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Éradication de la maladie d’ici 2030 : les acteurs à pieds d’œuvre.

Le secrétaire général du Ministère de la santé et de l’hygiène publique Dr Mohamed Berthe, a présidé la cérémonie de célébration de la journée mondiale et le lancement de la semaine nationale de lutte contre le paludisme. Il avait à ses côtés le représentant de l’Organisation Mondiale de la Santé Boubacar Sidibé, l’ambassadeur des Etats Unis d’Amérique au Mali Dennis B Hankins.

Le Mali à l’instar de la communauté internationale, célèbre le 25 avril de chaque année, la journée mondiale de lutte contre le paludisme. Au Mali cette journée est couplée avec la semaine nationale de lutte contre le paludisme. La célébration de la journée mondiale et de la semaine nationale permet aux acteurs de lutter contre le paludisme de faire le bilan des activités réalisées ainsi que des perspectives pour les années à venir. C’est aussi une occasion de faire des plaidoiries auprès des partenaires techniques et financiers pour une mobilisation des ressources.

Le thème retenu pour cette année est « zéro palu ! Je m’engage ». Selon le représentant de l’Organisation Mondiale de la Santé, le choix de ce thème n’est pas fortuit. En effet ce thème souligne la nécessité de donner des moyens d’actions aux individus, partout dans le monde, pour que chacun prenne l’engagement personnel de sauver plus de vie et d’aider les collectivités et les économies à prospérer en éliminant le paludisme. C’est ainsi que l’ambassadeur des Etats Unis au Mali a réitéré l’engagement du peuple américain à accompagner le Mali dans la lutte contre le paludisme.

le représentant de l’OMS Boubacar Sidibé, dans son intervention a affirmé qu’il est impératif d’accélérer le rythme de lutte contre cette maladie afin de réduire de 40% le nombre de cas et de décès liés au paludisme d’ici 2020. Selon lui, l’atteinte de ce résultat permettra d’atteindre d’autres cibles des objectifs de développement durable tel que l’amélioration de la santé de la mère et de l’enfant.

Pour sa part, le secrétaire général du ministère de la santé et de l’hygiène publique affirme qu’au Mali, le paludisme constitue un réel problème de santé publique et représente 39% des motifs de consultation. Il ajoute que les statistiques sanitaires de 2018 font état de 2 614 104 cas de paludisme dans les formations sanitaires dont 1 863 131 cas simples et 750 973 cas grave. Pour inverser cette tendance, certaines actions ont été menées par les autorités du Mali atteste le secrétaire général. Parmi lesquelles il a cité : la distribution de la Sulphadoxine pyrimethamine (SP 3) chez la femme enceinte, la distribution de la chimio prévention du paludisme saisonnier (CPS) chez les enfants de moins de cinq ans. Le PNLP a aussi effectué la pulvérisation intra–domiciliaire (PID) en 2018 dans 4 districts sanitaires de la région de Mopti (Bankass, Bandiagara, Djenné, Mopti) ainsi que la distribution des moustiquaires sur toute l’étendue du territoire national. La distribution de 1 681 361 moustiquaires imprégnées d’insecticide.

La remise de kits et d’attestations aux femmes, ainsi que la visite de stands, ont marqué la fin de la célébration de la journée couplée à l’ouverture de la semaine nationale de lutte contre le paludisme.

Bissidi Simpara
Bamako, le 26 avril 2019
©AFRIBONE

 

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