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IBK : « j’ai instruit le Premier ministre, chef du Gouvernement d’être à l’écoute des populations… »

La journée du dimanche 22 septembre 2019, a été marquée par la commémoration de l’indépendance du Mali. Comme de coutume le président de la République, son Excellence Ibrahim Boubacar Keïta a adressé un message à la nation dans lequel il s’est montré plus que jamais attentif et rassembleur.

A l’entame de son discours, IBK est revenu sur les efforts et sacrifices fournis par ces hommes et femmes qui d’une manière ou d’une autre ont contribué à l’indépendance du Mali le 22 septembre 1960, c’est en ce sens qu’il a rendu un hommage solennel au père de l’indépendance du Mali, le président Modibo Keïta et tous ses compagnons de lutte : « Il sied alors qu’en ce jour où nous célébrons notre indépendance nous commencions par rendre hommage à ces valeureux acteurs de notre histoire contemporaine, à ces héroïques pionniers de notre indépendance, avec à leur tête le Président Modibo Kéita et tous ses compagnons », a-t-il déclaré.

Conscient de toutes les situations que traverse son pays, IBK a saisi l’occasion pour rappeler aux Maliens la symbolique de cette date ; il a mis en garde contre l’esprit de division qui commence à gagner les cœurs des uns et des autres. Pour ce faire, il a invité les Maliens à l’unité et à une mutualisation d’efforts afin de relever le ‘‘Grand Mali ’’ et lui rendre sa dignité : « le 22 Septembre doit être le jour privilégié́ pour célébrer l’union des cœurs à laquelle nous invitent toutes les traditions spirituelles présentes dans notre pays ; un rendez- vous de choix pour magnifier la solidarité́, la fraternité́, l’empathie, l’élan vers l’Autre, le dépassement de soi par le culte de l’effort », a-t-il laissé entendre

La colère d’IBK suite à l’assassinat du commissaire de Niono

Après les épisodes de revendications des enseignants, des agents de santé réclamant leur dû et des usages des routes exigeant la réhabilitation des voies abîmées s’en sont suivis les émeutes de Niono qui ont conduit à l’assassinat de Issiaka Tounkara commissaire de cette ville un fait qui a sans doute défrayé la chronique ces derniers jours.

Le président de la République son Excellence Ibrahim Boubacar Keïta, dans son discours s’est incliné devant la mémoire de ce commissaire : « C’est le lieu, pour moi, de rendre hommage à ce jeune et dynamique patriote commissaire, qui vient de perdre la vie à Niono, dans l’exercice de ses fonctions, au service de la patrie et de la sauvegarde de la paix civile et de la protection de nos concitoyens. Gloire à lui » a-t-il déclaré

S’adressant enfin, aux partisans de la violence , aux assassins de ce jeune commissaire ainsi qu’à la population qui réclame la réhabilitation des routes en se servant de la violence , IBK a haussé la voix en condamnant avec fermeté ces actes d’incivismes et a exhorté les Maliens à renoncer à toute forme de violence : « Certes, la demande de bonnes routes est légitime tout comme l’est le souci d’une meilleure gouvernance de nos ressources afin que chaque centime aille au précieux chantier du développement national. Pour autant, le recours à la violence comme moyen de revendication de droits, que l’Etat est le premier à reconnaitre, ne saurait prospérer sans mettre en péril le contrat social. Car, en effet, si la République confère des droits, elle impose également des devoirs dont le premier est la renonciation à la violence comme moyen d’expression. » a-t-il rappelé

« Par conséquent, la violence qui tend à devenir un moyen de revendiquer, ne peut être tolérée » a-t-il ajouté.

IBK promet d’être à l’écoute des populations

« Etre à l’écoute, je suis attentif aux impatiences … » telles sont les phrases qui auraient retenu notre attention. Le président IBK qui a tenu un discours rassembleur mais aussi teinté de colère à la suite des violences perpétrées à Niono, lesquelles d’ailleurs ont causé la mort d’un commissaire , le chef de l’Etat qui s’est dit attentif aux impatiences des filles et fils du Mali, a promis d’être à l’écoute de la population : « j’ai instruit le Premier ministre, chef du Gouvernement d’être à l’écoute des populations en effectuant des missions sur le terrain qui traduisent notre volonté́ décuplée d’être plus que jamais attentifs aux préoccupations des populations », a-t-il expliqué.

Le bilan d’un quinquennat

Pour rappel, depuis 2012 le Mali est resté dans une impasse. Le président IBK qui avait pris le pouvoir en 2013 et qui se trouve aujourd’hui à son deuxième mandat peine encore à remettre les choses dans l’ordre, le tableau est toujours sombre ; l’insécurité bat son plein, la malnutrition continue de frapper les populations du nord et du centre, les violences persistent notamment avec les conflits intercommunautaires, , les attaques contre les FAMA et l’assassinat du commissaire de Nioro il y a quelques jours.

Les grognes sociales, les grèves et les manifestations se multiplient c’est le cas pour la marche du 05 avril dernier organisée Mahamoud Dicko et le chérif de Nioro qui demandaient le départ de l’ancien premier ministre Soumeylou Boubeye Maïga de la primature ainsi que les usagers des routes exigeaient la réhabilitation des voies des routes nationales 1 et 4 ( RN1 et RN3 ) et bien d’autres manifestations liées à la réhabilitation des routes.

La corruption quant à elle, s’est intensifiée dans presque tous les secteurs publics, les détournements des fonds l’affaire des hélicoptères, l’affaire Bakary Togola…

Dès son arrivée à la primature le nouveau premier ministre, le Dr Boubou Cissé très déterminé avait réussi à sauver l’année scolaire 2019, néanmoins les clauses de l’accord avec les enseignants n’ont pas été respectées par le gouvernement idem pour les agents de santé qui continuent de revendiquer leur dû ; de quoi aboutir à des nouvelles grèves, si le gouvernement n’agit pas vite.

A la suite de ce bilan mitigé il y a lieu de reprendre l’édito du journal Les Echos-Mali, n° 5273 du 24 septembre 2019 sur le 59e anniversaire de l’indépendance du Mali : « la fête dans un Mali malade » nous espérons tout au moins que la guérison viendra.

Darcia
Bamako, le 25 Septembre 2019
©AFRIBONE

 

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