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Fatima Al Ansar : « Le bien être du Mali en dépend »

Dialogue intergénérationnel

Fatima Al Ansar : « Le bien être du Mali en dépend »

La salle de conférence de l’Université ISPRIC a abrité le jeudi 7 novembre, un atelier sur le dialogue intergénérationnel initié par Mme Fatima Al Ansar, fondatrice de Tilwate Peace Network. C’était en présence d’Adrien Théatre, ambassadeur de la Belgique au Mali, et du secrétaire Général du Ministre de la jeunesse et des Sports, des étudiants d’ISPRIC et des hommes de médias.

C’est donc une autre forme de dialogue qu’a entreprise l’association Tilwate Peace Network dirigée Mme Fatima Al Ansar. Ce dialogue intergénérationnel, vient comme appuyer l’initiative du Chef de l’Etat Ibrahim Boubacar Keïta, celle d’initier un dialogue national inclusif et dont les concertations se poursuivent.
Pour rappel, lors de son investiture en septembre 2018, le Président de la République avait fait de la jeunesse malienne l’une des priorités de son quinquennat.

Dans son allocution d’ouverture, Fatima Al Ansar, n’a pas manqué de souligner l’importance d’un tel événement, qui selon elle, est une véritable occasion à saisir, car pense-t-elle, « le bien-être du Mali en dépend ».

« Durant ces quelques heures, pendant lesquelles nous serons réunis, il s’agira donc essentiellement d’échanger, de laisser la parole à la jeunesse pour parler de ses préoccupations par rapport à l’avenir, de donner la parole aux femmes et toutes les différentes générations, d’analyser ensemble des situations bien délicates à ce jour », a-t-elle précisé.

S’agissant du rôle que peuvent jouer les femmes dans le processus de la paix, Mme Fatima a rappelé ce qui suit : « la pleine participation des femmes à la résolution des conflits est plus que jamais nécessaire, pour que leurs voix soient entendues, que leurs droits soient protégés, que leur expérience soit prise en compte et valorisée et que la paix soit durable ».

« Des études ont montré qu’avec la participation des femmes à la consolidation de la paix, les chances que la paix soit durable est de 35%, soit 15 ans », a-t-elle laissé entendre.

Pour sa part, Adrien Théatre a rassuré la jeunesse présente à cet atelier d’échanges, que son pays la Belgique, à travers son ambassade était au Mali pour soutenir la jeunesse, elle s’occupe déjà de la formation des jeunes au centre Donc Bosco.

A en croire M. l’ambassadeur de la Belgique, son pays aurait presque connu les mêmes problèmes : « je suis très touché par ce qui se passe au Mali, la Belgique a elle-même connu les moments de crise, c’était le champ de bataille de la France. Vous n’êtes pas seuls, nous avons tous des problèmes similaires, quelques fois sécuritaires tantôt socio-économiques », a-t- il déclaré

Pour pallier ces problèmes, Adrien Théatre estime que : « les échanges d’expériences ne peuvent être que gagnant-gagnant. Vous êtes des cadres de demain, des futurs dirigeants dans le public ou privé, afin d’acquérir au mieux votre expérience, je vous invite d’avoir des bons diplômes, c’est de cette manière que vous pourriez servir ce pays, votre famille ».

« Ce dialogue n’est pas seulement intergénérationnel, mais aussi intercontinental, il est indispensable, car plus on se parle, plus les paroles vont se transformer en actions. » a-t-il laissé entendre sur nos micros, juste après son allocution.

En répondant ainsi, on serait tenté de croire dans ces colonnes, que M. Adrien vient de trancher un grand débat, celui de la crédibilité du dialogue inclusif, initié par le Président de la République. Est-ce qu’une simple coïncidence ou une mise en garde à l’endroit de certains membres de l’opposition qui considère le dialogue inclusif initié par le Chef de l’Etat, comme étant « dépassé » ? On ne saurait l’affirmer, même si la réponse de M. L’ambassadeur semble bien pertinente.

Le Secrétaire général, du ministre de la jeunesse et des sports a quant à lui, rappelé à la jeunesse, l’intention du chef de l’Etat, qui consiste à placer la jeunesse au cœur de son quinquennat.
Ainsi, le ministère de la jeunesse via son département de la jeunesse, organise des sessions de formation visant à renforcer et développer les capacités des jeunes.
S’adressant aux initiateurs de ce programme M. le secrétaire a expliqué que des telles initiatives méritent d’être saluées : « nous encourageons de telles initiatives, elles favorisent le dialogue entre les gouvernants, gouvernés et acteurs de la société civile » a-t-il dit.

Les jeunes et femmes peuvent-ils contribuer à la consolidation de la paix ?

Outre les discours, riches d’enseignement, cet atelier comme l’indique son appellation, a également été marquée par des discussions autour des trois thèmes majeurs à savoir : Le rôle des jeunes et des femmes dans la consolidation de la paix au Mali, Tolérance et valeurs partagées, la formation technique et professionnelle des jeunes afin qu’ils puissent activement contribuer à leur propre épanouissement et au développement du pays.

Souleymane Satigui Sidibé, l’un des panélistes, Secrétaire général de Pan African Youth Union et président du Conseil National de la Jeunesse (CNJ) estime que la jeunesse est la couche la plus majoritaire au Mali, « c’est une jeunesse organisée, optimiste et qui veut aller de l’avant. Néanmoins, elle est en quête d’espoir ; les jeunes sont autant coupables que victimes », a-t-il déploré, avant d’ajouter : « Les jeunes doivent être conscients de la réalité du pays, ils doivent prôner pour le vivre ensemble. Les jeunes doivent être des acteurs du changement, et cela est possible qu’avec le changement global des comportements »

De son côté, Ramatou Ansry, coordinatrice de la cellule communication et relations du Bureau du haut Représentant du Président de la République (HRPR) et présidente de l’association Tilwat, estime que les jeunes et les femmes ont un rôle à jouer dans la consolidation de la paix au Mali, « ils doivent participer à la mise en œuvre de l’accord de paix au Mali, via le dialogue national inclusif ».
Pour le Directeur d’ISPRIC, Mohamed Gakou, le Mali a une population très jeune, mais elle manque d’espoir, « les jeunes n’ont pas de repères, à cela s’ajoute le manque d’argent qui crée de la frustration, elle s’explique par l’absence de qualification, d’où la nécessité d’une formation technique et professionnelle pour les jeunes », a-t-il réclamé.

Mariam Drame Diallo, fondatrice de l’AFLED, et cheffe de cellule communication du Premier Ministre, a mentionné que : « l’accès à l’eau, à la terre, la distribution des ressources de façon équitable pourraient réduire certains conflits ».
Car poursuit-elle , si la richesse n’est pas repartie de manière légale, cela entraîne des frustrations qui aboutissent à des tensions au sein des communautés ».

Tout compte fait , « Tiwalte Peace Network, a pour but principal d’aider les jeunes femmes à trouver leurs voies d’une part et à identifier les talents de leader qui sommeillent en elles à travers l’organisation des ateliers pratiques sur le leadership, la paix et le développement en les offrant, des opportunités nationales et internationales », a indiqué Mme Fatima Al Ansar.

Darcia
Bamako, le 08 Novembre 2019
©AFRIBONE

 

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