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  Situation du pays
Boubou Cissé sur le départ : Tatam Ly et Malick Coulibaly pressentis

Ces deux noms circulent sous les manteaux de l’aile réformatrice du Mouvement du 5 juin Rassemblement des forces patriotiques sans recueillir l’assentiment de la frange révolutionnaire désireuse de chasser totalement le régime du président IBK.

A peine a-t-on gravé dans la mémoire l’unique exigence du Mouvement du 5 juin Rassemblement des forces patriotiques, à savoir la démission immédiate du régime d’Ibrahim Boubacar Keïta qu’une idée fait son chemin : la nomination d’un Premier ministre de pleins pouvoirs. Un schéma qui confinerait le président de la République dans un rôle purement honorifique. Ce qui ne manque pas d’accroître la perplexité des observateurs. Tant les prises de positions sont très disparates au sein de la coalition de partis politiques et organisations de la société civile qui mène la fronde contre le pouvoir. L’aile réformatrice adhère à cette piste de sortie de crise. Deux noms circulent déjà sous leurs manteaux. Ceux de l’ancien premier Premier ministre sous l’ère IBK, Tatam Ly, actuellement en poste à la Banque centrale de l’Afrique de l’ouest (BCEAO) à Dakar et le ministre sortant de la justice Malick Coulibaly précédé d’une solide réputation d’incorruptible.

A l’opposé, la frange révolutionnaire nourrit le dessin de chasser totalement le régime actuel, tout en proclamant que le nouvel ordre va s’atteler à répondre aux préoccupations locales des populations qui ont soif, faim et en insécurité. Collé à cet idéal, Mahmoud Dicko a opposé une fin de non recevoir à la proposition d’abandonner les siens en échange de 13 portefeuilles ministérielles, a expliqué Alou Coulibaly, ex-maire de la Commune VI du District de Bamako et membre de l’Union pour la République et la démocratie (URD, une des composantes du M5 RFP). De son point de vue, les difficultés pointées du doigt ne sont point des jeux d’enfants au regard de l’immense pataquès dans lequel le Mali en perdition se débat. Par conséquent, leur combat politique ne peut donc se résumer à un partage de gâteaux, ou à un remplissage de gousset. D’où l’échec des rencontres initiées la semaine dernière en vue d’une décrispation rapide.

Un surcroît d’incertitude

L’opinion publique s’émerveille d’abord que « la force morale » du Mouvement du 5 juin RFP, l’imam Mahmoud Dicko ait rejeté la proposition du président IBK. Ensuite, on renchérit d’admiration sur cet empêcheur de tourner en rond d’être à ce point prudent, épargnant jusque-là du sang et des larmes au pays. Toutefois, rien n’indique clairement la capacité des protagonistes de la crise à secréter une troisième solution acceptée de tous. Face à l’impasse dans les négociations, la marche annoncée ce vendredi apporte un surcroit d’incertitude. Au regard de la détermination d’aucuns d’en découdre au plus vite. Tout comme de l’autre côté, les dinosaures sont à l’œuvre et semblent prendre en otage le président IBK qui se borgne à ne pas aller au delà des reformes promises et de la mise en place d’un gouvernement d’union nationale.

Pendant que le pays peine à panser ses plaies béantes, une stature surplombe le champ clos de la politique locale : Mahmoud Dicko. Nul doute que ce héraut de la fronde populaire entend se bâtir comme le héros de la renaissance nationale.

Georges François Traoré
L’Informateur du 08 Juillet 2020

 

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