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Cyclone au Mozambique : C’est la prévention qui manque le plus

Entre pleurs et interrogations, les Mozambicains continuent de compter les leurs qui ont été emportés par Idai, du nom du violent cyclone qui a dévasté le pays dans la nuit du 14 au 15 mars dernier. Le président Filipe Nyusi, eu égard à l’ampleur de la catastrophe, annonce que le bilan pourrait dépasser les 1000 morts.

Pour l’heure, il est question de 84 macchabées, 24 hôpitaux détruits, 267 classes d’écoles partiellement ou entièrement sous les eaux, dans un spectacle glaçant de corps qui flottent sur les eaux. En plus de cette comptabilité macabre, les humanitaires et les autorités estiment à des dizaines de milliers, les sinistrés. C’est dire si le sort s’est vraiment acharné sur le Mozambique et davantage sur la région de Beira dévastée à 90% par le passage de Idai. Et aux dires des météorologistes, ce serait « le cyclone le plus puissant que l’Afrique australe ait jamais connu ces dix dernières années ».

Face à ce désastre humanitaire, les Mozambicains ont besoin, dans l’urgence, d’un élan de solidarité de la communauté internationale. Du continent africain à l’Europe en passant par les Amériques et l’Asie, l’on doit faire preuve de solidarité agissante envers les Mozambicains qui sont sous le choc pour ne pas dire frappés par une sorte de tsunami traumatique. En tout cas, les pays les plus aisés financièrement et les plus expérimentés sur la gestion des catastrophes naturelles, ne doivent pas rester impassibles face à ce drame que vient de subir le Mozambique qui, eu égard à son niveau de développement socioéconomique, n’a certainement pas suffisamment de capacité de résilience pour faire face à pareille situation.

Le défi qui se présente aux différents Etats, c’est la prévention

Il en est de même pour les organisations humanitaires qui, en collaboration avec les autorités mozambicaines, doivent parer au plus urgent en organisant une chaîne de solidarité à même de voler au secours des personnes sinistrées. Il est évident que le pays, à lui tout seul, ne saurait s’en sortir d’autant que l’ampleur des dégâts et surtout le nombre de victimes, est impressionnant.

Cela dit, par ces temps de perturbations climatiques, aucun pays n’est à l’abri de catastrophes naturelles. Des images saisissantes de pays nantis en proie à ce phénomène, sont bien souvent relayées par les médias. Et l’on ne peut pas forcément pointer du doigt la responsabilité des dirigeants des pays concernés dans la survenue de ces sinistres. Mais dans la plupart des Etats africains, les autorités peuvent difficilement dégager leurs responsabilités. Car, s’il est impossible d’éviter les catastrophes naturelles, le défi qui se présente aux différents Etats, c’est la prévention afin de limiter les pertes en vie humaine.

Et, contrairement aux pays riches qui ont beaucoup investi dans les technologies sophistiquées comme les satellites qui permettent de prévoir la trajectoire des cyclones afin de prévenir à temps les populations, bon nombre de dirigeants afrcains, eux, ne font pas toujours leur, l’adage selon lequel « gouverner, c’est prévoir ».

Certes, le Mozambique n’a pas les moyens des Etats-Unis pour développer des techniques diagnostiques modernes des cyclones, mais les dirigeants ne sont pas pour autant incapables de prendre des mesures draconiennes, comme déloger les populations installées dans des zones à risques où sont parfois construites des habitations de fortune. Toute chose qui peut permettre de minimiser les impacts des cyclones ou des inondations sur la population.

Drissa TRAORE
Le Pays du 22 Mars 2019

 

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