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  Dossier
Incarcération du président de l’APCAM : Diversion d’une justice sélective

Qui aurait cru que sous la présidence d’IBK, l’un de ses grands défenseurs et artisan de sa réélection, Bakary Togola, irait en prison pour détournement et malversation ? Personne ! D’autant plus que la corruption et la gabegie sont devenues le sport favori du régime. L’arrestation de ce membre influent du parti présidentiel (RPM) à Bougouni est une autre diversion ou un réveil d’une justice dormante. De l’avis de plusieurs observateurs, cette arrestation n’est qu’une autre diversion du régime IBK qui s’est fait tout simplement la tête d’un homme illettré, très naïf.

Comme le disait Roosevelt, le 32ème président américain, “en politique, rien n’arrive par accident. Si quelque chose se produit, vous pouvez parier que cela a été planifié de cette façon.”

Lorsque le très influent chérif de Nioro, Bouyé Haïdara, par l’intermédiaire de l’imam Dicko, a dénoncé la mauvaise gouvernance du mandat du président Ibrahim Boubacar Keïta à la faveur du meeting de lancement de la CMAS, il fallait s’attendre à une réaction de la part de celui-ci. Connaissant bien la mentalité des Maliens, au lieu de s’en prendre à un grand commerçant, à un député milliardaire ou un fonctionnaire milliardaire, c’est le paysan Bakary Togola qui a été sacrifié pour protéger le “clan mafieux”.

Croyez-moi, chers amis, la justice ne fera pas son travail dans cette affaire car, le premier magistrat de ce pays, c’est le président de la République. Autrement dit, le pouvoir judiciaire est sous le contrôle de l’Exécutif. IBK veut juste nous divertir encore pour sauver sa tête et sauver la tête de ses “proches”. Une justice sélective ne fera qu’aggraver la situation dans ce pays.

Certes Bakary Togola doit répondre de ses actes devant la justice, mais nous voulons que les magistrats du pôle économique nous disent également

1- comment ont été utilisés les 1230 milliards de la loi de programmation militaire.

2- comment les compagnies minières qui opèrent au Mali sont gérées (impôts, taxes,…) par l’État malien.

3- comment les cotisations des travailleurs au niveau de l’INPS et de la CANAM sont gérées.

4- comment l’argent des péages et autres taxes sur les infrastructures routières est utilisé.

5- comment les bâtiments publics et les entreprises publiques ont été bradés.

La liste n’est pas exhaustive.

Tientigui
Le Démocrate du 18 Septembre 2019

 

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