Le Mali
Institutions
Coopération
Education
Art & Culture
Tourisme
Presse
Urbanisme
Horoscope
Météo
Formation
Editorial
Liens



 
  Autres Actus
Front social : Le SYNTRACT décrie le non respect des engagements pris par l’Etat.

Le 9 avril 2019, le Syndicat National des Travailleurs des Collectivités Territoriales(SYNTRACT) a décidé d’observer une grève de 18 jours. Cette information a été donnée au cours d’une conférence de presse animée par le secrétaire général dudit syndicat Seydou Ousmane Diallo.

Les syndicalistes expriment le non-respect des engagements pris par l’Etat à la suite de leur grève observée courant 2018. Selon le secrétaire général, dans l’optique d’amener l’Etat à respecter ses engagements, le syndicat avait observé une série de grèves du 19 au 23 mars 2019 et du 25 au 31 mars 2019 qui se sont soldées par la signature de procès verbaux de non conciliation entre les deux parties d’où le déclenchement de cette grève de 18 jours.

5 points sont inscrits dans leur cahier de doléance. Il s’agit du paiement immédiat des salaires du 2ème semestre 2017 et ceux de l’année 2018 en application de l’arrêté interministériel N01482/MCT/MEF-G du 8 mai 2018 portant la prise en charge des salaires des fonctionnaires des collectivités du cadre de l’administration générale sur le fonds national d’appui aux collectivités territoriales (FNACT) ; l’inscription de crédit dans la loi des finances représentant le montant des salaires et accessoires des salaires des fonctionnaires du cadre de l’administration générale, comme le cas des fonctionnaires des cadres transférés ( santé, éducation) ; l’application des points d’accord contenu dans le procès-verbal de conciliation entre le gouvernement et le SYNTRACT en date du 24 mai 2018 ; l’adoption d’un arrêté interministériel fixant les bases et les maximas des taux des primes et indemnités allouées aux fonctionnaires des collectivités territoriales conformément à l’article 72 de la loi N° 2018-035 du 27 juin 2018 portant statut des fonctionnaires des collectivités territoriales ; et la relecture de la loi N°87-47 du 10 août 1987 relative à l’exercice du droit de grève dans les services publics et son décret d’application pour mieux clarifier la liste du personnel appelé à assurer minimum dans les collectivités territoriales en cas de grève.

Au regard de la multiplication des grèves au Mali qui paralysent le fonctionnement et le développement du pays, la nécessité d’un dialogue franc et sincère se pose entre les syndicalistes et gouvernement.

Bissidi Simpara
Bamako, le 12 Avril 2019

©AFRIBONE

 

Dans la même rubrique :


© 1999-2019 - Afribone Mali SA - Tous droits réservés