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Interview avec l’écrivain de « Ma génération » : Un livre pour revigorer la jeunesse

Sinaly Sogoba fait partie de ce qui représente aujourd’hui « la génération consciente ». Jeune, engagé et passionné, M.Sogoba a un sens aigu de l’africanité et de l’afro-optimisme. Titulaire d’un Master 2 en Communications des entreprises et des organisations, d’une Maitrise en Droit public interne et actuellement cadre commercial au sein d’une société ; il met au profit de la jeunesse, perdue dans le tourbillon du désespoir, un livre intitulé « Ma génération ». Dans lequel se mêle optimisme et détermination pour revigorer cette dernière, lui donner l’envie de cultiver l’excellence. Selon lui : « l’opportunité se crée, la chance se crée, il faut juste la bonne attitude c’est-à-dire penser positivement, croire en soi et poser des actes pouvant cheminer à l’objectif fixé ».

Des jeunes déterminés comme lui, c’est une manne rare, donc précieuse pour la patrie. Conscient de la sensibilité intellectuelle et du pessimisme mortifère de certains de ses confrères, M. Sogoba a décidé d’écrire ce livre dithyrambique vis-à-vis de la nouvelle Afrique ; celle de sa jeunesse avertie. Sinaly Sogoba, en ces mots : « Ecrire un livre était un rêve, je viens de le réaliser et cela en posant des actions ! A la jeunesse, ne vous apitoyez pas sur votre sort, agissez et disons-nous que nous valons mieux que ça. Soyons des citoyens actifs et non-passifs. Soyons réactif et disons-nous que rien qu’en posant un simple acte positif nous pouvons impacter de nombreuses personnes. Alors chaque jeune demeure responsable de son présent et de son avenir, du coup de toute l’Afrique ! »

Interview avec l’écrivain.

Pourquoi avoir fait le choix d’écrire ce livre ?

Vous savez, rien ne peut égaler un rêve si la personne y met du sien. Aucune situation ne doit nous détourner de nos objectifs. Quand j’étais étudiant, j’ai compris très tôt que pour pouvoir changer quoi que ce soit dans ma vie, il fallait que je sois le premier acteur à poser des actes ; il fallait que je pense positivement. Alors, je me suis dit qu’il fallait que je crée ma chance en déposant des dossiers pour des stages ou pour le travail. Quand je m’asseyais dans les « grins » ou que j’analysais la situation des jeunes, je me suis dit qu’il faut que ça change. Dès ma première année à l’université, j’ai compris qu’il y’avait beaucoup à faire pour cette Afrique, pour cette jeunesse africaine blâmée par les anciens par le seul fait qu’il rêve d’être telle ou telle personne dans la vie future, .

De quoi est-il réellement question ?

Dans ce livre, il est question d’amener cette jeunesse à avoir confiance en elle, à rêver, à se dire que ; peu importe la situation, peu importe l’obstacle la réussite est en elle. Nous ne devrions pas être ce que l’autre pense de nous, nous devrions être ce que DIEU nous a donné comme potentialité, nous-mêmes. Bref, être authentique. Vous savez ! La plupart des leaders africains qui étaient censés être des exemples pour cette jeunesse ne l’ont pas été. Au lieu d’être des donneurs d’espoir, ils sont devenus des donneurs de leçon. Au lieu d’être ceux qui encouragent, ils sont ceux qui découragent. Vous savez, beaucoup de jeunes ont perdu l’amour de leurs pays à cause de ces agissements. Pour exemple, le cas de la diaspora. Indépendamment des idéaux négatifs proférés par certains parents vis-à-vis de leurs enfants ou de certains leaders vis-à-vis de la jeunesse, j’invite les jeunes à ne plus s’apitoyer sur leurs sorts et à poser des actions jour après jour pour atteindre leurs objectifs. Qui n’ose échouer, ne pourra réussir. Qui n’ose pas se donner une chance, ne veut pas sa réussite. Cette jeunesse est enfermée, alors qu’elle est la génération ’Y’, celle qui innove, celle qui est ambitieuse et rêve. Enfin, je sensibilise la jeunesse africaine à se donner la main afin que l’Afrique soit ce qu’elle doit être. J’invite la jeunesse à ne plus s’apitoyer sur leur sort soi-disant que c’est la politique. Cette politique est faite pour ta nation. Posons des actions, ne restons pas passif. Un jeune qui ose peut-être, être un exemple pour plusieurs. J’invite également les leaders à être des référents pour cette jeunesse et non ceux qui dégagent de l’énergie négative à leur encontre.

