Le Mali
Institutions
Coopération
Education
Art & Culture
Tourisme
Presse
Urbanisme
Horoscope
Météo
Formation
Editorial
Liens



 
  L’Inter de Bamako
FOCUS : Grève des édiles de Bamako : De qui se foutent-ils ?

Après avoir détourné toutes nos terres, les maires et leurs conseillers municipaux partent en grève pour cinq (05) jours. Ils ont observé un arrêt de travail parce que leur chef de « bande », le maire du district de Bamako, Adama Sangaré, est en prison. Rire ! Dans quel pays sommes-nous ? Si le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Boubacar Alpha Bah, ne songe pas à prendre des sanctions contre ces édiles spéculateurs fonciers, ils vont rendre le Mali ingérable, les mairies sont très sollicitées par les populations pour l’établissement de pièces administratives.
Pour un gouvernement responsable, on aurait bien fait en remplaçant les édiles par une délégation spéciale dans chaque mairie à Bamako. L’Inspection du ministère de l’Administration territoriale est pleine d’administrateurs chevronnés et rompus à la tâche. En faisant appel à ces administrateurs les populations communales sortiront des affres des édiles spéculateurs fonciers.

Débandade des délinquants à col blanc à Bamako : Des maisons en vente entre 700 millions et 4 milliards de FCFA

Depuis la nomination de nouveaux magistrats au Pôle économique et financier, beaucoup de cadres malhonnêtes ont pris peur. Du coup, ils ont mis en vente leurs biens immobiliers mal acquis. C’est ainsi que plusieurs immeubles à Hamdallahi ACI, Sotuba ACI et Baco-Djicoroni ACI sont en vente. Les prix de ces immeubles en vente oscillent entre 700 millions et 4 milliards de FCFA. Avis donc aux Maliens de l’extérieur. Quant aux Maliens de l’intérieur, nous cherchons à bouillir nos marmites.

Armée malienne décimée : réveil brutal du peuple

Les nombreuses pertes des militaires déployés au Centre et au Nord du Mali ont permis aux Maliens de mieux comprendre la déliquescence de notre armée. Malgré la loi de programmation militaire, l’armée malienne est décimée par les attaques rebelles. Trop de morts, dixit le peuple.

À travers meetings, marches de soutien aux porteurs d’uniforme, les Maliens sortent de plus en plus et de façon spontanée pour manifester leur mécontentement. Le vendredi 8 novembre 2019, l’Ambassade de France a reçu la visite des marcheurs. Les Maliens du Sud savent que la France soutient les indépendantistes du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA). « Nous sommes en guerre ».

POINT DE MIRE : Le Patronat

Pour se protéger des plus dures contraintes libérales, l’étatisation n’est pas la seule solution. Il en est d’autres non moins efficaces. Se trouver dans un secteur faiblement concurrentiel comme la banque, dominer le marché par sa puissance économique et commerciale, vivre en contact étroit avec la puissance publique, travailler dans un secteur de haute rentabilité. Tout cela assure une position très solide permettant de résister aux coups durs et de préserver ses salariés. La puissance économique constitue le dénominateur commun de ces entreprises.

C’est elle, manifestement, qui explique leur politique sociale. Plus l’employeur domine le marché, plus il écrase ses concurrents et mieux il traite son personnel. Il est facile de jouer les « patrons sociaux » à partir de positions aussi confortables que celles d’IBM ou de Kodak.

C’est déjà plus difficile pour des groupes diversifiés dont certaines branches luttent pour maintenir ou rétablir leur compétitivité. Telles sont les bonnes adresses du patronat : services publics, entreprises nationales, grandes sociétés privées. Elles attirent et retiennent pareillement les salariés et ceux-ci, non contents de s’y loger à vie, s’efforcent d’en faire profiter leurs parents ou amis.

Sujet à ne jamais aborder ; le piston. Celui du sommet est bien connu. Ce sont les « relations » ou « hautes protections » qui favorisent l’entrée dans ces places fortes. S’y ajoute la pression, oh ! Combien compréhensible, de tout le personnel pour faire engager un fils, un gendre, un cousin ou un ami.
En pleine épidémie de chômage, chacun a un proche à caser. Pour peu que la qualification du protégé corresponde au poste disponible, on s’efforcera de le lui faire obtenir.

(Source : Toujours plus)

11 Novembre 2019

 

Dans la même rubrique :


© 1999-2019 - Afribone Mali SA - Tous droits réservés