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Faaba global service : la communication plus que jamais au service de nos entreprises

Audit et conseil en communication commerciale, institutionnelle ou événementielle, studio graphique, e-commerce, réseaux sociaux etc...Une panoplie d’offre en stratégie de communication est aujourd’hui proposée par bon nombre d’entreprises se positionnant sur ce créneau. Si le digital a transformé la communication d’entreprise, la nécessité de communiquer pour toute organisation s’inscrit elle, dans une logique de besoins traditionnels. Se faire connaître, se créer une image de marque, promouvoir sa démarche originale, les entreprises n’en demandent que davantage, pour ancrer leur existence et leur offre dans l’esprit des multiples cibles ( prospects, clients, collaborateurs, partenaires...).

L’une d’entre elle est FAABA GLOBAL SERVICES, qui est aujourd’hui engagée sur cette lancée de communication globale sur les activités de ses collaborateurs. Globale, car Faaba, qui veut dire “Entraide” en Songhaï, propose : du conseil en stratégie de communication, du graphisme, de l’imprimerie, des goodies, du community management, commerce et de la création de site vitrine.

Interview avec Safiatou Coulibaly, 25 ans, Directrice associée de Faaba services.

A quel point pensez-vous qu’il est important d’avoir une stratégie de communication avant d’entamer une action de communication ?

Au point qu’il est nécessaire de mettre de l’eau sur le feu, si l’on veut durcir un oeuf. C’est primordial de se constituer une stratégie de communication allant dans le même sens que ses objectifs fixés au départ, pour les atteindre efficacement. Une stratégie de communication t’apprend à ne pas mettre la charrue avant les boeufs, à proposer ta touche personnelle, à être organisé etc…

Par ailleurs au Mali, à ce jour, tout le monde veut créer son entreprise de communication après quelques années de cursus universitaire. Beaucoup de gens s’improvisent “en chargé de communication”, mais ne font que du plagiat ! C’est déconcertant, le nombre d’agence de communication aujourd’hui à Bamako. D’un côté, cela veut dire, heureusement, que les entreprises ont le souci de communiquer sur elles-mêmes. Ce qui est une urgence de notre ère. D’un autre côté, ça sature le marché des affaires et dégrade notre savoir-faire. Le marché a besoin de plus de qualité et non plus de prestataire de service en stratégie de communication. Il faut innover en fonction des réalités ambiantes. C’est cela la particularité de Faaba.

D’après vous, quelle est la place des relations presses et des réseaux sociaux dans une bonne stratégie de communication ?

Cela dépend du "produit", du projet, de sa nature, de l’objectif qu’on veut donner à une action, à un plan de communication. Les relations peuvent être judicieuses ou au contraire fatales ! Il arrive parfois que je déconseille de faire des relations presse ! Tout doit partir du message, du contenu. Il faut avoir des choses à dire, une vision, une position à défendre. Tout sujet ne mérite pas un traitement presse ! Cela peut souvent être au détriment de votre communication. En plus au Mali, la presse est assez influençable. Avec de l’argent, tout est possible. Mais si cela se justifie, s’il y a du fond, une vision, les relations presse ont leur place dans une stratégie de communication globale.

Les réseaux sociaux, rien à dire, c’est primordial. Mais à des fréquences adaptées. Car trop de communication, tue la communication. Il faut des stratégies adaptées à chaque réseau social, et à des heures propres à chacun. C’est pourquoi, on engage les CM ( Community manager ) car ils ont ou sont “ censés” avoir cette aptitude à connaître les RS comme leur poche. Et donc à proposer des plans de communication pertinents !

L’environnement des affaires au Mali vous a t-il été favorable, en tant que femme ?

Oui, l’environnement des affaires m’a été favorable, mais avec beaucoup de sacrifices personnelles. Il a fallu que je fasse beaucoup de tracasseries administratives mais aussi financieres. Je me suis dit que ce n’est qu’une question de temps et qu’ils me rendront l’appareil un jour au l’autre. Au Mali, il faut donner pour recevoir. Même s’il est vrai que rien est gratuit, il faut savoir faire des travaux peu rentables, pour atteindre ses objectifs. Pis, quand on est une femme dans le monde des affaires, on te courtise à longueur de temps. A chaque fois que tu vas vers un homme, en étant sympathique, agréable, bienveillante, on pense toujours que tu “dragues la personne”. Souvent une femme qui recherche un marché va se dire qu’elle n’a pas d’autre choix que de séduire cet homme avec qui elle collabore. C’est problématique dans le monde professionnel. Mais dès que tu arrives à être ferme sur tes principes, on te respecte et lorsque c’est le cas, on arrive à te donner des responsabilités très facilement. Avec la patience et la persévérance, on y arrive toujours.

Qu’est ce qui vous a donné envie de fonder cette entreprise ?

C’est l’esprit de liberté que renferme l’entreprenariat qui m’a poussée à me lancer. De plus, le graphisme étant ma formation initiale, est un métier d’art. L’artiste doit avoir une certaine liberté de production. Dans une entreprise autre que la tienne, il y a des diktats de production qui sont pré-établis que tu ne peux aucunement changer. Cela amène une certaine robotisation et crée des freins quant à ta créativité. C’est pourquoi j’ai décidé de créer ma boîte pour exprimer librement ce talent d’artiste. Quand on est entrepreneur, le choix t’appartient quant à la production, le choix de ses collaborateurs, des projets etc...Secundo, lorsque nous sommes dans un bureau, le travail abattu ne représente pas forcément le montant du salaire. L’esprit de liberté, la soif de la richesse, la vision de la réussite et du succès, du dépassement de soi, m’ont poussée à me mettre sur mon propre compte. En tant que femme, j’aurai des obligations familiales, qui ne seront pas forcément accomplies lorsque je serai dans une entreprise autre que la mienne. La gestion du temps m’incombera en quelque sorte, lorsque je travaille à mon compte.

Quelles qualités sont pour vous essentielles pour travailler en agence et plus particulièrement à FAABA ?

Au delà des qualités humaines louables que tout le monde recherche, je dirais qu’il faut être dynamique et être apte à prendre des décisions intelligentes. La force de proposition est aussi capitale chez nous. La synchronisation avec le reste de l’équipe est aussi prioritaire. L’autonomie est essentielle si on ne veut pas se perdre dans notre mode de fonctionnement ! Chacun est son propre chef de projet et je fais confiance d’emblée si on fait ses preuves.

Un message à vos concurrents ?

Je leur dirai qu’il faut redorer l’image de notre domaine. Il faudrait d’ailleurs qu’on instaure des barèmes tarifaires pour être plus synchro. Même si j’admet que cela reste difficile. Et surtout, je les invite à être honnête dans leur travail. Le domaine de la communication étant vaste quand il est impossible pour toi de faire une production, n’ait honte de le dire !

Aïssata Keïta

Bamako le 07 Janvier 2019

©AFRIBONE

 

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