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  Un peu d’histoire, d’art et de culture
Bureau régional des communicateurs traditionnels de l’afrique francophone de l’ouest et du centre

Le Mali s’occupe de la formation et de la valorisation du patrimoine culturel
Les communicateurs traditionnels de l’Afrique francophone de l’Ouest et du Centre étaient réunis du 25 au 27 novembre 2018 à Dakar. L’objectif était de mettre en place un bureau régional pouvant booster les indicateurs sur les trois zéros à savoir zéro décès maternel, zéro besoin non satisfait en planification familiale et zéro violence basé sur le genre d’ici 2030. Le Mali s’occupe de la formation et de la valorisation du patrimoine culturel.

La Guinée Conakry assure la présidence à travers Pr Ismaël Pogba Gbanacé, le poste de secrétariat général revient au Sénégal représenté par Mr Abdoul Aziz Nbaye et le Mali s’occupe du secrétariat à la formation et de la valorisation du patrimoine culturel représenté par M. Hamadoun Dagamaissa. Le secrétariat général des relations avec les gouvernements revient à la Côte d’Ivoire, le poste de trésorerie générale est assuré par le Gabon, la communication est occupée par le Bourkina Faso et est secondé la Congo. Le secrétariat à l’organisation est occupé par le Bénin, celui chargé des partenariats revient au Tchad. Tel est composé le bureau régional des communicateurs des pays francophones d’Afrique de l’Ouest et du Centre que sont : Le Bénin, du Burkina-Faso, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Sénégal et du Tchad.
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La mise en place de ce bureau est la suite logique de l’atelier sur la culture, communication et capture du dividende démographique tenu du 7 au 9 mai 2018 à l’hôtel "Onomo" de Conakry.

Selon le représentant régional de l’UNFPA, M. Mabingué NGOM, les avancées significatives qui méritent bien d’être saluées et qui traduisent les efforts consentis par les Etats avec l’appui des partenaires techniques et financiers, les indicateurs relatifs à la morbidité maternelle, néonatale et infanto-juvénile et aux violences basées sur le genre y compris les mutilations génitales féminines restent encore des préoccupations majeures, mêmes si les pays sont à des niveaux différents. Pour apporter sa contribution à la résolution des problèmes mentionnés, l’UNFPA, le Fonds des Nations unies pour la population, a élaboré un nouveau plan stratégique sur la période 2018- 2021 qui s’articule autour des trois grands résultats transformateurs visant à renforcer l’accès universel à l’information et aux services de santé de la reproduction y compris pour les adolescents, l’accès aux services de planification familiale, tout comme la réduction des inégalités de genre notamment l’élimination des violences faites aux femmes. Abdoul Latif COULIBALY, ministre de la culture du Sénégal affirme que les communicateurs traditionnels, les leaders coutumiers, religieux et communautaires ont un pouvoir extraordinaire qu’ils n’ont pas encore totalement exploité. Ils sont des relais, des supports efficaces dans un processus de communication visant le changement social et de comportement. Selon lui, il n’est point besoin de s’appesantir sur les rôles que les communicateurs traditionnels et les chefs coutumiers peuvent jouer dans la sensibilisation et la mobilisation des populations, dans la déconstruction des préjugés, stéréotypes, normes et conceptions dépassées, dans la médiation, le plaidoyer pour un développement humain durable. Raison pour laquelle, au Sénégal, son Excellence Monsieur Macky Sall, Président de la République, en personne, accorde une grande importance à la Culture. C’est ainsi que 2017 avait été décrétée année de la culture avec pour objectif le repositionnement de la Culture comme moteur d’un développement économique et social refondé. Le président de la République, à travers cette initiative, réaffirme ainsi son option irréversible de conférer à la culture le rôle de puissant levier pour l’émergence du pays à travers le Plan Sénégal Émergent.

Ainsi, au niveau le plus élevé de l’État, la conviction est faite qu’il ne peut y avoir de développement sans la culture qui doit contribuer à la mobilisation de ressources humaines de qualité, au fait de leurs droits et devoirs et comprenant les enjeux du développement.

La délégation malienne était composée de M. Andogoly Guindo, secrétaire général du ministère de la culture ; Mme CISSE Zeina Haidara du ministère du Plan et de l’aménagement du territoire, Beffon Cissé, de l’Assemblée nationale, Mouctar Koné, président du Recotrade, Hamadoun Dagamaissa, vice-président du Recotrade, Founè Mambé Camara et bien d’autres.

Oumar Korkosse
L’Indicateur du Renouveau du 03 Decembre 2018

 

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