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Divorce au Mali : A qui la faute ?

Dans la société malienne, le mariage prime sur toute autre forme d’union, car lui seul permet à l’individu de former une famille de manière légitime. De plus, le mariage légalise les rapports sexuels dans la société. Toutefois, les changements actuels dans la société malienne se répercutent sur les relations conjugales et le divorce, longtemps considéré comme un risque social, devient de plus en plus fréquent.

En 2018, rien qu’au niveau du tribunal de la commune IV du district de Bamako, il y a eu plus de 400 cas de divorce. De janvier 2019 à nos jours, le même tribunal a enregistré plus de 300 cas de divorce.

Avec la crise économique, l’urbanisation et l’augmentation du niveau de scolarisation, le rôle des femmes dans la société change et les fondements du mariage se modifient au Mali. Aujourd’hui, on assiste à une augmentation du nombre de divorces. Les raisons peuvent être profondes, superficielles. Selon Boubacar Sanogo, greffier en chef du tribunal de la commune IV, les causes sont multiples : infidélité, abandon et défauts d’entretien, violences, injures sévices et répudiation… « Ces différentes raisons rendent la vie conjugale impossible », explique M. Sanogo.

Pour Mme Kéïta, les mariages qui se terminent devant le juge sont causés par l’infidélité de l’homme ou de la femme, le manque de moyens. « Souvent des femmes quittent le foyer à cause de la fureur des belles sœurs. » Mme Kéïta craint le divorce parce que le divorce à un impact très négatif sur les enfants qui sont les premiers à souffrir. D’après Sadio, les causes du divorce sont parfois dues à la pauvreté, l’impuissance sexuelle, les maladies sexuellement transmissibles, l’irresponsabilité de l’homme dans son foyer et les problèmes causés par les belles-mères.

La recrudescence des divorces « doit être une préoccupation de la communauté car c’est une série de phénomènes d’éloignement », explique Kaba, enseignant à l’Institut des Sciences Politiques Relations Internationales et Communications (ISPRIC).

A l’enseignant d’ajouter que « le premier éloignement c’est l’individu par rapport à la famille. C’est à l’intérieur de la famille qu’on inculque à l’individu un certain nombre de valeurs qui, par la suite, impriment une orientation dans sa vie.

Le deuxième éloignement, c’est par rapport à certaines valeurs comme le sacré. Aujourd’hui, le sacré a cédé la place au matériel. Les relations sociales sont monétisées. »

Léontine Togo, stagiaire
Le 08 Aout 2019

 

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