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Blocage de circulation sur la route Bamako-Kayes, la colère du collectif de Sirako

En vue d’inciter le gouvernement malien à améliorer l’état des routes le collectif de Sirako soutenu par les populations de Kati, Djidjéni , Djema et kayes a procédé le vendredi dernier au blocage de la route nationale numéro 1 (RN1) ; une situation qui perturbe la circulation des personnes et des biens à kati. Contacter par nos soins les manifestants décortiquent les raisons de ce blocage.

Cela fait plus de quatre jours que la route Bamako-Kayes en passant par kati est bloquée par le collectif de Sirako qui revendique la réhabilitation de la route nationale (RN1), le rétablissement du réseau ferroviaire de Kayes avec la remise en circulation du train voyageur , l’opérationnalisation de l’aéroport de Kayes Dag-Dag.

Outre ces revendications le collectif de Sirako, exige du gouvernement un certains nombres de points parmi lesquels : la démission du ministre des infrastructures et de l’équipement pour le non-respect de ses engagements datant du mois d’octobre 2018, la réhabilitation effective de la RN1 notamment le tronçon Kati-Bamako.

Blocage des voies à kati

Il est 9 h à kati ; à l’instar de la RN1, les ruelles de facilitations sont également barricadées, l’expression « libre circulation des personnes » a presque perdu son sens à Kati. C’est le calvaire pour les passagers ! A 100 m du centre émetteur de Kati les chauffeurs de taxis sont contraints de descendre les passagers à cause des barricades par-ci blocage par-là ; seules les ambulances et les personnes à mobilité réduite ont l’accès à la route.

De leur côté les chauffeurs de gros porteurs qui sont bloqués sur la route depuis vendredi soir déplorent la situation actuelle et en appellent à la sagesse du gouvernement à réagir le plutôt possible : « Nous payons plusieurs taxes pour l’entretien des routes , le gouvernement doit réagir. Nous sommes bloqués sur cette route depuis le vendredi, nous ne mangeons presque pas, nous avons même du mal à prendre une douche. C’est pénible ! » Déclare un transporteur d’origine sénégalaise.

Selon les témoignages recueillis sur place la route nationale serait devenue un véritable « couloir de la mort » ; elle qui jadis facilitait le trafic Bamako Côte-d’Ivoire.

A en croire ces manifestants cette route ne répond pas à des normes internationales, le gouvernement malien qui aurait pris des engagements de réhabiliter cette route est resté sans réaction. Hélas aucun effort n’a été fait jusqu’à présent d’où le ras le bol de la population qui souvent est confrontée à des accidents de circulation : « Je ne suis pas un chauffeur, ni un rebelle en tant qu’enseignant et habitant de Kati ; je viens revendiquer mes droits et manifester mon mécontentement à l’endroit des autorités compétentes.

Cette route ne fait que 7 mètres en principe elle doit faire plus de 11 m de large. Je vous dis, tous les jours on assiste à des accidents et plusieurs cas de décès sont enregistrés à longueur de la journée ». C’est en tout cas ce que rapporte Djibril Sacko l’un des manifestants.

Pour lui, cette situation ne date pas d’aujourd’hui, depuis 2003 la route est dans un état désolant pourtant elle contribue à l’économie du pays.

La réhabilitation de cette route serait financée par la BAD à plus de 135 milliards d’après ce manifestant le gouvernement aurait déjà rassemblé 82 milliards pour commencer les travaux.

A noter que ces blocages ont commencé le jeudi dernier à Kayes et le vendredi à Kati.

Le premier ministre qui a bien voulu s’imprégner de la situation a rencontré le lundi à 10h une délégation du collectif de Sirako afin de trouver un compromis.

Toutefois précisent ces manifestants, la levée des barricades est conditionnée par une réponse favorable de la part du gouvernement malien.
En attendant la suite de l’entretien entre le premier ministre et le collectif de Sirako , nous espérons que le blocage sera levé dans les prochaines heures.

Darcia Utrech Ripoll B

Bamako, 27 Aout 2019

©AFRIBONE

 

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