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  Situation du pays
Grève des magistrats, où en sommes-nous ? Les citoyens se prononcent

Pour une augmentation des salaires, primes et indemnités, les magistrats Maliens sont toujours en bras de fer avec le gouvernement, cette grève paralyse aujourd’hui le système judiciaire. Incompréhension ou manque de volonté entre le gouvernement et les magistrats ? la population se pose des questions quant à la fin de ce litige judiciaire.

Certains tribunaux jusqu’ à présent sont paralysés. En commune V du district de Bamako, des personnes venues pour la légalisation ou l’obtention de leurs attestations semblent perdre espoir « depuis quatre jours, je fais la navette de chez moi au tribunal dans le but d’obtenir un casier judiciaire, je dois voyager pour mes études et il me faut ce casier judiciaire. Mais je suis toujours dans
l’attente »
se plaint Mariam Koné.

Cette étudiante n’est pas la seule victime.

Dans la ville de Sikasso, certains parents de détenus sont confus car ils sont sans réponses quant à date de jugement de leurs parents depuis des semaines « depuis trois semaines mon fils est incarcéré ici et nous ne savons quand se fera le jugement , quand j’essaie d’avoir des renseignements, on me fait savoir qu’il faut attendre la fin de la grève » explique Ali Cissé, commerçant domicilié à Sikasso.

Grève illégale ?

Concernant l’information du gouvernement rendue publique mardi dernier par la ministre du Travail, de la fonction publique et des relations avec les institutions, madame Diarra Racky Talla, la réquisition des magistrats en grève depuis plus de deux mois, le syndicat autonome des magistrats, monsieur Mohamed Koné se prononce « …… »

Modibo Souleymane Traoré, étudiant en droit

"La grève des magistrats à un effet négatif sur l’administration Malienne, il faut que l’état Malien et les magistrats essayent de trouver un terrain d’entente afin que prenne fin ce désaccord qui met le Mali en retard."

Doumbia Mohamed, juriste collaborateur d’avocat à Bamako

"Je trouve que la grève des magistrats est illégale par ce qu’ils n’ont pas respectés le préavis du mot d’ordre de grève.
A mon avis, ils doivent suspendre ce mot d’ordre et reprendre le service, je trouve qu’ils sont en train de mener une grève inutile parce qu’ils ne respectent pas le service minimum, chaque grève doit être précédée d’un préavis de quinze jours..."

Ousmane, Mariko, étudiant dans une université de Bamako

Nous ne sommes pas contents de cette grève des magistrats, mieux vaut les radier tous si ils ne veulent pas travailler, il y a plusieurs jeunes diplômés en attente. Je ne peux comprendre que pour un simple certificat de nationalité, il me faut attendre pendant quarante-huit heures. La grève d’accord, il faut revendiquer ses droits, mais il y a des manières. Trop c’est trop ! pour ma part, cette grève est un désordre, que l’état prenne ses responsabilités.

Mamanita Coulibaly

Bamako, le 12 Octobre 2018

©AFRIBONE

 

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