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Face à l’insécurité et aux menaces de mort dans certains zones du pays

Les Comités Exécutifs Nationaux du Syndicat Autonome des Administrateurs Civils (SYNAC) et du Syndicat Libre des Travailleurs du Ministère de l’Administration Territoriale (SYLTMAT) ont appelé leurs militants en sentant en insécurité de rejoindre les localités sécurisées les plus proches. Cette décision a été prise après que plusieurs administrateurs civils aient été menacés de mort et d’autres enlevés.

Des menaces de mort par appels téléphoniques ou sms avant et pendant les élections législatives dernières ; des cas d’enlèvement …voilà ce à quoi les administrateurs civils sont exposés au centre et au nord du Mali, selon leurs syndicats.

En effet, dans son communiqué publié il y a deux jours, le SYNAC et le SYLTMAT ont déploré la « dégradation de la situation sécuritaire des représentants de l’État » dans certaines localités du pays. Selon les deux syndicats, les représentants de l’État continuent de faire l’objet d’intimidations, de menaces de mort et d’enlèvements dans l’exercice de leur fonction. « Pendant les élections législatives de mars et avril derniers, nos représentants ont été victimes de 15 cas de menace de morts soit par appel téléphonique soit par SMS », nous a confié, au téléphone, Ousmane Christian Diarra, secrétaire général du Syndicat Autonome des Administrateurs Civils (SYNAC). A en croire ce dernier, les candidats qui tombent s’attaquent aux administrateurs civils qui, selon lui, ne jouent que leur rôle. « Tous les candidats qui tombent s’attaquent à nos éléments. On est fatigué. On en a marre », a-t-il scandé. Ce qui créé trop de problèmes aux représentants de l’État, selon M. Diarra, c’est le fait que les différents groupes armés ont leurs candidats et chacun veut que ses candidats soient élus .

Les représentants de l’État sont aussi victimes d’enlèvement aux dires de notre interlocuteur Diarra. Certains ont été enlevés en cours de missions. Il s’agit des sous-préfets de Hombori, de Tilemsi, de Farako, du préfet de Gourma-Rharous, du sous-préfet central de Dire et du sous-préfet de Dangha. Ces enlèvements ont été condamnés avec la dernière rigueur, par les deux syndicats. Pour les cas spécifiques du sous-préfet central de Diré et du sous-préfet de Dangha, leur enlèvement est lié, selon Ousmane Christian Diarra, à l’exécution d’une décision de justice.

Ce que les CEN-SYNAC et SYLTMAT trouvent comme solution face à cette situation, c’est d’appeler leurs militants à regagner les lieux sécurisés.« Au regard de l’ampleur de ces menaces et attaques ciblées contre les représentants de l’État et en attendant l’application des points d’accord du procès-verbal de conciliation du 26 mai 2020, les CEN-SYNAC et SYLTMAT appellent les représentants de l’État se sentant en insécurité, sur l’ensemble du territoire national, à rejoindre les localités sécurisées les plus proches », lit-on dans le communiqué conjoint.

Pour le 1er responsable du SYNAC, ils sont obligés de prendre cette décision pour sauver leurs militants des dangers de mort.

Aux dernières nouvelles, nous informe notre interlocuteur, les représentants de l’État de Diré et de Goundam ont rejoint Bamako dans la semaine.

BoureimaGuindo
Le Pays du 26 Juin 2020

 

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