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Kémi Sebasur la crise malienne : « IBK est, de nos jours, contraint de plier »

Kémi Seba, de son vrai nom Stellio Gilles Robert Capo Chichi est connu pour son combat panafricaniste. Le chroniqueur politique s’est, dans une vidéo, penché sur la crise malienne. En l’occurrence, si ATT a été incapable de gérer cette crise, IBK a enfoncé, selon lui, les choses.

Dans une vidéo postée sur sa page Facebook, le panafricaniste Kémi Seba partage sa vision des choses sur la présente crise que traverse le Mali. Le chroniqueur politique décrypte la genèse de la crise sociopolitiqueet développe comment Ibrahim Boubacar Keita, président de la République, a, selon lui, enfoncé le pays. D’après lui, cette crise est beaucoup plus complexe. À l’en croire, dire qu’elle est simple, consiste à mentir aux gens.

La genèse de la crise s’explique, selon lui, par l’arrivée au nord du Mali des différents groupes qui composent le MNLA. Lesquels groupes ont bénéficié de l’aide et des équipements de certains pays occidentaux qui ont contribué à la chute du guide libyen (Mouammar Kadhafi). Kadhafi avait, dit-il, cette capacité de réguler la région, les flux des populations, voire les tensions parce qu’il savait parler aux différentes composantes de la population. Mais dès lors qu’il a été « lâchement » assassiné par l’oligarchie occidentale, déplore Kémi Seba, cela a entrainé des vagues de migration dont celles des mouvements Aqmi au Maghreb islamique et la plupart des milices Touaregs pros Kadhafi qui ont élu domicile dans le nord du Mali pour y trouver refuge. C’est à partir de là que le MNLA a constitué des milices pros Kadhafi et d’autres groupuscules ont pris des armes pour réclamer l’indépendance du pan septentrional, a-t-il soutenu.

D’où le début de cette crise en 2012.Puis de clarifier : « L’armée malienne est mise en déroute par le MNLA parce qu’elle n’a pas été suffisamment soutenue par le pouvoir central malien. Elle n’est pas stratégiquement soutenue, ni économiquement et même militairement par le pouvoir malien ».

Sur la crise du pays, l’analyse du chroniqueur reste toute simple : « C’est l’irresponsabilité chronique et la lâcheté chronique du gouvernement d’IBK qui ont entrainé cette situation dans laquelle le pays se trouve aujourd’hui ».Puis d’aller plus loin : « Si l’ex-président Amadou Toumani Touré a été incapable de gérer la crise, IBK a enfoncé les choses. C’est dans la genèse de son parcours, IBK est un enfant, un produit de l’oligarchie occidentale qui croit en tout ce que la France fait dans le pays ».

Avec l’arrivée d’IBK au pouvoir, dit-il, on se dit qu’après le cauchemar d’ATT, il n’y aura plus de cauchemar. Mais il y a eu plus de cauchemars avec le gouvernement d’IBK : corruption, délitement de l’État, le népotisme. « IBK ferme les yeux sur la montée des revendications des groupes sécessionnistes », professe l’activiste, exprimant « la lâcheté endémique » du gouvernement IBK face à des milices qui gagnent au fil du temps le terrain par la destruction des lieux sacrés du pays (muselés) ».

La sécurisation du Mali par l’armée française(Barkhane) est une pure plaisanterie pour le panafricaniste qui reste sûr que la France ne va jamais faire cela à la place des Maliens. Kémi Seba ovationne le récent regroupement des leaders politiques et autres leaders contre le régime d’IBK.Ces contestations que mène le M5-RFP sont, de son avis, identique à une résistance du peuple. Même s’il reconnait que l’imam Dicko est encore capable de mobiliser plus de gens, le panafricaniste reste persuadé que Mahmoud peut être ouvert au dialogue pour une sortie de crise. Il a par ailleurs estiméque le président IBK est, de nos jours contraint de plier. Ce, ajoute-t-il, par le fait qu’il (IBK) n’est plus légitime.

Mamadou Diarra
Le Pays du 22 Juillet 2020

 

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