Le Mali
Institutions
Coopération
Education
Art & Culture
Tourisme
Presse
Urbanisme
Horoscope
Météo
Formation
Editorial
Liens



 
  Presse
Couverture de Sanitaire Universelle

Le gouvernement malien vient d’initier un projet d’appui à la santé maternelle, de l’adolescent et de l’enfant. La coordination sera assurée par un mécanisme de financement mondial : La plateforme GFF ( Global Financing Facility ) . Cette dernière est une plateforme organisée par celle des Organisations de la société civile en faveur de la Couverture Maladie. Cette plateforme aidera notre pays dans la mobilisation de ressources pour améliorer la santé de la reproduction, avec l’appui financier et technique de la Banque Mondiale axé sur le progrès en matière de santé infantile, adolescente et maternelle au niveau des communautés, d’ici 2030. A rappeler que le Mali en est membre depuis 2018.

Ce budget de 47 milliards de francs CFA aidera ainsi à financer le projet dénommé couverture sanitaire universelle (CSU ), divisé en 3 axes prioritaires : l’accès aux soins de santé de qualité, de financement efficace à l’échelle du secteur de la santé et la couverture de la totalité de la population. Cet appui du GFF permettra concrètement de renforcer le système sanitaire national à travers les actions prioritaires de prise en charge de la santé maternelle et infantile. Sans oublier la concrétisation de la stratégie de financement du secteur de la santé basée sur la couverture maladie universelle. Selon le ministre de la santé et de l’hygiène publique, Pr. Samba Ousmane Sow, le GFF inclut non seulement le secteur de la santé mais aussi ceux qui peuvent impacter l’amélioration de la santé des populations.

Au Mali, selon Le Pr Sow, la mortalité infantile est passée de 95 à 101 décès pour 1000 naissances entre 2012 et 2018. Celle maternelle est la plus élevée dans la région ouest-africaine, avec 587 décès pour 100.000 naissances vivantes en 2015. Le système sanitaire a donc besoin d’une refonte urgente. De plus l’investissement du gouvernement dans la santé et la politique de recouvrement n’est pas très flatteur. Notre pays aurait dépensé 0,85% du PIB dans les soins de santé, y a consacré 4,32% du budget national révisé en 2018, selon le ministre. Il ajoute que 46% de la population ayant besoin de soins n’auraient pas utilisé les services de santé, à cause de sa cherté.

A souligner que la plateforme de coordination GFF va mettre l’accent surtout sur les personnes vivant loin de la capitale et dans les périphéries. Sans oublier l’amélioration des conditions de travail des agents de la santé.

Aïssata Keïta
Bamako, le 19 Mars 2019
©AFRIBONE

 

Dans la même rubrique :


© 1999-2019 - Afribone Mali SA - Tous droits réservés