Qu’entendez-vous par " faire face à cette réalité africaine " ? Pour vous, c’est quoi notre " réalité africaine " ?

Pour moi, Faire face à cette réalité signifie la discrimination que cette jeunesse fait face, le manque de mérite, le handicap du statut social, les propos négatifs à son encontre, la situation du pays et du continent. Notre réalité africaine, est le fait que l’enfant ou le jeune n’est pas encouragé à réaliser ses rêves. C’est aussi le fait les citoyens sont plus passifs qu’actifs. Notre réalité africaine, c’est le fait que beaucoup de jeune baisse les bras en se disant : Sans relation, pas de boulot. Sans relation, pas de stage. Or, ils ne se sont pas posés la question, à savoir : Est –ce le cas de tous ceux qui travaillent ? Est-ce le cas de tous ceux qui sont en stage ? Si tel n’est pas le cas, ne pourrais-tu pas être cette exception ?

Quelles sont les obstacles que vous décrivez dans votre livre, qui entravent la réussite de la jeunesse malienne. Et comment les contourner efficacement ?

Parmi les nombreux obstacles, nous pouvons citer :

· Le manque de confiance en soi des jeunes

· Le manque de repère

· Dénigrement de certains leaders vis-à-vis de la jeunesse

· Manque d’union entre frères africains

· Le manque de méritocratie

Avez-vous vous même été confronté à ces obstacles ? Expliquez-nous une anecdote.

Vous savez, il est difficile de vivre en Afrique sans être confronté à un de ces obstacles cités ci-dessus. Le mien a été le fait qu’un jour j’’étais à la recherche d’emploi et que je me suis dirigé vers une société de recrutement, bien connue au Mali. Au même moment que j’étais venu déposer mes dossiers, une dame était aussi venue faire pareil mais accompagnée. Elle est rentrée avec un monsieur qui l’accompagnait et ce dernier demanda à celui qui était en charge des recrutements de trouver un emploi pour sa nièce pendant que j’étais assis entrain de remplir le formulaire de dépôt des dossiers dans ladite société. Ce jour-là, je me suis demandé si telle est la réalité, comment nous autres trouveront un boulot. Finalement, je me suis réconforté avec l’idée qu’il fallait qu’on cherche la compétence et qu’à travers cela, tôt ou tard, on me fera appel.

Avez-vous personnellement des ambitions politiques ? Si oui quel serait votre modèle idéal politico-économique ?

Pour l’instant, je ne songe pas à cela. Mon exemple de président Thomas Sankara, Paul Kagamé.

Pourquoi acheter et lire ce livre ? Quelle est la valeur ajoutée ?

Ce livre est un symbole pour dire que nos rêves peuvent devenir réalité. Donc, acheter le livre « Ma génération » n’est que symbole de la croyance d’un avenir radieux, positif. Ce livre est unificateur et nous fait voir certaines réalités qu’on refuse de voir. Ce livre donne de l’espoir aux désespérés, sensibilise la jeunesse à devenir acteur et non spectateur de leurs destins. Ce livre fait véhiculer un message fort à l’endroit des leaders politiques et à la jeunesse. Enfin, c’est un livre donc source de connaissance.

Je vous remercie.

Livre disponible aux éditions « PROSTYLE EDITIONS »

Contacts

Tel : 73465606

Email : sogobasinaly@gmail.com

Aïssata Keïta

Bamako, le 06 Février 2019

©AFRIBONE

 

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