde malienne grâce à l’incitation publiques pour le développement de la transformation, l’intérêt croissant des importateurs occidentaux pour l’exportation
des amandes de cajou avec un approvisionnement direct en Afrique. On a tout à y gagner en exploitant davantage cette filière peu exploitée à l’échelle nationale. En créant plus d’usine de transformation pour récolter les fruits de la production du Cajou.

Il est donc du devoir de tous de soutenir cet événement d’envergure organisé en 2019 dans la capitale. Surtout que dans le programme quinquennal du président de la République, l’anacarde a une place prédominante en étant pris en compte dans quatre régions du sud (Koulikoro, Sikasso, Kayes et Ségou). Pour info, la première édition du Forum du Cajou Sahélien a eu lieu cette année au Burkina Faso où plus de 200 personnes issues de 11 pays producteurs de Cajou dans la Région de l’Afrique de l’Ouest étaient présents. Qu’entendons-nous pour le Mali ?

Aissata Keita

Bamako, le 05 Décembre 2018

©AFRIBONE

 

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