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Attaque contre Sabame Da : le Gouverneur de Mopti demis de ses fonctions

Suite à l’attaque du village de Sabame Da dans la commune de Sangha Région de Mopti le lundi 10 juin 2019, le Gouvernement du Mali a pris un certain nombre de mesures. Parmi lesquelles la révocation du gouverneur de la région de Mopti Sidi Allassane Touré.

L’attaque contre le village de Sabame Da a fait plus d’une trentaine de morts. A la suite de cette attaque un certain nombre de mesures ont été prises au cours du conseil de ministre tenu le mercredi 12 juin 2019. Le président de la république a décrété un deuil national de 3 jours à partir du jeudi 13 juin 2019. A cet effet le drapeau sera mis en berne sur tous les bâtiments et édifices publiques durant toute la durée du deuil. Le gouvernement a aussi décidé de révoquer le gouverneur de la région de Mopti Sidy Alassane Touré.

Faut-il le rappeler, après l’attaque contre Ogossagou le 23 mars 2019 qui avait fait plus de 157 morts, le président de République avait donné des consignes à ce que des attaques de ce genre ne se répètent plus. Après 3 mois d’intervalle, le village de Sabame Da a été attaqué par des individus jusqu’à présent non identifiés. Le bilan officiel fait état de 35 morts, une soixantaine de personnes disparues, des bêtes abattues et enlevées d’où le relèvement du gouverneur de son poste.

La question qu’on se pose est de savoir si la révocation du gouverneur sera la solution. Difficile de répondre à cette question car après l’attaque d’Ogossagou les chefs militaires (chef d’état -major général M’Bemba Moussa Keita et le chef d’état-major de l’armée de terre Abderrahmane Baby) ont été démis de leurs fonctions le 24 mars 2019. A la suite d’Ogossagou les civils de Sabame Da ont été les cibles d’une attaque barbare et ignoble.

Les assaillants ont un même mode opératoire, massacrer les civils. Les militaires maliens encore moins ses alliés n’ont su mettre en place un plan de sécurisation pour les civils. Aucune mesure d’intervention rapide n’est prise et les violences intercommunautaires continuent dans la région de Mopti. Les milices continuent toujours à garder leurs armes alors qu’après Ogossagou une des mesures prises par le gouvernement était de démilitariser les milices. Cette décision est restée sans suite car elle n’a pas été appliquée.

La nécessité de revoir les modes de sécurisation des civils se pose au regard de la gravité de l’insécurité au centre du pays.

Bissidi Simpara
Bamako, le 13 Juin 2019
©AFRIBONE

 

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